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SOCIETE GENERALE

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Societe generale : La communication de l'affaire socgen au coeur du rapport lagarde

jeudi 31 janvier 2008 à 18h04
BFM Bourse

par Raoul Sachs

PARIS (Reuters) - La ministre de l'Economie et des Finances, Christine Lagarde, va remettre lundi au Premier ministre, François Fillon, un rapport sur la manière parfois critiquée dont l'affaire de la Société générale a été portée à la connaissance du gouvernement puis du public.

Ce rapport, qui est préparé par la Commission bancaire, organisme de tutelle des banques présidé par le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, sur la base des premiers éléments de son enquête et; pour ce qui la concerne, par l'Autorité des marchés financiers (AMF), sera remis à Christine Lagarde vendredi.

François Fillon s'était plaint de n'avoir été informé de l'affaire que le mercredi 23 janvier, soit la veille du jour où la Société générale a révélé au public qu'elle avait débouclé des positions, selon elle frauduleuses, prises par un de ses traders sur des contrats à termes. Un débouclage, commencé le lundi 21 janvier et terminé le 23 janvier, s'est soldé par une perte colossale de 4,9 milliards d'euros.

"J'ai été prévenu, comme l'ensemble des autorités de l'Etat, mercredi" (23 janvier) (...) Peut-être le gouvernement aurait pu être prévenu plus tôt", avait dit le Premier ministre le 25 janvier en soulignant l'ampleur de l'affaire. Il avait alors demandé à Christine Lagarde un rapport sous huit jours.

Un communiqué publié mardi par Bercy indiquait que le rapport précisera "le déroulement exact des faits, y compris après leur découverte par la direction de la banque et avant la diffusion de l'information au public, ainsi qu'une première appréciation sur la manière dont les contrôles internes de la Banque ont fonctionné".

"Le rapport comprendra également des préconisations sur le renforcement des contrôles internes et externes de ce type d'opérations", a ajouté le ministère de l'Economie.

La Société générale a indiqué qu'elle avait débusqué des anomalies dans les transactions réalisées par son trader, Jérôme Kerviel, le vendredi 18 janvier et avoir identifié l'intégralité de ses positions durant le week-end qui a suivi. L'exposition notionnelle du trader atteignait environ 50 milliards d'euros, soit un environ un tiers de plus que la capitalisation boursière de la banque.

La Société générale décide alors de commencer le débouclage de la position le lundi 21 février et obtient l'accord de Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France, et de Michel Prada, président de l'Autorité des marchés financiers (AMF).

LE SECRET

Les deux responsables des autorités de contrôle et de régulation ont accepté que le secret absolu entoure cette opération jusqu'à son terme, c'est-à-dire le mercredi 23 janvier au matin.

Le lendemain, la Société générale annonce la perte sur cette position : 4,9 milliards d'euros.

Aux membres de la Commission des Finances du Sénat, qui déploraient mercredi ce secret de trois jours autour d'une société cotée en Bourse, Christian Noyer et Michel Prada ont justifié leur décision en invoquant les conséquences désastreuses qu'aurait pu avoir cette information sur la place financière de Paris et le système bancaire français.

"J'avais en face de moi une information dont la révélation abrupte aurait pu non seulement affoler les actionnaires et les participants en Bourse mais je dirais encore et avant tout créer une panique chez tous les clients et les déposants. Elle aurait pu créer des incertitudes telles sur toutes les contreparties qu'elles auraient été amenées à réduire leurs opérations (avec la Société générale) ce qui est très exactement le risque de démarrage d'une crise systémique", a dit Christian Noyer.

"Le secret a permis de protéger les actionnaires de la Société générale", a dit Michel Prada. "Il aurait été dangereux de faire une annonce sur la fraude sans avoir apporté les réponses appropriées", a-t-il ajouté en affirmant qu'ainsi un "séisme important" avait été évité.

Michel Prada a précisé que le règlement de l'AMF l'autorisait dans des circonstances exceptionnelles à cacher des informations au marché.

La Société générale a assorti l'annonce de la perte de 4,9 milliards, de l'annonce simultanée d'une augmentation de capital de 5,5 milliards visant à reconstituer ses fonds propres et à maintenir un ratio de solvabilité de haut niveau.

Michel Prada a expliqué que le débouclage d'une position d'une telle ampleur n'avait "pas remis en cause le déroulement normal des marchés".

Christian Noyer a indiqué que les contrôles internes de la Société générale n'avaient "pas fonctionné comme ils auraient dû". Il a déploré qu'un trader ait pu dépasser les limites qui lui étaient fixées et échapper à la vigilance des contrôleurs et promis "une révision générale de l'ensemble du secteur bancaire pour m'assurer que ces systèmes de contrôle du respect du mandat et des limites sont en place partout et (...) efficaces partout."

Raoul Sachs

Copyright (C) 2007-2008 Reuters

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