Bourse > Natixis > Natixis : Les investisseurs rassurés par la qualification de Macron
NATIXISNATIXIS KN - FR0000120685KN - FR0000120685
6.325 € -1.20 % Temps réel Euronext Paris
6.357 €Ouverture : -0.50 %Perf Ouverture : 6.365 €+ Haut : 6.306 €+ Bas :
6.402 €Clôture veille : 1 640 310Volume : +0.05 %Capi échangé : 19 844 M€Capi. :

Natixis : Les investisseurs rassurés par la qualification de Macron

Les investisseurs rassurés par la qualification de MacronLes investisseurs rassurés par la qualification de Macron

par Jemima Kelly

LONDRES/PARIS (Reuters) - L'euro s'est apprécié et les investisseurs s'attendent à une hausse des actifs financiers français, dette comme actions, lundi au lendemain de la qualification pour le second tour de l'élection présidentielle française d'Emmanuel Macron et de Marine Le Pen.

Avec la progression de Jean-Luc Mélenchon dans les intentions de vote, les investisseurs s'étaient inquiétés d'un second tour qui aurait opposé le candidat de la France insoumise à Marine Le Pen et abouti à un duel entre deux eurosceptiques.

"Il y un maintenant un puissant front républicain qui est en train de cristalliser, et une large partie du centre droit et du centre gauche va soutenir Macron. Il sera très vraisemblablement président", a commenté Philippe Waechter, chef économiste de Natixis Asset Management.

"La réaction des marchés va être assez positive, l'euro devrait plutôt bien se tenir et l'écart de rendement entre la France et l'Allemagne devrait se réduire. Les marchés actions devraient être soulagés après la récente incertitude. Cela ne veut pas dire que nous verrons les actions monter sur toute la séance (de lundi), mais il y aura une hausse à l'ouverture."

Les primes de risques sur les actifs français s'étaient déjà réduites dans les jours précédant le scrutin, les sondages prévoyant dans l'ensemble un second tour entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen et une très nette victoire du candidat d'En Marche! dans un tel cas de figure.

L'écart entre les rendements à 10 ans des obligations d'Etat françaises et allemandes s'était ainsi resserré à un peu plus de 60 points de base vendredi contre un pic à près 80 points de base le 21 février. Il est toutefois loin d'avoir retrouvé ses niveaux de l'été dernier lorsqu'il oscillait autour de 25 points de base. La sous-performance de la Bourse de Paris par rapport à celle de Francfort s'était corrigée.

LES CRAINTES D'UN FREXIT SE DISSIPENT

L'euro a gagné jusqu'à 2% à 1,09395 dollar dans les premiers échanges en Asie, au plus haut depuis le 10 novembre et le début de la forte appréciation de la devise américaine déclenchée par l'élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis.

La progression de la devise européenne contre le yen, traditionnelle valeur refuge en cas de tensions sur les marchés, a été encore plus marquée. En hausse de 3%, l'euro a atteint un plus haut de cinq semaines contre la devise à 120,905 yens.

"L'euro bénéficiera de la perception d'un recul du risque d'éclatement de la zone euro", a dit Paul Lambert, responsable de la gestion devises d'Insight Investment Management. Il a toutefois ajouté que l'appréciation de l'euro devrait être limitée, les résultats du premier tour ayant été en partie anticipés.

Les marchés d'actions européens et la Bourse de Paris en particulier devraient réagir favorablement et les rendements sur les obligations souveraines des pays périphériques devraient aussi se détendre avec le regain d'appétit pour le risque, estiment économistes et gérants.

"Nous pouvons maintenant considérer que le risque de Frexit (de sortie de la France de la zone euro) n'est plus dans les cartes", a dit Owens Thomsen, responsable de la recherche économique chez Indosuez Wealth Management.

Pour autant, les marchés financiers européens sont loin d'être affranchis du risque politique.

"Le risque politique français n'est pas complètement dissipé avec des élections législatives qui vont se dérouler dans un paysage politique totalement bouleversé où le Front national conserve un poids très important", prévient Daniel Gérino, directeur général de la société de gestion Carlton Sélection.

Le calendrier électoral européen reste chargé, souligne de son côté Bill Street, directeur des investissements pour l'Europe de State Street Global Advisors. "Les élections au Royaume-Uni, les pourparlers sur la dette grecque, les élections en Allemagne et la possibilité de la tenue d’élections en Italie dans un avenir proche sont plus que suffisants pour maintenir les marchés en alerte", rappelle-t-il.

Dans un environnement susceptible de rester volatil, les stratégies de protection à la baisse sont essentielles."

(avec Maya Nikolaeva, Dara Ranasinghe, Helen Reid, Nigel Stephenson et Marc Joanny pour le service français, édité par Henri-Pierre André)

Copyright © 2017 Thomson Reuters


Je donne mon avis

TÉLÉCHARGEZ GRATUITEMENT L’APPLI