LUXEMBOURG/BRUXELLES (Reuters) - La France, la Belgique et le Luxembourg ont annoncé qu'ils apportaient leur garantie aux emprunts de Dexia afin de permettre à la banque de consolider son activité.
Lors d'une conférence de presse à l'issue de discussions marathon dans la nuit à Bruxelles, le Premier ministre belge Yves Leterme a précisé qu'un tel système de garantie pourrait être apporté à toutes les banques belges selon les mêmes conditions.
La ministre française de l'Economie Christine Lagarde a pour sa part indiqué que des mesures similaires à celles prises pour Dexia n'était pas nécessaires pour le marché français.
De source proche des discussions entre les trois Etats, on indique que la Belgique apportera 60,5% de la garantie, la France 36,5% et le Luxembourg 3%. La garantie sera valable jusqu'au 31 octobre 2009, avec possibilité de prolongation d'un an.
L'action Dexia a ouvert en hausse d'environ 18% à la Bourse à Bruxelles. Le titre cédait 2% à Paris, mais sur des prises de bénéfices après sa forte progression de la veille.
L'action Dexia a perdu la moitié de sa valeur au cours du mois écoulé et a continué à chuter ces derniers jours en dépit du plan de sauvetage de 6,4 milliards d'euros annoncé la semaine dernière par les trois Etats.
La persistance de la défiance portait sur Financial Security Assurance (FSA), la branche du groupe bancaire infectée par des actifs "toxiques" liés aux subprimes américains.
Le ministre luxembourgeois du Budget Luc Frieden a déclaré sur Radio Luxembourg qu'une solution complète n'avait pas encore été trouvée pour FSA mais que les trois gouvernements voulaient maintenir le groupe Dexia dans sa forme actuelle, ce qui signifie que FSA restera au sein de Dexia.
Version française Dominique Rodriguez
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