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Engie : Suez Environnement table sur un rebond de ses profits en 2013

Suez Environnement voit son bénéfice net 2012 reculer de 22%Suez Environnement voit son bénéfice net 2012 reculer de 22%

par Matthieu Protard

PARIS (Reuters) - Suez Environnement a annoncé jeudi un recul de ses résultats en 2012, principalement en raison de la baisse des volumes de déchets collectés en Europe, mais table sur un rebond cette année grâce notamment à de nouveaux efforts de réduction de coûts.

Le numéro deux mondial des services à l'environnement derrière Veolia Environnement, qui a envisagé en 2012 une fusion avec son concurrent avant d'y renoncer, a ainsi indiqué que son résultat net était ressorti l'an dernier à 251 millions d'euros, en baisse de 22%.

Son résultat brut d'exploitation affiche sur 2012 un repli de 2,5%, surtout affecté par son pôle déchets en Europe.

"Le segment Déchets Europe est en retrait de 11%, impacté notamment par la baisse de la production industrielle en Europe", souligne le groupe.

Selon le consensus Thomson Reuters I/B/E/S, les analystes attendaient en moyenne un résultat net de 258 millions d'euros et un Ebitda de 2,43 milliards.

A la Bourse de Paris, l'action Suez Environnement creusait en milieu de journée et abandonnait 4,2% à 9,425 euros à 12h40, s'inscrivant comme la plus forte baisse de l'indice SBF 120 (-0,86%). Le titre Veolia Environnement reculait de 3,5% à 9,37 euros.

"La rentabilité pose problème, elle s'est tassée en 2012", remarque Renaud Murail, gérant chez Barclays Bourse. "Les relais de croissance et le désendettement constituent les deux enjeux. Mais aujourd'hui on a du mal à voir des relais de croissance et à imaginer une accélération de la rentabilité."

Pour cette année, Suez Environnement table sur un résultat brut d'exploitation supérieur ou égal à 2,55 milliards d'euros, qui se compare aux 2,45 milliards réalisés l'an dernier.

Le groupe prévoit aussi un programme de réduction de coûts supérieur ou égal à 150 millions d'euros, contre 150 millions en 2012.

"CONTEXTE ÉCONOMIQUE DIFFICILE"

"Pour 2013, dans un contexte économique toujours difficile, en particulier dans le secteur du déchet, Suez Environnement prévoit de réaliser un chiffre d'affaires au moins égal à celui de 2012", a déclaré Jean-Louis Chaussade, le directeur général du groupe, lors d'une conférence téléphonique.

Pour comparaison, ses revenus ont atteint l'an dernier 15 milliards d'euros, en progression de 1,8%.

Suez Environnement proposera à ses actionnaires un dividende de 0,65 euro par action au titre de 2012. Il devrait être supérieur ou égal à 0,65 euro en 2013, selon les prévisions du groupe.

Début décembre, GDF Suez a annoncé que le pacte d'actionnaires de Suez Environnement, dont il détient 35,7% du capital, ne serait pas renouvelé en juillet. Cette opération permettra à GDF Suez de déconsolider dans ses comptes la dette de Suez Environnement.

A fin 2012, l'endettement net de Suez Environnement est ressorti à 7,43 milliards d'euros contre 7,55 milliards un an plus tôt.

"GDF Suez reste notre actionnaire de référence, notre partenaire de long terme", a commenté Jean-Louis Chaussade à propos de la non-reconduction du pacte d'actionnaires. "La gouvernance de Suez Environnement sera adaptée en conséquence."

PAS DE NOUVELLES DISCUSSIONS AVEC VEOLIA

Interrogé sur l'hypothèse de nouvelles discussions avec Veolia Environnement en vue d'un rapprochement, Jean-Louis Chaussade a répondu que les discussions n'avaient pas repris.

"Nous avons eu des conversations très préliminaires avec Veolia. A l'international, une alliance aurait pu faire du sens, en France elle était extrêmement compliquée", a-t-il dit lors d'une conférence de presse. "Les conversations se sont interrompues, elles n'ont pas repris."

Les deux spécialistes français du traitement de l'eau et des déchets avaient engagé des discussions l'an dernier en vue d'étudier une fusion des deux groupes mais ces négociations n'ont pas abouti.

A la mi-janvier, confirmant l'existence des discussions, Antoine Frérot, le PDG de Veolia Environnement, avait jugé qu'un tel rapprochement faisait du sens mais était difficile à mettre en oeuvre, surtout en France pour des problèmes de concurrence.

Avec Benjamin Mallet et Alexandre Boksenbaum-Granier, édité par Dominique Rodriguez

Copyright © 2013 Thomson Reuters


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