par Julien Ponthus
PARIS (Reuters) - La banque franco-belge Dexia annonce son deuxième trimestre bénéficiaire consécutif depuis son sauvetage en 2008 et se donne pour objectif de se passer des garanties étatiques pour ses besoins de refinancement d'ici octobre 2010.
"La proportion de dette non garantie au sein du financement du groupe devrait encore s'accroître au cours des prochains mois, conformément à l'objectif de Dexia de sortir progressivement du mécanisme de garantie des États d'ici la fin de 2010," a déclaré le groupe dans un communiqué.
Le leader mondial du financement des collectivités territoriales a néanmoins enregistré un résultat net inférieur aux attentes des analystes, à 283 millions d'euros contre les 387 millions d'euros attendus par le consensus établi par Inquiry Financial Intelligence.
Tous les métiers du groupe bancaire ont dégagé des profits et contribué aux résultats.
Une provision collective de 175 millions d'euros pour faire face aux risques liés à la crise a aussi pesé sur les comptes.
La banque, qui avait subi une perte de 3,3 milliards d'euros en 2008, a dégagé sur le trimestre avril-juin un résultat brut d'exploitation en deçà des attentes, à 765 millions d'euros, contre 879 millions attendus par le consensus.
Les revenus de Dexia se sont élevés à 1,670 milliard d'euros au deuxième trimestre, contre une prévision moyenne de 1,784 milliard.
La banque a vu son coût du risque multiplié par près de six par rapport au deuxième trimestre de l'an dernier, à 361 millions d'euros, une augmentation comparable à celle du reste du secteur.
Touché par la crise financière, le groupe franco-belge a bénéficié fin septembre 2008 d'une injection de 6,4 milliards d'euros de la part de la Belgique, de la France, du Luxembourg et d'un certain nombre d'actionnaires-clés.
Les trois Etats qui ont aidé la banque pour éviter un risque systémique lui ont également apporté pour 150 milliards d'euros de garanties.
Depuis cet automne, une restructuration en profondeur des activités de Dexia a été engagée, avec notamment la cession de son rehausseur de crédit américain Financial Security Assurance (FSA) à Assured Guaranty.
La Commission européenne a décidé le 13 mars d'ouvrir une enquête approfondie sur Dexia pour s'assurer que son plan de restructuration, qui bénéficie de fonds publics, garantira la viabilité du groupe à long terme.
Edité par Marc Angrand
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