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Engie : Engie et RWE étudient le scénario d'une alliance

Engie et RWE étudieraient le scénario d'une allianceEngie et RWE étudieraient le scénario d'une alliance

par Julien Ponthus, Geert De Clercq et Arno Schuetze

PARIS/FRANCFORT (Reuters) - Engie et RWE étudient le scénario d'une alliance franco-allemande dans le domaine de l'énergie, un rapprochement dont est tenu informé l'Etat français, ont rapporté à Reuters des sources proches du dossier.

Selon l'un des schémas envisagés, Engie pourrait prendre une participation dans Innogy, filiale cotée du groupe allemand RWE, qui deviendrait lui-même en retour actionnaire d'Engie. Cette opération s'accompagnerait mécaniquement d'une dilution de la part de l'Etat français, qui contrôle actuellement 28,65% d'Engie.

"Il y a en effet des discussions en cours mais cela ne veut pas dire que cela aboutira", a déclaré à Reuters une source gouvernementale française, qui incite également à la prudence sur la forme que pourrait prendre un éventuel rapprochement.

Engie, RWE et Innogy, une société spécialisée dans la gestion des réseaux et les énergies renouvelables, n'ont pas souhaité commenter ces informations.

Ces discussions, qui ont commencé avant l'élection d'Emmanuel Macron, font écho à l'"Airbus de l'énergie" que voulait créer l'ancien président de la République François Hollande, a précisé une source proche de ce dernier.

Emmanuel Macron, qui a réservé à Angela Merkel sa première visite à l'étranger, a convenu avec la chancelière allemande de renforcer la coopération bilatérale et d'élaborer une feuille de route européenne commune.

Aucun calendrier n'est fixé pour cette opération, d'autant que l'agenda politique reste chargé avec les élections législatives en juin en France et en septembre en Allemagne.

A la Bourse de Francfort, les cours des titres RWE et Innogy ont vivement réagi à cette information avec, à 14h45, des hausses de respectivement 5,16% à 16,93 euros et de 4,54% à 35,02 euros. A Paris, le titre Engie restait quasiment stable (+0,04% à 13,4 euros).

"En l'absence de plus de détails, nous pensons qu'un tel rapprochement serait négatif pour Engie", commente dans une note Pierre-Antoine Chazal, analyste chez Bryan Garnier.

Ce dernier cite les risques portant sur l'intégration des deux entreprises, les perspectives financières d'Innogy, la réduction du flottant d'Engie ou les marges de manoeuvres financières limitées du nouveau groupe post-opération.

RÉDUIRE LA PARTICIPATION DE l'ETAT

Selon les calculs de l'intermédiaire financier, au cours de Bourse actuel et sur la base d'un rachat en actions de 100% d'Innogy, RWE posséderait 28% de la nouvelle entreprise devant l'Etat français, qui détiendrait 18% par le simple jeu de la dilution. Mais l'Etat pourrait décider également d'en profiter pour céder un bloc d'actions Engie.

Emmanuel Macron a en effet prévu dans son programme de céder des participations publiques afin de financer un fonds de 10 milliards d'euros pour l'innovation et l'industrie ouvrant la voie à une gestion plus dynamique du portefeuille de l'Etat.

"Nous pensons clairement (...) que le nouveau président français Emmanuel Macron essaiera de réduire la participation du gouvernement français", peut-on encore lire dans une note du courtier Bryan Garnier.

La loi française devrait être toutefois changée pour permettre à l'Etat de descendre de façon permanente sous le seuil du tiers du capital d'Engie - il est pour le moment temporairement autorisé à rester sous cette barre - un niveau déterminé lors de la fusion entre l'ancien monopole Gaz de France et Suez.

Selon une source bancaire, une opération majeure de fusion-acquisition poserait cependant nécessairement la question de la gouvernance d'Engie.

Certains investisseurs estiment en effet qu'Isabelle Kocher ne s'est pas encore totalement imposée à la tête de l'énergéticien et que des doutes subsistent sur le tandem qu'elle forme avec Gérard Mestrallet, le président du conseil d'administration.

La directrice générale d'Engie avait déclaré le 5 mai lors de la présentation des résultats du premier trimestre que son groupe, qui a mis en vente les activités d'exploration et production (E&P) pétrolière et gazière, n'envisageait pas d'opérations de fusion-acquisition d'envergure et restait concentré sur son plan de transformation.

(Avec Emmanuel Jarry, Tom Kaeckenhoff, Stephen Jewkes et Matthieu Protard, édité par Jean-Michel Bélot)

Copyright © 2017 Thomson Reuters


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