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Lvmh : Le secteur du luxe victime collatérale de la propagation du virus respiratoire en Chine

lundi 20 janvier 2020 à 16h50
Le secteur du luxe subit la propagation du coronavirus

(BFM Bourse) - Trois des cinq plus grosses chutes du CAC 40 sont à mettre à l'actif des valeurs du luxe (LVMH, Kering et Hermès). Le secteur pâtit de l'apparition d'un nouveau coronavirus en Chine (205 cas pour trois décès), les scientifiques craignant une épidémie comparable à celle du SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère) qui avait fait 774 morts en 2003.

Faut-il redouter une nouvelle épidémie du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS), à l'image de celle qui avait affecté plus de 8.000 personnes (pour 774 décès selon l'OMS) en Asie du sud-en 2003 ? Un virus de la même famille des coronavirus, jusqu'ici jamais observé, a déjà fait trois morts (pour 205 cas) en Chine. Selon le professeur Fontanet, responsable de l'unité d'épidémiologie des maladies émergentes à l'Institut Pasteur à Paris, interrogé par l'AFP, il existe "80% de similarités" entre ces deux virus. Il s'agit selon le praticien du "septième coronavirus capable de donner des manifestations cliniques chez l'humain".

Son origine semble se trouver dans un marché de Wuhan, ville chinoise de 11 millions d'habitants, fermé le 1er janvier. "On suppose que la source était des animaux vendus dans ce marché et qu'il y a eu passage chez l'homme" indique le professeur. Depuis les premiers cas apparus la semaine dernière, les autorités chinoises jugent le risque d'une transmission du virus entre humaines "faible" mais "pas exclu". Elles s'appuient, pour avancer cela, sur le fait que les tests n'ont pas montré de contamination à l'entourage ou au personnel soignant s'étant occupé des premiers cas - à l'exception d'une femme dont l'époux travaillait sur le fameux marché, alors qu'elle-même assure ne s'y être jamais rendue. Sauf que la donne a changé au cours du week-end. Estimé à une quarantaine auparavant, le nombre de cas connus est désormais officiellement estimé à 205, dont 201 en Chine, et des scientifiques de l'Imperial College de Londres jugent ce chiffre largement sous-estimé. En se basant sur des projections statistiques, ces derniers chiffrent à plus de 1.700 le nombre probable de cas à Wuhan depuis le 12 janvier.

À quelques jours des grands chassés-croisés du Nouvel An chinois (samedi 25 janvier), l'OMS avertit que "compte tenu des habitudes de voyage à travers le monde", il est "probable" que de nouveaux cas apparaissent en dehors de Chine. Et si "la gravité semble plus faible que le SRAS" selon le professeur Fontanet, encore faut-il trouver la source (les animaux qui sont les réservoirs du virus) pour espérer contenir l'épidémie. C'est ce qu'a promis Xi Jinping, sorti du silence lundi matin pour réclamer que "la propagation soit rapidement et résolument enrayée".

À Paris, le secteur du luxe pâtit des craintes d'épidémie en Chine

Sur le marché parisien, Alexandre Baradez, responsable des analyses marchés pour le groupe IG, constate que "toutes les valeurs du luxe se replient en même temps, que ce sont les plus forts replis "intraday" (-2,1% pour LVMH, -1,3% pour Kering et -1,2% pour Hermès peu avant 16h30, NDLR) du CAC [alors] qu’il n’y a pas eu de mauvaise nouvelle sur le front des questions commerciales mondiales [et] qu’il n’y a pas eu de publication particulière aujourd'hui".

"Donc oui, cette baisse peut être la conséquence de craintes sur l’évolution du virus. Et comme le secteur est fortement valorisé (Hermès se paie 52 fois les bénéfices, Kering 38 fois et LVMH 33 fois contre une moyenne de 20 fois pour l’ensemble du CAC40), toute nouvelle légèrement négative peut générer des allègements de positions" développe le spécialiste de la cote parisienne. "On n'en est pas là mais si cette situation évolue vers des mesures douanières plus strictes concernant le déplacement des personnes, ce serait clairement un frein pour ces valeurs" conclut-il.

Chef économiste et stratégiste chez Market Securities -et meilleur prévisionniste au monde sur les statistiques économiques américaines et chinoises- Christophe Barraud signalait dimanche, sur Twitter, que la propagation du coronavirus constitue "un autre frein potentiel à la croissance chinoise". Les pertes économiques les plus importantes ont été subies par la Chine, Hong Kong Singapour et Taipei, pour une perte totale estimée à 13 milliards de dollars (étude de Brahmbatt et Dutta datant de 2008)'

De fait, une étude de l'Asian Development Bank (ADB) publiée en octobre 2019 revient sur le coût de l'épidémie de 2003 pour les pays touchés par le SRAS. Celui-ci indique que "la première épidémie mondiale du XXIe siècle avait "entraîné une réduction spectaculaire des voyages aériens et du tourisme, ainsi que des services de loisirs" dans les régions concernées. Le touchées par le SRAS. Dans l'ensemble, le coût économique du SRAS a été estimé entre 0,5 et 1% du PIB annuel des économies touchées dans la région Asie-Pacifique, selon une étude de l'Apec (Coopération économique pour l'Asie-Pacifique). Dans une étude de 2009 intitulée "L'impact économique du SRAS en Chine", le directeur du "Centre for Health Economics Research & Modelling Infectious Diseases (CHERMID)" Philippe Beutels estimait ainsi à 8,5 milliards de dollars le coût pour la Chine, ce qui représentait alors 0,5% du PIB (1.660 milliards de dollars).

Moody's abaisse la note de Hong Kong

Aux craintes de propagation du coronavirus viennent s'ajouter la dégradation de la note de crédit de Hong Kong" ajoute Alexandre Baradez. La réputation de l'ex-colonie britannique comme plateforme financière internationale a en effet été entachée, lundi, par l'abaissement de sa note à long terme par l'agence de notation Moody's qui critique le gouvernement pour sa gestion des mois de manifestations. L'agence de notation juge "particulièrement lente, timide et peu concluante" la réponse du gouvernement aux manifestants pro-démocratie réclamant notamment davantage de libertés politiques et protestant contre le coût très élevé de la vie. "Il se peut aussi que l'autonomie des institutions de Hong Kong soit soumise à des contraintes plus importantes qu'on ne le pensait auparavant", a également ajouté Moody's, en référence aux pressions exercées par Pékin. La décision de Moody's intervient quatre mois après que Fitch ait abaissé la note souveraine de la ville-Etat qui représente, à elle seule, 10% du marché mondial du luxe.

(avec AFP)

Quentin Soubranne - ©2020 BFM Bourse
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Votre avis

Ils ont donné leur avis

21/01/2020 par Antarès 0
Bonjour, "un peu leger" reste une appréciation gentille. Arrivait à un sommet, haut de son canal haussier. Si montait en flèche, ce serait pour redescendre. Touche le bas du canal précité et pt fibo. Pour l'instant reste dans la normalité.
Simple avis sans incitation vte ou achat.
20/01/2020 par SEBIR 0
Un peu léger pour expliquer la baisse des valeurs du luxe .
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Portefeuille Trading
+296.90 % vs +22.23 % pour le CAC 40
Performance depuis le 28 mai 2008

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