(CercleFinance.com) - Après son rebond de 0,74% enregistré la veille suite à la réunion de la Fed, la monnaie unique européenne restait stable (+ 0,13%) face au billet vert contre lequel elle s'échange 1,3794 dollar l'euro aux environs de midi.
Signalons qu'un record de 1,3819 a été atteint en cours de matinée mais n'a pour l'instant pas pu être tenu durablement. Fin février, l'euro était tombé aux environs de 1,34 dollar, alors que la crise grecque battait son plein. Depuis lors, il a amorcé un mouvement de reprise. Sa moyenne mobile à 50 jours se situe cependant à 1,3869.
L'équipe Changes de Pictet & Cie indiquait ce matin que si les actualités relatives à la Grèce occupent toujours le devant de la scène, elles sont moins négatives que tel n'était le cas auparavant.
Du côté américain, 'la réunion du comité de politique monétaire de la Réserve fédérale (FOMC), très attendue par l'ensemble des intervenants du marché, n'a pas débouché sur d'importants changements quant à la politique monétaire. Cette dernière aimerait bien pouvoir sortir de la situation actuelle au niveau des taux [en les remontant depuis leur fourchette actuelle de 0-0,25%, NDLR], mais les signaux donnés par le marché immobilier ne sont guère rassurants'. En effet, on a appris hier que sur le marché de l'immobilier, les permis de construire de février ont reculé de 1,6% à 612.000 et des mises en chantier en baisse de 0,3% à 573.000 unités.
Selon leurs confrères de la banque privée danoise Jyske Bank, la Fed n'a rien annoncé d'important hier soir en maintenant ses taux et en indiquant de nouveau, selon la formule consacrée, que les taux directeurs resteraient extraordinairement bas pendant une période prolongée. Seul un des membres du FOMC, M. Hoenig, est toujours opposé à ce maintien. Le communiqué laisse toujours supposer que les programmes de rachat de titres prendront fin en mars. 'Si les taux d'intérêt hypothécaires s'envolent après cette date, rien n'empêchera la Fed de relancer ces programmes d'acquisition', indique Jyske.
Peu de changements à la surface, analyse Jyske, qui précise cependant que 'la Fed a l'air un peu plus optimiste concernant les prévisions de croissance'. Le recul enregistré par le dollar suite à cette annonce résulte vraisemblablement de la dissipation des craintes des opérateurs à propos d'un éventuel durcissement de la position de la banque centrale US.
Selon l'Office national des statistiques britannique, le taux de chômage du Royaume-Uni est resté stable en janvier à 7,80%, alors qu'il était attendu vers 7,90%.
Cet après-midi sur l'agenda statistique américain, on attend principalement l'évolution des prix à la production de février (sur un an, prévision : +4,90% ; précédent : + 4,60%). Par rapport au mois précédent, la prévision moyenne est de - 0,20%, après + 1,40% en janvier.
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