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Lvmh : Le luxe dope les résultats 2012 de PPR

Les résultats 2012 de PPR portés par le luxeLes résultats 2012 de PPR portés par le luxe

par Pascale Denis

PARIS (Reuters) - PPR, en passe d'achever son recentrage, a annoncé vendredi des résultats annuels en forte hausse, une nouvelle fois portés par ses marques de luxe venues compenser la contre-performance de sa filiale Puma.

Le pôle luxe (Gucci, Bottega Veneta ou Saint Laurent Paris), qui pèse maintenant pour 60% des ventes et pour 90% de la rentabilité opérationnelle du groupe grâce à la sortie de la Fnac de ses comptes, a signé une des meilleures croissances organiques du secteur.

Son résultat opérationnel a grimpé de 27,6% (à 1,61 milliards d'euros) et sa marge a atteint un record de 26%.

Ces performances ont été saluées en Bourse, où le titre décolle de 8,7% à 173,70 euros vers 14h20, alors que le CAC est quasiment inchangé (+0,3%) au même moment.

A ces niveaux de cours, la valeur signe une hausse 23% depuis janvier, après un gain de 27% l'an dernier, et touche son plus haut niveau depuis août 2001.

"Les très bons résultats du luxe mettent en lumière la qualité du portefeuille de marques de PPR par rapport à ses concurrents", commente un trader, ajoutant que le titre profite de la perspective d'une révision à la hausse du consensus des analystes sur les futurs résultats du groupe.

Ces résultats contrastent avec ceux du pôle "sport et lifestyle", où l'équipementier sportif Puma, en grande difficulté sur ses marchés d'Europe occidentale, a vu son résultat opérationnel chuter de 13%.

"La division luxe de PPR a connu (au quatrième trimestre) l'une des plus fortes croissances et l'une des dynamiques les plus élevées en termes de marge", notent les analystes de HSBC.

Elle a atteint 14% au quatrième trimestre, avec une hausse de 8,2% pour Gucci, un bond en avant de 32,7% pour Bottega Veneta et une progression de 12,5% pour Yves Saint Laurent.

PRIORITÉ AU REDRESSEMENT DE PUMA

Sur l'année, Gucci, deuxième marque mondiale derrière Louis Vuitton avec un chiffre d'affaires de 3,7 milliards d'euros, enregistre une progression de 9% à taux constants, faisant mieux que le malletier de LVMH dont la croissance est estimée aux alentour de 7% par les analystes.

La griffe florentine, qui a repositionné son offre vers davantage de produits en cuir et moins de logos, a augmenté ses prix de près de 30% en l'espace de trois ans, selon HSBC.

Elle poursuit aussi ses ouvertures de magasins, alors que Louis Vuitton, à plus de 7,0 milliards d'euros de chiffres d'affaires, a quasiment stabilisé son réseau.

Grâce aux performances de Bottega Veneta (+30%) et Yves Saint Laurent (+29%), l'ensemble de la division luxe finit l'année 2012 sur une croissance organique de 15%, faisant nettement mieux que la mode-maroquinerie de LVMH (+7%) mais légèrement moins bien qu'Hermès (+16,4%).

Après avoir procédé à deux petites acquisitions dans le luxe en 2012 (le joaillier Queelin, la marque de mode Christopher Kane), PPR a laissé entendre qu'aucune opération n'était à attendre dans la division "sport et lifestyle" tant que Puma ne serait pas remis sur les rails.

"Nous ne nous renforcerons dans l''outdoor' que quand Puma sera redressé", a déclaré Jean-François Palus, directeur général délégué de PPR et président de la marque allemande, lors d'une conférence consacrée aux résultats.

Interrogé sur l'horizon du redressement de Puma, il s'est contenté d'évoquer sa "détermination" et sa "volonté".

"TRAVAUX PRÉPARATOIRES" SUR LA REDOUTE

Les résultats 2012 de PPR ne prennent plus en compte ceux de la Fnac - dont la scission est programmée pour le mois de juin - ni ceux de Redcats, depuis 2011, dont les actifs américains et nordiques ont déjà été vendus et dont le pôle enfants famille est en passe de l'être.

La cession de La Redoute, le spécialiste français de la vente à distance, devrait quant à elle intervenir dans le courant du second semestre 2013, a précisé le directeur financier de PPR, lors d'une conférence téléphonique.

"Nous n'en sommes qu'aux travaux préparatoires sur le plan stratégique et financier", a dit Jean-Marc Duplaix.

PPR a passé des charges de dépréciations d'actifs totalisant 288 millions d'euros sur Redcats et la Fnac ainsi que des charges de restructuration de 149 millions d'euros, liées notamment au plan de redressement de l'enseigne de distribution de produits culturels.

Au total, les ventes du groupe ont progressé de 20,8% (+10,6% à taux de change constants) pour atteindre 9,73 milliards d'euros en 2012, un chiffre proche des attentes des analystes, tandis que le résultat opérationnel courant a nettement dépassé les prévisions grâce au luxe, à 1,79 milliard d'euros (+19,3%), contre un consensus Reuters de 1,70 milliard.

Le résultat net a grimpé de 28,2% à 1,27 milliard et le dividende proposé est en hausse de 7% à 3,75 euros.

avec Alexandre Boksenbaum-Granier et Blaise Robinson, édité par Jean-Michel Bélot

Copyright © 2013 Thomson Reuters


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