Connexion
Mot de passe oublié Pas encore de compte ?

DRONE VOLT

ALDRV - FR0013088606 SRD PEA PEA-PME
0.272 € -2.86 % Temps réel Euronext Paris

Drone volt : Le français Drone Volt s'envole en Bourse depuis qu'il est parti à la conquête des Etats-Unis

mardi 22 septembre 2020 à 12h25
Le Hercules 2 à l'assaut des États-Unis

(BFM Bourse) - Multiplié par 5 depuis la signature -il y a un moins d'un mois- d’une lettre d’intention avec la société américaine Aquiline, intéressée par la licence de production et de vente aux Etats-Unis de deux de ses drones, le cours de Drone Volt pourrait bien ne pas s'arrêter en si bon chemin.

Passé relativement inaperçu au cœur d'un mois d'août traditionnellement calme en termes d'actualités d'entreprise, la signature par Drone Volt d'un accord de licence avec l'américain Aquiline Drones pour la production et la commercialisation de deux de ses drones (Hercules 2 et Altura Zenith) a littéralement propulsé le titre du spécialiste tricolore des drones civils professionnels. Alors que celui-ci se négociait à 0,0758 euro à la clôture du lundi 24 août, l'annonce de ce partenariat qui peut permettre à Drone Volt de réaliser une percée majeure aux États-Unis a entraîné une flambée du titre de 68% (!) dès le lendemain. Et depuis, l'action ne cesse de progresser. À 11h ce mardi, le titre grignote encore 3,1% à 0,361 euro, après avoir pris plus de 15% vers 9h30, dans un volume d'échanges colossal représentant près de 14% du tour de table. En moins d'un mois, le titre s'adjuge ainsi 376%.

Vers une licence majeure aux États-Unis

L’entreprise basée à Villepinte, en Seine-Saint-Denis, et sa filiale néerlandaise Aerialtronics (dont il détient 100% du capital depuis le 9 septembre dernier, après avoir acquis les 49,8% qu'il ne détenait pas encore pour environ 2,5 millions d'euros) ont signé une lettre d’intention (LOI) avec Aquiline Drones, entreprise américaine de solutions drones et "cloud" pour l'aviation, basée à Hartford dans le Connecticut. Cette dernière propose de nombreux services ainsi qu’une école de formation de pilote de drones commerciaux, marché en demande croissante aux États-Unis, et affiche l'objectif pour le moins ambitieux de créer un million d'emplois autour du drone. La LOI porte sur un accord de droit de licence pour la production et la commercialisation des drones Hercules 2 et Altura Zenith et de sa caméra Pensar avec intelligence artificielle embarquée (détection, tracking, reconnaissance visuelle, annotations en temps réel).

"Les discussions menées depuis plusieurs mois entre les deux sociétés devraient aboutir à un contrat définitif ces prochaines semaines", soulignait Drone Volt dans son communiqué. PDG du groupe créé en 2011, Olivier Gualdoni jugeait alors qu'avec ce partenariat, Drone Volt venait de "franchir une nouvelle étape majeure dans le déploiement de ses solutions à l’international où les enjeux commerciaux sont très élevés". "Cet accord, basé sur un transfert de savoir-faire, permet d’entrevoir un contrat très profitable pour Drone Volt, avec des revenus réguliers sur 5 ans" précisait-il.

De fait, l'accord signé le 24 août prévoit que le groupe américain produise 1.000 unités par mois d'ici la fin de l'année, puis 3.000 unités par mois "au cours des mois suivants" avant d'atteindre, à terme, une production de 10.000 unités par mois, ce qui constitue "l'ambition ultime" d'Aquiline. En contrepartie de l'octroi de licence pour une durée de 5 ans, Drone Volt percevra des royalties correspondant à 10% du prix de vente unitaire par drone, avec un minimum annuel garanti de 250.000 dollars (environ 213.000 euros) pour l’Altura Zenith et de 150.000 dollars (127.000 euros) pour le Hercules 2. "Ces montants seront appréciés de 10% chaque année", précise le français, qui touchera également 450.000 dollars (381.000 euros) au titre du transfert de savoir-faire. La première année, le montant total de l’accord s’élèvera à 850.000 dollars (près de 720.000 euros), soit 10% du chiffre d’affaires de Drone Volt en 2019 (7,1 millions d'euros, en baisse de 4,2% par rapport à 2018).

