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Oncodesign : Largement auto-financée grâce à ses contrats, la biotech Oncodesign lance son premier projet interne

mercredi 18 décembre 2019 à 16h25
Oncodesign rebondit après la présentation de son projet ODS-101

(BFM Bourse) - Ayant bâti ses propres capacités de R&D grâce à des contrats de recherche confiés par différents groupes pharmaceutiques, sans solliciter ses actionnaires à de multiples reprises, Oncodesign entame le développement de son premier projet de médicament en propre, dans le domaine des maladies auto-immunes. Une étape saluée par le marché, alors que l'action est depuis des années délaissée des investisseurs.

ODS-101, telle est la désignation du premier candidat médicament dans le portefeuille de la biotech bourguignonne Oncodesign. L'annonce par la société, mardi soir, de la sélection d'un composé susceptible d'aboutir -certes dans de nombreuses années- à un véritable médicament entraînait un brusque regain d'intérêt pour son action, en hausse de 20,83% à 7,54 euros mercredi vers 15h30, contrastant avec le marasme boursier qui affecte la biotech depuis de nombreuses années. Le mois dernier par exemple, son cours évoluait nettement sous 6 euros, proche du plancher inscrit en 2014 quelques semaines après l'introduction en Bourse.

Fondée en janvier 1995 par son actuel PDG Philippe Genne, la firme établie à Dijon compte aujourd'hui 232 collaborateurs et si elle n'a pas encore atteint de manière pérenne l'équilibre financier, elle affiche contrairement à beaucoup de biotechs une consommation de trésorerie limitée -inférieure à 1,5 million d'euros en 2018- grâce à une palette variée de revenus (principalement services de "drug discovery", mais aussi partenariats de recherche et jusqu'à cette année la subvention accordée par GSK à la reprise en 2016 du centre de R&D français du groupe britannique), couvrant une bonne partie de ses dépenses. De sorte que depuis la levée de fonds réalisée à l'introduction, Oncodesign n'a pas eu besoin d'augmentation de capital. Son patron demeure ainsi l'actionnaire majoritaire d'une société valorisée plus de 50 millions d'euros étant donné le rebond du jour. Inversement, la firme n'a pas bénéficié du type d'annonces de résultats cliniques parfois fortement montées en épingle dont certaines biotechs sont coutumières.

Vingt-cinq ans après sa création, l'entreprise a donc décidé de franchir le pas d'un développement en propre (où une biotech assume les charges considérables que représentent en particulier les essais cliniques, en espérant que le succès soit au rendez-vous), conformément aux ambitions qu'elle avait détaillées ces derniers mois.

Porteur de ces espoirs, le projet ODS-101 est un inhibiteur de la kinase RIPK2 (Receptor-interacting serine/threonine-protein kinase 2), autrement dit une molécule visant à juguler l'activité de la kinase - une enzyme jouant un rôle important dans la réponse immunitaire. RIPK2 est activée en cas d'infection bactérienne pour détruire les cellules infectées, mais elle peut aussi provoquer des réactions pro-inflammatoires aberrantes conduisant à des maladies telles que la polyarthrite rhumatoïde, la maladie de Crohn ou la sclérose en plaques.

ODS-101, potentiel blockbuster

"Nous sommes enthousiasmés par le profil et les résultats pharmacologiques initiaux d’ODS-101. Ce composé remplit tous nos critères très stricts pour une utilisation dans les maladies auto-immunes et inflammatoires chroniques", a souligné le directeur scientifique Jan Hoflack. Compte-tenu des pathologies adressables, ce candidat-médicament pourrait être un blockbuster, c'est-à-dire un médicament dont les ventes annuelles dépassent le milliard de dollars, indique Oncodesign.

Les maladies auto-immunes et inflammatoires comptent plus de 150 maladies, et touchent 5 à 7% de la population dans les pays occidentaux, et les traitements représentaient en 2018 un marché cumulé de 143 milliards de dollars. Cependant, les traitements actuels -typiquement des anticorps administrés par intraveineuse- n'apportent souvent que des réponses partielles. Selon Oncodesign, les approches de nouvelle génération, comme les petites molécules inhibitrices de kinases administrées par voie orale, ont donc le potentiel d'apporter une valeur thérapeutique importante dans ce domaine.

Des essais in vitro ont démontré une efficacité potentielle d'ODS-101 dans un modèle de colite (inflammation chronique du côlon) et de troubles intestinaux induits par les immunothérapies. Un premier essai in vivo (sur des rongeurs) laissent penser que le produit est bien toléré.

La molécule va donc entrer en développement préclinique réglementaire avec pour objectif le dépôt d'une demande d'autorisation d'essai clinique dès 2021.

"En plus des études en cours, nous allons désormais intensifier la recherche d’un partenaire de premier plan pour nous aider à concrétiser tout le potentiel de notre candidat-médicament. Notre programme sera notamment présenté à plusieurs sociétés leaders dans le domaine des maladies auto-immunes et inflammatoires à l’occasion du 38e congrès annuel JP Morgan Healthcare [la grand-messe annuelle des biotechs], qui se tiendra du 13 au 16 janvier 2020 à San-Francisco", a précisé Jan Hoflack.

Guillaume Bayre - ©2022 BFM Bourse
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