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Euronext : Fort du succès de son modèle fédéral, l'opérateur boursier vise le leadership en Europe

samedi 12 octobre 2019 à 08h00
Euronext veut accélérer sa croissance et se diversifier

(BFM Bourse) - Après avoir amélioré de plus de 15 points son taux de marge par rapport à 2014, où le groupe a recouvré son indépendance, Euronext se fixe d'ici à 2022 de nouveaux objectifs encore plus ambitieux dans le cadre d'un nouveau plan stratégique. Après avoir pratiquement quadruplé sa capitalisation, l'opérateur se voit plus que jamais en position de consolidateur dans l'industrie.

"Let's grow together 2022". En intitulant ainsi son nouveau plan stratégique, Euronext affiche la philosophie de son nouveau plan stratégique. Succédant à "Agility for Growth", dont les objectifs ont été nettement dépassés, ce nouveau plan vise donc à "grandir ensemble". C'est-à-dire grandir main dans la main avec tous ceux qui recourent aux marchés d'Euronext pour investir ou pour chercher les moyens financiers de leur croissance, mais aussi avec ses salariés. Ceux-ci ont d'ailleurs largement contribué à concevoir les nouvelles ambitions du groupe: 30% des employés ont participé à la conception du plan 2022, pour lequel il n'a pas été fait appel aux habituels cabinets de conseil.

"La bonne nouvelle, c'est que le point de départ de ce nouveau plan stratégique est une success story", explique le président du directoire Stéphane Boujnah, dont le mandat vient d'être renouvelé pour quatre ans.

Depuis que ICE, le propriétaire du New York Stock Exchange, lui a rendu son indépendance en 2014, Euronext a en effet accru ses revenus de 60% (à 734 millions d'euros en 2018, proforma de l'acquisition d'Oslo Bors VPS) et porté son taux de marge d'Ebitda de 41,7% à 57% (61,6% hors clearing). Le plan "Agility for Growth" escomptait, à horizon 2019, 575 millions d'euros de revenus, et une marge d'Ebitda hors clearing comprise entre 61% et 63%.

Dans le même temps, l'opérateur boursier a réussi à générer davantage d'économies de coûts que prévu, avec des charges de restructuration deux fois moindres que budgété. Au cours des dernières années, le groupe peut donc légitimement se féliciter d'avoir atteint l'excellence opérationnelle tout en se diversifiant dans de nouvelles classes d'actifs financiers et en élargissant à l'Irlande et la Norvège son modèle fédéral, en plus de la Belgique, des Pays-Bas, de la France et du Portugal.

"Let's Grow Together 2022 est la prochaine étape du parcours passionnant que nous avons entrepris en 2014. Au cours des dernières années, Euronext a considérablement augmenté sa taille, diversifié son profil commercial et optimisé sa structure, tout en continuant à investir dans la technologie, l'innovation et les hommes. Aujourd’hui, Euronext est déterminé à créer la première infrastructure de marché paneuropéenne en se développant et en saisissant les opportunités afin d’accélérer l’innovation et sa croissance durable. Le groupe continuera d'étendre ses activités sur toute la chaîne de valeur des marchés financiers, en améliorant encore le meilleur niveau de services offert à tous ses clients et en consolidant sa position clé au sein de l'écosystème financier paneuropéen", a indiqué le dirigeant.

Traduites en chiffres, ces ambitions impliquent un taux de croissance annuel moyen compris entre 2 et 3%, et une marge d'Ebitda de plus de 60% en 2022 à l'issue du plan. Parallèlement, le groupe continuera à reverser la moitié des bénéfices à ses actionnaires (ils ont déjà reçu 6,77 euros par action depuis 2014).

Tandis que la récente tentative d'approche du London Stock Exchange Group par Hong Kong Exchanges and Clearing (HKEX) témoigne que le thème de la consolidation sectorielle reste bien présent, Euronext continue à se voir clairement comme un acquéreur plutôt qu'une cible. En cas d'offre sur le groupe, ce serait d'abord aux actionnaires de se prononcer, souligne Stéphane Boujnah. Le dirigeant pointe néanmoins que cette question est bien moins pertinente maintenant qu'Euronext capitalise environ 5 milliards d'euros, contre 1,4 milliard en 2014. A contrario, la politique de croissance externe devrait intervenir "de façon accélérée dans les prochaines années". "Il n'est pas question de se porter acquéreur de tout ce qui est mis en vente dans notre secteur. Il faut vraiment que la cible corresponde pleinement à notre agenda", a-t-il souligné. Néanmoins, Euronext regarde "de façon très proactive" les opportunités qui lui permettraient d'étendre son activité tout en permettant des synergies. L'une des priorités affichées est de se développer dans les matières premières, y compris non agricoles.

En termes de puissance de feu, le directeur financier d'Euronext Giorgio Modica a souligné que le groupe était en mesure de mobiliser quelques centaines de millions d'euros tout en restant dans sa catégorie actuelle de notation financière. Mais si l'opportunité d'une transaction susceptible de transfigurer la physionomie du groupe se présente, le groupe pourrait en faisant appel au marché viser des acquisitions au-delà de 2 milliards d'euros, selon lui.

Guillaume Bayre - ©2020 BFM Bourse
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