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STMICROELECTRONICS

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Stmicroelectronics : STMicro subit des vents contraires, mais les analystes se veulent confiants pour l'avenir

mardi 2 mars 2021 à 13h20
STMicro est affecté par la pénurie de puces

(BFM Bourse) - Affecté par la pénurie de composants électroniques (qui va jusqu'à obliger de nombreux constructeurs automobiles à stopper leur production) et par le récent recul du compartiment technologique sous l'effet de craintes inflationnistes, STMicro reste sur 9 baisses au cours des 10 dernières séances.

Entre son sommet historique touché en séance le 15 février dernier et la clôture de ce lundi, le titre STMicro a reflué de 13,4%. S'il a déjà connu des corrections plus prononcées dans sa récente histoire boursière, y compris une chute de 53% entre mi-février et mi-mars 2020, il faut remonter (très) loin pour trouver trace d'une telle séquence baissière: à savoir neuf replis au cours des dix dernières séances.

Le fabricant franco-italien de semi-conducteurs pâtit notamment de la pénurie mondiale de puces électroniques en raison de "tendances lourdes de consommation de composants, des effets anticipateurs liés au travail à la maison et des arrêts brutaux de l'industrie automobile" détaillait le PDG de STMicro Jean-Marc Chéry, invité de Good Morning BFM Business fin janvier dernier. "Il y a un déficit entre les capacités de fabrication et la demande (à) court-terme de toutes ces industries" constatait-il encore.

Le compartiment technologique de la cote tricolore a également souffert au cours des deux dernières semaines du recul de son homologue new-yorkais pénalisé par la remontée des taux d'emprunts d'Etats, celle-ci affectant en premier lieu ce secteur dont les perspectives de croissance repose en grande partie sur la capacité à investir.

Afin de répondre à l'accélération continue de la demande, STMicroelectronics a d'ailleurs revu à la hausse ses dépenses d'investissement pour l'exercice en cours, de 1,5 à 1,7 milliard initialement prévus à une fourchette de 1,8 à 2 milliards d'euros, contre 1,32 milliard en 2020. Une annonce intervenue dans le cadre de la publication de résultats annuels très solides du groupe, parvenu à faire croître ses revenus (+6,9% à 10,2 milliards de dollars) et son bénéfice net (+7,1% à 1,1 milliard de dollars, dont 582 millions sur le seul dernier trimestre).

Au lendemain de cette publication "qui a remis les pendules à l'heure" selon l'analyste d'Oddo BHF, le cours de l'action STMicro avait été soutenue par plusieurs relèvements de recommandation. Celles-ci l'avaient d'ailleurs porté à son plus haut historique touché deux semaines plus tard.

"STMicro demeure bien placé pour une croissance démesurée, avec de la marge pour atteindre 13,6 milliards de dollars de revenus et une marge opérationnelle de 17% (bien au-dessus de ses récents objectifs de 12 milliards et 15-17%) en 2023", jugeait ainsi l'analyste de Crédit Suisse, qui maintenait sa recommandation à surperformance. L'analyste d'Oddo en faisait de même et portait sa cible de 39 à 45 euros sur le titre, soulignant "les opportunités de croissance sur 2021 et au-delà" ainsi que "la capacité du groupe à améliorer ses marges tout en investissant en R&D et en capacités de production ciblées".

Celles-ci ont été suivies d'un micro-évènement: le relèvement du conseil de l'analyste de Berenberg, qui était à la vente sur le titre depuis 2016. Tammy Qiu a porté sa recommandation à "neutre" et presque quadruplé son objectif de cours, de 10 à 39 euros, dans une note où elle estimait que "la pénurie de puces automobiles entraîne une perspective de hausse (du titre) à court terme". "Nous prévoyons que la pénurie actuelle de puces automobiles (mais également de puces de microcontrôleurs (MCU), de puces de gestion de l'énergie, de MOSFET, de pilotes LCD, etc.), qui a commencé fin 2020, durera jusqu'au troisième ou quatrième trimestre 2021, l'allocation des fonderies restant l'indicateur clé de cette tendance" explique-t-elle.

"Afin de remédier à ce problème, les fabricants de semi-puces tels qu'Infineon et STMicro augmentent leurs investissements, tandis que les fonderies (TSMC) et les fabricants de puces donnent la priorité aux commandes de puces pour l'industrie automobile" ajoute l'analyste, qui pense que "la pénurie d'approvisionnement pourrait durer jusqu'au troisième ou quatrième trimestre 2021, afin de donner aux fabricants de puces le temps de reconstituer leurs stocks". S'il n'y a pas de précédent récent pour une telle interruption dans l'approvisionnement de matériaux semi-conducteurs, Tammy Qiu rappelle que celle provoquée par le tsunami au Japon en 2011 avait mis six mois à être résolue.

Si le titre peine toujours à rebondir ce mardi (+0,3% à 31,5 euros vers 13h20) malgré la confirmation de la recommandation à achat d'Oddo BHF la veille, le broker considérant qu'"il est trop tôt pour être plus prudent sur le secteur au regard de l'arrivée du point d'inflexion en juin-juillet", il reste malgré tout en hausse de 4,5% depuis le début de l'année.

Quentin Soubranne - ©2021 BFM Bourse
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