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Valbiotis : "Nous allons nous attaquer au marché du prédiabète"

Sébastien Peltier - VALBIOTISSébastien Peltier - VALBIOTIS

(Tradingsat.com) - Valbiotis arrive sur le marché parisien avec l’ambition de prévenir le diabète, la NASH (stéatohépatite non-alcoolique ou maladie du soda) ou encore l’obésité. La période de souscription à l’introduction sur le marché Alternext a débuté lundi 16 mai et s’achèvera jeudi 1er juin. Sébastien Peltier, président du directoire de Valbiotis, nous détaille les enjeux.

Tradingsat.com : Vous développez des "compléments santé", et des "produits de nutrition médicale", quelle différence ?

Sébastien Peltier : Les premiers sont destinés à la prévention, à réduire les facteurs de risque conduisant aux maladies cardio-métaboliques comme le diabète de type 2 par exemple. On va donc s’attaquer au "prédiabète", qui concerne les personnes présentant déjà les premiers signes vers la maladie. Même chose pour l’hypercholestérolémie, nous allons nous intéresser aux personnes qui présentent une augmentation légère à modérée du mauvais cholestérol. Ensuite, nous développons des produits d’accompagnement nutritionnels où là effectivement, nous nous adressons à des patients déjà atteints de maladies cardio-métaboliques. Celles-ci peuvent nécessiter des besoins nutritionnels spécifiques apportés par des produits de nutrition médicale majoritairement obtenus sur prescription.

Tradingsat.com : Votre produit le plus avancé est un complément santé pour le marché du prédiabète

Sébastien Peltier : Oui, tout à fait, le premier produit, Valedia est destiné aux prédiabétiques. Pour comprendre ce qu’est le prédiabète, il faut savoir par exemple que le diabète de type de 2 se définit notamment par un taux de sucre dans le sang supérieur ou égal à 1,26 gramme/litre. Une personne dont le taux de sucre dans le sang est compris entre 1 et 25 gramme/litre est prédiabétique, avec la bonne nouvelle que cet état est réversible, c’est-à-dire que le taux de sucre dans le sang du prédiabétique peut redescendre sous 1 gramme/litre, sans basculer dans le diabète de type 2 qui est en revanche irréversible.

Tradingsat.com : N'avez-vous pas de concurrent(s) sur ce marché du prédiabète ?

Sébastien Peltier : L’industrie pharmaceutique s’y est déjà intéressée en essayant de demander des autorisations de mise sur le marché pour des médicaments existants visant l’indication de prédiabète. Les refus ont été systématiques. Les autorités de santé, qu’elles soient européennes ou américaines, ne souhaitent en effet pas rembourser à grande ampleur un médicament destiné à la prévention. Elles considèrent que c’est n’est pas leur rôle. D’où notre démarche via une autre voie réglementaire, qui est celle de l’ "allégation santé" délivrée à des "compléments santé".

Tradingsat.com : Qu’est-ce que l’allégation santé ?

Sébastien Peltier : Une "allégation santé" est accordée en Europe par l’EFSA [autorité européenne de sécurité de aliments, ndlr]. Elle met en avant un lien entre un nutriment ou un aliment et l’état de santé. Elle ne comporte pas de mention thérapeutique indiquant que tel nutriment prévient une pathologie ou la guérit, mais elle peut revendiquer la diminution d’un facteur de risque de maladie. A ce jour, seuls deux produits ont obtenu une allégation santé dans le domaine des maladies cardiométabliques, il s’agit du Danacol de Danone, et du Limicol, qui visent la diminution du cholestérol. Si tout se passe comme prévu, Valedia serait le premier produit bénéficiant d’une allégation santé dans le domaine du prédiabète.

Tradingsat.com : Dans quelle mesure l’allégation santé est un atout ?

Sébastien Peltier : Elle est valable pour l’ensemble des états membres et permet de communiquer sur le bénéfice santé du produit. C’est un élément clé de la communication commerciale. En validant la sécurité et l’efficacité du produit, avec possibilité de communiquer sur les résultats d’études cliniques, l’allégation est un argument important pour les professionnels de santé. C’est donc aussi évidemment un atout en vue de la signature d’un accord de licence avec un acteur majeur de l’industrie pharmaceutique.

Tradingsat.com : Vous envisagez aussi de signer avec des groupes agroalimentaires. Quel type de partenaire est préférable ?

Sébastien Peltier : Ce sera soit l’un soit l’autre. Le choix sera déterminé par les conditions financières du deal et la façon dont le partenaire perçoit la commercialisation du produit. Nous aurons besoin d’être convaincus que la stratégie commerciale qui sera mise en place est bien la meilleure pour le produit.

Tradingsat.com : A quoi devrait ressembler la structure financière de ce futur accord ?

Sébastien Peltier : Il devrait s’agir d’un accord assez classique avec un paiement initial (upfront) et des paiements d’étapes liés par exemple à l’obtention de l’allégation santé, et à la première commercialisation du produit, plus des royalties qui seraient potentiellement à deux chiffres. Sachant que notre futur partenaire devrait être en mesure d’ "adresser" entre 5% et 15% des 129 millions de prédiabétiques recensés en Amérique du Nord et dans les 10 plus importants pays européens.

Tradingsat.com : Où en êtes-vous de votre programme de développement clinique, en particulier pour Valedia ?

Sébastien Peltier : Nous avons achevé l’essai clinique de phase I/II sur Valedia, ce qui a validé la sécurité du produit et fourni une première preuve significative de son efficacité chez les volontaires sains. Un deuxième essai clinique, de phase II, est en cours sur des sujets prédiabétique, et nous en sommes en train d’initier un nouvel essai à l’international, en Europe, aux Etats-Unis et au Canada afin de répondre aux différentes contraintes réglementaires. Nous attendons les résultats fin 2018 ou premier semestre 2019, ce qui enclenchera le dépôt du dossier d’allégation santé.

Tradingsat.com : Quid des autres produits de votre portefeuille ?

Sébastien Peltier : Valedia est notre priorité mais notre "pipeline" comprend également VAL-63 NAFLD, qui est un "complément santé" destiné à réduire un facteur de risque de développer la NASH, la "maladie du soda", ainsi que VAL-630, un produit de nutrition médicale destiné à l’accompagnement nutritionnel des patients atteints d’une NASH. Ces deux produits pourront passer directement en phase II dans la mesure où leur principe actif est le même que celui de Valedia. Il y a aussi Lipidrive, à destination du surpoids et de l’obésité, pour lequel une étude de clinique de phase I/II est en cours, ainsi que VAL-070 contre le cholestérol.

Tradingsat.com : Quelle visibilité financière vous confère la levée de fonds de l’introduction en Bourse ?

Sébastien Peltier : Nous devrions lever 10 millions d’euros en milieu de fourchette, ce qui permettra de financer l’ensemble du plan clinique de Valedia et d’aller jusqu’au dépôt du dossier d’allégation santé. Si tout se passe bien, l’accord de licence pour Valedia devrait être signé à ce moment-là.

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