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Natixis : Du mieux pour la croissance en France, mais pas pour l'emploi

Marché : La France a enregistré une croissance de 0,3% au 3e trimestreMarché : La France a enregistré une croissance de 0,3% au 3e trimestre

par Yann Le Guernigou

PARIS (Reuters) - L'économie française a surpris avec une croissance un peu plus robuste que prévu au troisième trimestre, insuffisante toutefois pour permettre de créer des emplois et avec peu d'éléments qui signalent un redémarrage franc.

Selon les premiers résultats publiés vendredi par l'Insee, le produit intérieur brut a progressé de 0,3% entre juin et septembre, soit la plus forte hausse depuis le printemps 2013, là où les économistes interrogés par Reuters attendaient +0,2%.

L'institut a annoncé en parallèle que l'emploi salarié dans le secteur privé avait diminué de 0,2% sur la période, marqué par la perte nette de 34.100 postes alors que 8.300 avaient été créés au deuxième trimestre.

La croissance de 0,3% enregistrée en France au troisième trimestre se compare avec celle de 0,1% annoncée en Allemagne, la première économie de la zone euro.

Les deux pays ont révisé dans le même temps leurs chiffres du deuxième trimestre, à -0,1% contre 0,0% annoncé précédemment côté français, à -0,1% contre -0,2% outre-Rhin.

VALLS VOIT "UN ENCOURAGEMENT"

Le ministre des Finances, Michel Sapin, a souligné que l'acquis de croissance pour 2014, à savoir le niveau de l'ensemble de l'année si la croissance du dernier trimestre était nulle, se situait à +0,4%, ce qui crédibilise les dernières prévisions du gouvernement.

Celui-ci a revu en septembre à 0,4% son scénario pour l'économie française en 2014, soit le même niveau qu'en 2013, contre 1,0% auparavant.

"Au-delà des à-coups d’un trimestre à l’autre, l’activité a légèrement repris mais reste trop faible pour assurer les créations d’emploi nécessaires à notre pays", indique le ministre dans un communiqué.

Le Premier ministre, Manuel Valls, a dit voir dans ces chiffres "un encouragement à poursuivre, à approfondir la politique économique et budgétaire qui est la nôtre".

"Ces chiffres sont meilleurs en matière de croissance que ce que nous espérions. Il faut maintenant qu'ils soient consolidés sur l'ensemble de l'année 2014", a-t-il déclaré à la presse lors d'un déplacement à Auxerre (Yonne).

Ces chiffres confortent selon lui la prévision de croissance de 0,4% pour l'ensemble de l'année mais ne suffisent pas à stimuler la lutte contre le chômage.

"Nous savons que ces chiffres ne sont pas suffisants pour créer de l'emploi. Il y a d'autres chiffres qui sont plus préoccupants en matière de destruction d'emplois", a reconnu le chef du gouvernement.

Sur un an, le PIB français connaît également une progression limitée à 0,4%, là où le rythme de l'Allemagne atteint 1,2%.

PEU DYNAMIQUE

Le troisième trimestre en France a été essentiellement porté par une forte hausse des stocks des entreprises et la consommation, tout particulièrement celle des administrations publiques (+0,8%).

Les premiers ont contribué pour 0,3 point à la croissance de la période et la seconde pour 0,2 point. Le commerce extérieur a eu une contribution négative de 0,2 point, liée à une progression des importations deux fois plus forte que celle des exportations.

"Ce sont surtout les stocks et la consommation publique qui ont joué", souligne Philippe Waechter, responsable des études économiques de Natixis Asset Management.

"La demande intérieure hors demande publique a été nulle. Tout cela reste extrêmement peu dynamique. On ne fait pas une croissance robuste et durable avec ça", a-t-il dit.

François Cabau, économiste France de Barclays, voit de même peu de signes qui l'amènent à être plus positif sur la France, estimant que des éléments comme le gonflement des stocks des entreprises ou la hausse des dépenses publiques n'ont aucun caractère durable au vu d'une part de la faiblesse du climat des affaires et de l'autre de la lutte contre les déficits.

Axelle Lacan (Crédit agricole) préfère voir quelques signes positifs dans les données de l'Insee comme le fait que la consommation des ménages, le moteur traditionnel de l'économie française, continue de progresser (+0,2%) bien qu'à un rythme modéré, même si leurs investissements restent en berne (-1,7%) du fait du marasme du marché immobilier.

"Il y a aussi la quasi-stabilisation (-0,1%) de l'investissement des entreprises" après deux trimestres de nette baisse (-0,5% et -0,6%)", dit-elle.

"Il faudra attendre les comptes détaillés, mais on peut espérer une hausse de leur taux de marge, qui a souffert de la hausse de la TVA de début d'année. Si cela se confirmait, cela donnerait un peu d'espoir pour 2015".

(avec Ingrid Melander et Elizabeth Pineau, édité par Yves Clarisse)

Copyright © 2014 Thomson Reuters

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