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Ingenico group : Ingenico fait des services un axe stratégique

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PARIS (Reuters) - Ingenico lancera au mois de mai une filiale dédiée aux grands comptes, amorçant une inflexion stratégique vers les services à valeur ajoutée qui doit lui permettre d'accompagner la croissance de son marché attendue autour de 10% dans les prochaines années.

"On va de plus en plus vers des besoins de sous-traitance globale du paiement et du traitement complet des informations générées par les transactions", a déclaré Philippe Lazare, directeur général du leader mondial des paiements sécurisés dans une interview à Reuters.

Il a précisé que cette évolution concerne les marchés les plus matures de la monétique, soit l'Europe occidentale et du Sud, l'Amérique du Nord, l'Amérique du Sud et notamment le Brésil et enfin l'Australie.

"Le métier du hardware va durablement être le coeur de l'activité d'Ingenico et la taille de la base installée (de terminaux de paiement) reste un atout très significatif pour développer une offre de services".

Ingenico, qui représente près d'un tiers du parc mondial de terminaux de paiement sécurisés installés depuis l'acquisition de Sagem-Monetel, réalise 26,9% en Europe du Sud (en croissance de 26% en 2007), 16,7% en Europe du Nord (stable en 2007), 16,4% en Amérique du Nord (+6%), 18,6% en Amérique du Sud (+10%), 12,7% en Europe de l'Est-Afrique-Moyen-Orient (+35%) et 8% en Asie-Pacifique (+31%).

La nouvelle filiale, dont Philippe Lazare attend qu'elle réalise ses premières facturation dès la fin 2008, développera quatre "grands types de services" pour le pilotage à distance des parcs de terminaux, pour la gestion de la connectivité, pour la gestion de la transaction elle-même et enfin pour la gestion de services proprement dits comme par exemple l'abondement de programmes de fidélité.

TROIS PISTES DE CROISSANCE

"Entre le marché des renouvellements, la croissance des marché émergents et le besoin global de plus de services autour de la monétique, on a trois pistes de croissance (...) c'est un métier qu'on peut prévoir dans une croissance moyenne normale de l'ordre de 10% en volume", estime Philippe Lazare.

Il rappelle que la durée de vie moyenne d'un terminal est de cinq ans et que 20% du parc est donc renouvelé tous les ans. "Les renouvellements sont aussi l'occasion d'intégrer de nouvelles technologies et donc de monter en gamme, ce qui nous protège contre les baisses de prix", ajoute-t-il.

"Nous ne sommes pas au bout de l'amélioration de la marge opérationnelle du groupe" poursuit Philippe Lazare alors qu'Ingenico a vu sa marge opérationnelle passer de 6,5% en 2006 à 11% en 2007 avec un résultat de 62,5 millions d'euros sur un chiffre d'affaires de 567,9 millions (hors Sagem-Monetel).

Alors qu'Ingenico est devenu "cash positive" début 2008, Philippe Lazare ne prévoit pas d'acquisitions majeures cette année après l'offre avortée sur l'américain Hypercom qui vient d'acquérir la division e-transactions de Thales.

"En 2009, cela m'étonnerait que nous n'ayons pas quelques opérations de croissance externe afin d'accélérer notre inflexion stratégique dans les services", prévient toutefois Philippe Lazare.

Ingenico, qui a dépassé cette année son grand rival américain Verifone en termes de capitalisation boursière, a annoncé un dividende de 25 centimes par action au titre de l'exercice 2007 (contre 10 centimes en 2006) et procédé au remboursement anticipé de la totalité de son émission d'Océanes.

L'action Ingenico affiche une progression de 12% sur un an et de 1% depuis le début de l'année, la capitalisation du groupe ressortant à 950 millions d'euros tandis que le titre Verifone a perdu deux tiers de sa valeur sur un an et un tiers depuis le début de l'année pour une capitalisation de 1,167 milliards de dollars (741 millions d'euros), en raison notamment de l'annonce d'une révision de ses comptes 2007 liée à une surestimation des stocks.

Marc Joanny

Copyright (C) 2007-2008 Reuters


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