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Engie : Engie mise toujours sur le gaz pour produire de l'électricité

vendredi 2 novembre 2018 à 11h44
Engie mise toujours sur le gaz pour produire de l'électricité

par Florence Tan

SINGAPOUR (Reuters) - Engie continue à miser sur le gaz naturel pour produire de l'électricité bien qu'il ait vendu ces deux dernières années son pôle d'exploration et de production (E&P) et son portefeuille d'actifs amont de gaz naturel liquéfié (GNL).

Le groupe français, qui produit la moitié de son électricité à l'échelle mondiale à partir de gaz naturel et d'énergies renouvelables, observe un puissant mouvement vers le biogaz à travers le monde, a déclaré le directeur général adjoint Didier Holleaux, lors d'un sommet sur les matières premières organisé par Reuters.

"Avoir une position forte dans les secteurs en amont et intermédiaire de GNL ne nous est plus nécessaire", a-t-il dit.

"Nous observons également une forte évolution dans le monde en faveur du gaz renouvelable: du gaz produit par la transformation en méthane des déchets agricoles et par le traitement des déchets", a-t-il ajouté.

Engie a vendu ses activités d'exploration et production au britannique Neptune Energy l'an dernier et a finalisé en juillet la cession d'une partie de son pôle de GNL à Total.

Le groupe reste impliqué dans la distribution de gaz en Asie-Pacifique et travaille sur différents projets d'unités de GNL car qu'il juge que remplacer le charbon par le gaz est le moyen le plus facile et le plus rapide de réduire les émissions à effet de serre dans la région, a poursuivi Didier Holleaux.

Il développe ainsi avec Perusahaan Gas Negara et Perusahaan Listrik Negara, compagnies publiques indonésiennes de gaz et d'électricité, un projet visant à fournir du GNL à dix centrales dans le pays, a-t-il indiqué.

Le groupe français a également reconstitué une équipe dédiée au négoce mondial de GNL à Singapour.

ENGIE ATTEND UNE DÉCISION DE GPSC EN THAÏLANDE

"Le fait que nous ayons cédé nos activités intermédiaires ne signifie pas que nous n'avons pas besoin de négocier de GNL à court terme car nous avons parfois besoin d'approvisionnements", a dit Didier Holleaux.

"Le GNL va se développer dans le monde entier, les échanges à court terme vont augmenter parce qu'il y a un besoin d'ajuster (les approvisionnements) sur ce marché. Nous n'assurerons qu'une petite partie de cette activité."

En matière d'énergies renouvelables, Engie cherche à augmenter sa part de marché en vendant de l'électricité directement aux entreprises plutôt qu'à des réseaux et travaille avec des groupes comme le français Casino en France et le spécialiste solaire chinois du photovoltaïque Unisun.

Engie cherche également à renoncer aux centrales à charbon en Asie. Il comptait ainsi finaliser un projet de cession de sa participation dans le producteur thaïlandais d'électricité Glow à la division GPSC du géant thaïlandais de l'énergie PTT.

Mais en octobre, Bangkok a bloqué cette opération qui aurait pu atteindre quatre milliards de dollars (3,5 milliards d'euros).

"Il appartient à GPSC de décider s'il fera appel de cette décision. Nous agirons en conséquence", a déclaré Didier Holleaux, ajoutant qu'Engie devrait rechercher d'autres acheteurs si GPSC renonçait.

"Nous avons encore quelques actifs dans le charbon en dehors de la région Asie-Pacifique que nous voulons céder", a-t-il dit.

(Catherine Mallebay-Vacqueur pour le service français, édité par Bertrand Boucey)

Copyright © 2018 Thomson Reuters

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