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Heurtey petrochem : 'l'Amérique du Nord est un marché actif'

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(CercleFinance.com) - Directeur financier d'Heurtey Petrochem, qui vient de faire état de comptes semestriels attestant d'une bonne résistance malgré un environnement pétrolier difficile, Grégory Matouskoff s'est confié à notre rédaction.



Cercle Finance: Vos comptes semestriels traduisent une certaine résistance, tant du point de vue des résultats que de celui du carnet de commandes. Pensez-vous qu'Heurtey Petrochem continuera de faire bonne figure sur ces deux aspects d'ici la fin de l'année, en dépit d'un environnement compliqué?


G.M. : Effectivement, dans un marché pétrolier difficile, nous sommes satisfaits de nos résultats du semestre. Nous affichons une stabilité de notre chiffre d'affaires, qui s'élève à 213 millions d'euros, une bonne tenue de notre taux de marge opérationnelle courante, qui ressort à 4,2% à comparer à 4% au premier semestre 2014, et une très forte progression de notre résultat net, +27% pour le résultat net consolidé et +44% pour le résultat net part du groupe. Nous avons également maintenu notre carnet de commandes à environ 500 millions d'euros grâce à une bonne performance commerciale.

Pour l'ensemble de l'exercice 2015, nous avons confirmé notre ambition de réaliser un chiffre d'affaires compris entre 400 et 420 millions d'euros et nous nous sommes fixé pour objectif de réaliser un résultat opérationnel courant compris entre 16 et 17,5 millions d'euros. En ce qui concerne l'évolution de notre carnet de commandes, nous ne communiquons pas de prévisions, d'autant plus que le marché est actuellement marqué par une baisse des investissements de la part des compagnies pétrolières et par des incertitudes sur les dates de lancement des projets.



C.F. : Vous avez signé un contrat majeur avec ExxonMobil et un autre, de moindre importance; avec Gazprom. Etes-vous actuellement en discussions avec d'autres majors pétrolières?


G.M. : Nous sommes en permanence en discussion avec des groupes pétroliers, qu'il s'agisse de compagnies nationales ou internationales, privées ou publiques. Nous signons la moitié de nos contrats avec des compagnies pétrolières et l'autre moitié avec des sociétés d'ingénierie EPC généralistes.



C.F. : Pour en revenir à vos résultats, les Etats-Unis et le Canada pèsent à présent 44% de votre chiffre d'affaires. Ce pourcentage peut-il encore augmenter au cours des prochaines publications?


G.M. : Nous sommes effectivement très bien positionnés en Amérique du Nord où nous avons une importante filiale, Petro-Chem Development, dont nous avons fait l'acquisition en 2008. Nous réalisons en ce moment pour plus de 300 millions d'euros de projets en Amérique du Nord, dont le plus gros projet de l'histoire d'Heurtey: un contrat de 221 millions d'euros signé avec ExxonMobil pour la livraison de 8 fours d'éthylène à destination d'un complexe pétrochimique à Baytown au Texas.

L'Amérique du Nord reste aujourd'hui un marché actif pour le raffinage, la pétrochimie et les projets de liquéfaction de gaz.



C.F. : Les fours représentaient 57% de votre carnet de commandes au premier semestre et le gaz 43%. Peut-on s'attendre, à terme, à une montée en puissance de ce dernier dans votre mix d'activités ?


G.M. : Nous sommes convaincus de l'intérêt de pouvoir nous appuyer sur 2 branches complémentaires aux cycles distincts. Dans cette optique, nous avons annoncé l'année dernière notre volonté de développer notre branche gaz pour atteindre à terme une répartition de notre activité à 60% dans les fours et à 40% dans le gaz.

Cet objectif reste d'actualité, mais il prendra probablement un peu plus longtemps que prévu. En effet, d'une part notre carnet de commandes dans le gaz est à écoulement plus long que celui des fours, et d'autre part le marché de l'amont où opère notre branche gaz est actuellement plus fortement ralenti que le marché de l'aval où opère notre branche fours.



C.F. : Vous insistez quant à la nécessité d'être sélectif sur les contrats, mais comment se traduit, concrètement, cette sélectivité ?


G.M. : Dans le marché actuel où la pression sur les prix s'intensifie, nous sommes en effet particulièrement attentifs à maintenir une approche sélective dans les prises de commandes. Dans la pratique, cela signifie que nous ne sommes pas prêts à accepter tout type de contrat, quel que soit son niveau de marge.

En revanche, nous travaillons en continu à l'augmentation de notre compétitivité en réduisant nos coûts, par le biais de différents leviers: une politique d'achat à l'échelle mondiale, une approche 'low cost' via notre usine indienne mise en place l'année dernière pour aborder notamment le marché de Moyen-Orient et un effort renforcé de synergies et de mutualisation des ressources entre les différentes filiales du groupe.



C.F. : Envisagez-vous des acquisitions au cours des mois à venir ? Auquel cas, quelles entreprises cibleriez-vous en priorité ?


G.M. : Nous avons une situation financière solide qui nous donne les moyens de procéder à des investissements, qu'il s'agisse de croissance organique ou d'acquisitions. En matière d'acquisition, nous restons attentifs aux opportunités susceptibles de nous apporter un complément géographique ou technologique.



C.F. : Malgré des comptes de bonne facture, vous n'êtes pas récompensés sur le plan boursier. Quelles sont selon vous les raisons de ce phénomène ?


G.M. : Il est vrai que nous sommes aujourd'hui faiblement valorisés en bourse. A titre d'illustration, notre action se cote aujourd'hui à environ 25 euros, ce qui était son niveau fin 2007, alors que depuis notre chiffre d'affaires et notre résultat opérationnel courant ont été multipliés pratiquement par 4!

Il est toujours délicat de commenter les fluctuations boursières, mais nous sommes probablement victimes de la désaffectation du marché pour le secteur pétrolier à la suite de la forte baisse du prix du baril.


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