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Edf : Le projet de réforme d'EDF au point mort, l'électricien accuse le coup en Bourse

mardi 6 juillet 2021 à 12h42
EDF recule en Bourse alors que son projet de réforme est dans une impasse

(BFM Bourse) - EDF recule en Bourse alors que la probabilité que le projet de réorganisation Hercule soit validée avant l'élection présidentielle s'amenuise nettement, selon des sources au fait des discussions qui se sont confiées à Reuters.

Dans une impasse, le projet Hercule entraîne le titre EDF dans une mauvaise passe. Au lendemain d'un recul de 1,7% après des déclarations du ministre de l'Economie Bruno Le Maire soulignant la difficulté pour la France d'accéder aux demandes de Bruxelles de scinder le groupe en trois entités distinctes (envisagées dans le cadre de la réorganisation), le titre de l'énergéticien accuse un nouveau repli de 4,1% à 11,4 euros, ce qui constituerait un plus bas en clôture depuis plus d'un mois.

Cette baisse intervient alors que la réforme est plus que jamais enlisée dans les échanges entre la direction du groupe, l'Etat et Bruxelles, toujours sur fond de contestation des syndicats.

La probabilité que celle-ci soit validée avant l'élection présidentielle de mai 2022 semble ainsi désormais très réduite, selon cinq sources au fait du processus interrogées par Reuters. En gestation depuis près de trois ans à la demande d'Emmanuel Macron, ce projet prévoit une renationalisation du parc nucléaire, accompagnée de la création d'une nouvelle entité autour des énergies renouvelables et de l'ouverture du capital d'Enedis, chargé de l'aménagement et de la gestion et réseau de distribution d'électricité en France.

Un groupe fortement endetté

Il vise aussi à répondre aux besoins de financement et à renforcer les capacités d'investissements d'un groupe fortement endetté. Le PDG du groupe Jean-Bernard Lévy a d'ailleurs plusieurs fois mis en garde le public contre les conséquences du rejet de ce projet qui maintiendrait selon lui EDF dans une position difficile en le privant de nouveaux moyens financiers lui permettant en particulier d'investir davantage dans les énergies renouvelables.

Selon des sources syndicales et parlementaires informées de l'avancement des négociations et selon une source gouvernementale interrogées par Reuters, aucun accord ne se profile toutefois à Bruxelles où la France se heurte toujours aux exigences de Bruxelles.

"Officiellement les discussions continuent, mais je pense que le projet est déjà enterré", indique même une source proche des promoteurs du projet. Et sur le plan législatif, le projet ne figure pas au programme de la session extraordinaire du Parlement du mois de juillet et ne pourrait donc être présenté qu'au mois de septembre, ce qui risque d'ailleurs de le faire coïncider avec une réforme des retraites elle aussi hautement sensible en période pré-électorale.

Des syndicats qui pointent des zones d'ombre

Dernière issue favorable possible pour EDF: l'adoption du projet par le gouvernement dans le cadre d'un procédure accélérée. S'il en a le pouvoir, ce dernier pourrait néanmoins se faire accuser d'autoritarisme au vu de la fronde soulevée par le projet. Il semble donc peu probable qu'Emmanuel Macron s'y risque à quelques mois des élections présidentielles. Autre alternative: l'exécutif pourrait aussi ne mettre en œuvre que partiellement la réforme en concrétisant le système de "quasi-régie" (qui désigne un marché public, une délégation de service public ou une concession d'aménagement conclus sans mise en concurrence par une autorité adjudicatrice avec un prestataire qui réalise pour elle l'essentiel de ses activités, et sur lequel elle assure un contrôle de même nature que sur ses propres services) envisagé pour les activités hydroélectriques, qui permettrait d'éviter une mise en concurrence des barrages d'EDF réclamée de longue date par Bruxelles.

Dimanche, lors des rencontres économiques d'Aix-Marseille, Jean-Bernard Lévy a rappelé que la balle était dans le camp du gouvernement.

Côté syndical, l'interfédérale CGT, CFE-CGC, CFDT, FO a adressé un courrier à Emmanuel Macron lui demandant de "renoncer à la désintégration herculéenne d'EDF". Dans un courrier rendu public jeudi, ils dénoncent les "zones d'ombre" sur l'état des négociations avec la Commission européenne, garante de la concurrence et réclament une "concertation et un dialogue social exemplaires" .Ils déplorent par ailleurs l'absence de référence aux "10 milliards (d'euros) de soutien public" pourtant "promis" début avril par Bruno Le Maire en vue d'une recapitalisation.

Quentin Soubranne - ©2021 BFM Bourse
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