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Natixis : Les banques ont besoin d'une solution pour les dettes souveraines

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(Tradingsat.com) - Les banques poursuivent mardi inexorablement leur glissade, l'absence de solution crédible à l'aggravation de la crise des dettes souveraines annihilant toute tentative de stabilisation jusqu'à présent.

A 14h35, Société Générale chutait ainsi de 5% à 19,2 euros tout près de ses plus bas de mars 2009, accompagnée par Crédit Agricole (-5,1% à 5,5 euros, qui les a déjà enfoncés largement). BNP Paribas (-4% à 30 euros), longtemps décrite comme « le bon élève » du secteur, et Natixis (-2% à 2,5 euros), peu exposée a priori aux dettes souveraines, sont encore significativement au dessus, mais leurs actionnaires n'en connaissent pas moins des sueurs froides.

Selon Standard & Poor's, « la reprise modérée de l'industrie bancaire européenne depuis la crise financière de 2008-2009 est au point mort en raison de la dégradation des perspectives de croissance en zone euro et de marchés de financement de gros très volatils et présentant une importante aversion au risque ».

Dans une longue étude sur les banques, l'agence de notation estime mardi que « la poursuite du redressement de l'industrie dépendra du rétablissement de l'ordre sur le marché de la dette souveraine, de l'étayage de la confiance dans les marchés du financement bancaire, et de l'évitement d'une récession à double creux dans les grandes économies européennes ».

« Les primes de financement que les banques européennes payer sur le taux sans risque ont commencé à se creuser à nouveau à partir du deuxième trimestre 2011, et le financement en dollars s'est resserré à mesure que grandissent les inquiétudes sur l'impact du risque souverain européen », poursuit S&P.

L'agence explique ainsi que la prime de risque élevée sur les obligations du gouvernement italien et espagnol par rapport au Bund allemand, qui prévaut depuis le quatrième trimestre 2010, reflète la crainte des investisseurs que ces deux grands pays européens suivent le chemin de la Grèce, de l'Irlande, ou du Portugal.

Et elle ajoute que « ces inquiétudes s'étendent à la France et dans d'autres pays auparavant considérés comme des valeurs refuges ».

Ainsi, même si S&P pense que « les banques européennes ont amélioré leur liquidité et leur capital réglementaire depuis la crise », le problème non résolu des dettes souveraines demeure selon l'agence « une faiblesse pour l'industrie dans son ensemble alors que l'économie européenne ralentit et que le marché du financement montre une aversion croissante au risque ».

Ainsi, tandis que « de nombreuses banques européennes ont besoin de continuer à constituer des capitaux de base pour répondre aux exigences réglementaires de Basel III et aux attentes des investisseurs », « la très grande faiblesse de l'environnement de marché risque de contrecarrer leurs efforts à court terme », estime l'agence de notation.


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