Pour consolider ce partenariat le français et l’américain envisagent par ailleurs une prise de participation croisée portant sur 10% du capital, sous la forme d'un échange d'actions, "dans le but de maintenir un esprit de transparence, de garantir le bon développement du partenariat et pour nourrir une relation à long terme mutuellement profitable".

Invest Securities voit le titre se rapproche de 1 euro dans le "best case scenario"

Analyste en charge du dossier chez Invest Securities, Johann Carrier souligne dans une note publiée le 18 septembre la "faiblesse du premier semestre" du groupe (CA en repli de 44% à 2 millions d'euros mais Ebitda et résultat net quasi-stables grâce à un strict contrôle des Opex), affecté par la crise sanitaire, mais également les "perspectives favorables" induites par la LOI. "Au-delà des résultats, nous espérons la confirmation du partenariat envisagé avec Aquiline Drones (...) les volumes envisagés (dans le cadre de ce partenariat, NDLR) offrant un fort effet de levier sur la profitabilité et la valorisation" note le spécialiste, qui relève son objectif de 0,20 à 0,31 euro mais abaisse sa recommandation d'achat à neutre "après prise en compte partielle de ce contrat".

"Nos estimations intégreront une plus forte contribution de ce partenariat en fonction des avancées futures telles que: la signature effective du contrat, le lancement de la production, les volumes de production, etc." poursuit l'analyste du broker, qui ajoute que, "dans l’hypothèse d’un "best case scenario" intégrant une production mensuelle de 10.000 drones par mois à horizon 2023-24, le cours du titre Drone Volt pourrait, en première approche, se rapprocher de 1 euro". À noter que le titre n'a pas toujours été un "penny stock" puisqu'il a atteint un plafond historique à plus de 2,35 euros en novembre 2015.

Sur la base de ses estimations, les revenus additionnels pour Drone Volt sont estimés par Johann Carrier à 3,3 millions d'euros dès 2021 (production de 1.500 drones par mois), puis 6,4 millions d'euros en 2022 (production de 3.000 drones par mois) et, enfin, à plus de 20 millions d'euros sur la base d’une production mensuelle de 10.000 drones à plus long terme. "Au regard du business model de ce contrat (royalties), la marge générée est particulièrement élevée (R&D déjà engagée) contribuant ainsi très fortement aux résultats" relève-t-il.

À ce stade, l'analyste retient toutefois "une probabilité de réussite de ce partenariat de (seulement, NDLR) un tiers, sachant que ce taux a vocation à augmenter au fur et à mesure des avancées de cette collaboration". Sur cette base, la contribution attendue du partenariat au chiffre d'affaires ressort à 1,2 million d'euros, 2,2 millions en 2022 et 7 millions d'euros en 2023.

Le destin et le développement du groupe séquano-dionysien qui fournit notamment des administrations et des industriels tels que l’Armée Française, le Ministère des Armées, Engie, Total, Bouygues ou encore des agences gouvernementales internationales comme l'US Army -qui apprécie notamment que les données transmises par les drones conçus par Drone Volt soient chiffrées et que le groupe français ne prévoie aucune communication avec un serveur pour les mises à jour, ce qui exclut a priori tout accès ou transfert d’informations à distance et à l’insu de l’utilisateur- s'inscrit donc peut-être outre-Atlantique.

Quentin Soubranne - ©2020 BFM Bourse
Vous suivez cette action ?

Recevez toutes les infos sur DRONE VOLT en temps réel :

Par « push » sur votre mobile grâce à l’application TradingSat Bourse


Par email

Votre avis
TradingSat
Portefeuille Trading
+331.30 % vs -7.58 % pour le CAC 40
Performance depuis le 28 mai 2008

Newsletter bfm bourse

Recevez gratuitement chaque matin la valeur du jour sélectionnée par Logo TradingSat