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Renault : Au plus bas depuis 2013 lundi, l'action Renault tente de se stabiliser après les déclarations de Nissan

mardi 14 janvier 2020 à 10h45
Renault et Nissan réaffirment la solidité de leur alliance, le marché pas convaincu

(BFM Bourse) - De nouveau laminé en Bourse lundi après que le Financial Times a affirmé que les préparatifs en vue d'un éventuel divorce d'avec Renault s'accéléraient chez Nissan, le titre du constructeur tricolore rebondit modestement mardi matin après les déclarations des deux parties réaffirmant la solidité de leur alliance.

Après lui, le déluge. Lors des deux heures et demi de la conférence de presse qu'il a tenu mercredi dernier à Beyrouth, Carlos Ghosn a multiplié les "punchlines", s'en prenant tour à tour aux médias, au système judiciaire et aux dirigeants de Nissan. Le manitou déchu de l'alliance a entre autres affirmé que "la valorisation de Renault a baissé, depuis mon arrestation, de plus de 5 milliards d'euros, ce qui signifie 20 millions d'euros par jour".

Avec le nouveau recul enregistré lundi (-2,8%) en réaction aux informations du Financial Times selon qui les dirigeants de Nissan auraient accéléré des préparatifs secrets en vue d'un divorce, le titre Renault est tombé à un plus bas (40,66 euros) depuis mi-janvier 2013, il y a sept ans. Ce qui correspond à une valorisation boursière tout juste supérieure à 12 milliards d'euros, quand le constructeur valait encore près de 20 milliards d'euros (19,37 milliards d'euros) la veille de l'arrestation de Carlos Ghosn au Japon en novembre 2018. Depuis lors, le groupe a donc abandonné près de 40% de sa capitalisation (-38%), soit environ 7,4 milliards d'euros.

Pour mettre un terme à cette spirale baissière, Nissan et Jean-Dominique Senard n'ont pas tardé à réagir à l'article du journal britannique économique et financier, réaffirmant que l'alliance n'était pas menacée. "Cette alliance est solide et robuste. Elle est tout sauf morte!", a ainsi déclaré le président de Renault et de l'alliance depuis mars 2019, dans une interview publiée par le quotidien économique belge L'Echo. De son côté, Nissan a indiqué qu'il n'envisageait nullement de dissoudre l'alliance, alors que le FT évoquait une volonté, notamment côté nippon, de séparer totalement les activités d'ingénierie et de production.

"Ce qui est écrit là n’a aucun lien avec la réalité actuelle de l’alliance. Je m’interroge sur l’origine de ce type d’informations et ne suis pas certain de la bienveillance de l’origine de celles-ci" s'étonne Jean-Dominique Senard, qui ajoute qu'on verra "les premiers résultats de la nouvelle stratégie de l'alliance dès cette année" et que cela devrait renforcer "la crédibilité" de l'alliance.

"L'alliance est à l'origine de la compétitivité de Nissan" a également rappelé le groupe japonais, dans son communiqué publié mardi matin. "Avec l'alliance, pour générer une croissance de long terme et rentable, Nissan va chercher à continuer à obtenir des résultats gagnants-gagnants" pour les trois sociétés (avec Mitsubishi), a ajouté le groupe. Auparavant une source proche du groupe japonais interrogée par l'AFP avait elle aussi démenti les informations du Financial Times, estimant qu'elles émanaient probablement de "quelques âmes chagrines" au sein du groupe "prêtes à épancher leur frustration".

Le rétablissement de la confiance entre les deux groupes "prendra du temps", même si leurs dirigeants "sont convaincus que sans l'alliance les deux sociétés ne vont nulle part", avait ajouté cette source interne.

Les dernières spéculations sur l'avenir de l'alliance ont donc malmené les titres de Renault et Nissan (-2,97% lundi à la Bourse de Tokyo), et la confiance se révèle difficile à rétablir.

En réaction aux propos se voulant rassurants de Jean-Dominique Senard, l'action Renault a ainsi ouvert en hausse de 1,24% et rapidement accéléré jusqu'à 1,39% à 41,26 euros quelques minutes après l'ouverture. Mais ces gains initiaux ont été effacés tout aussi vite, le titre repassant en territoire négatif au terme de la première demi-heure d'échanges. Vers 10h50, le cours semble se stabiliser à proximité de l'équilibre, soit +0,14% à 40,71 euros. Sur trois mois, le titre abandonne encore près d'un quart de sa valeur.

Quentin Soubranne - ©2020 BFM Bourse
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