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Credit agricole : Crédit agricole dit pouvoir affronter un gel du marché monétaire

Crédit agricole dit pouvoir affronter un gel du marché monétaireCrédit agricole dit pouvoir affronter un gel du marché monétaire

par Matthieu Protard et Lionel Laurent

PARIS (Reuters) - Crédit agricole s'est efforcé jeudi de rassurer les investisseurs en affirmant qu'il pourrait compenser un gel des liquidités en provenance du marché monétaire américain pour satisfaire ses besoins de refinancement.

Alors que le marché redoute des problèmes de refinancement du secteur bancaire européen, la troisième banque française par la capitalisation boursière a expliqué qu'elle avait diversifié ses sources de financement en dollar en Asie et au Moyen-Orient.

"Le refinancement résiduel en dollar d'origine money-market funds (fonds monétaires américains, NDLR) est désormais réduit (...) et leur disparition complète ne nous poserait pas de problème particulier", a expliqué Michel Mathieu, directeur général délégué du Crédit agricole SA, lors d'une conférence téléphonique.

La banque, dont les comptes du deuxième trimestre ont subi une lourde charge liée à la Grèce, a dans le même temps indiqué qu'elle disposait à fin juillet de plus de 120 milliards d'euros de réserves de liquidité immédiatement disponibles.

"Plus de 80 milliards sont mobilisables en 24 heures", a ajouté Michel Mathieu.

Les propos tenus par la direction de la banque ont contribué à alléger la pression qui pèse sur les valeurs bancaires européennes.

L'action Crédit agricole prenait encore 8% à 6,72 euros à 16h05 après avoir atteint près de 10%, et affichait la plus forte hausse du CAC 40, passé en territoire négatif en milieu d'après-midi.

Société générale et BNP Paribas suivaient avec des gains de 5% et 4,6% respectivement.

Au niveau européen, l'indice bancaire gagnait 1,7%.

"On avait atteint des niveaux de valorisation qui étaient des niveaux de panique. Dès qu'il y a une lueur d'espoir dans le paysage bancaire européen, le secteur rebondit", explique un analyste financier basé à Londres, qui n'a pas souhaité être nommé.

"SE REMETTRE"

Les banques françaises ont décroché en Bourse ces dernières semaines, doublement pénalisées par le ralentissement économique et la crise de la dette du fait de leur forte exposition à la Grèce et à l'Italie.

Depuis le 11 juillet, séance marquée par un affolement des investisseurs concernant l'Italie, Société générale a perdu quelque 40%, Crédit agricole et BNP près de 30%.

"Il faudra du temps pour se remettre de cette situation", a déclaré Jean-Paul Chifflet, le directeur général du Crédit agricole, lors d'une conférence de presse, à propos de l'évolution en Bourse.

La banque a aussi exclu de procéder à une augmentation de capital après la chute de sa capitalisation boursière sur les deux derniers mois. A fin juin, son ratio de fonds propres core tier one ressort à 8,9% contre 8,4% fin 2010.

Son directeur général a également expliqué qu'il ne s'attendait pas à de grands mouvements de consolidation dans le secteur bancaire européen tant que le cadre réglementaire ne sera pas clairement définis.

OBJECTIFS 2014 MAINTENUS

Au deuxième trimestre, Crédit agricole, qui a lancé fin juillet un avertissement sur ses résultats, a dégagé un bénéfice net de 339 millions d'euros, en baisse de 10,6%, après avoir passé une charge de 653 millions d'euros liée à la crise grecque.

Ces résultats sont supérieurs aux attentes du marché mais les analystes relèvent que cette performance est avant tout le fait d'éléments exceptionnels et se disent déçus par les performances dans la banque de détail en France.

"Les chiffres-clés sont supérieurs aux attentes mais cela tient à un élément exceptionnel dans le compte propre", relèvent les analystes d'Espirito Santo Investment.

"Nous sommes négativement surpris par la performance de la banque de détail en France puisque les revenus de LCL sont en baisse de 1% et ceux des caisses régionales en hausse de seulement 2,2%", souligne de son côté Natixis.

Devant la détérioration de la crise en Grèce, le Crédit agricole a été contraint fin juillet d'abandonner son objectif de retour aux bénéfices de sa filiale grecque Emporiki en 2012 et Jean-Paul Chifflet table désormais sur un retour dans le vert en 2013 ou 2014.

La banque maintient toutefois ses objectifs financiers pour 2014, à savoir un bénéfice net de six à sept milliards d'euros en 2014 et de revenus au-dessus de 25 milliards.

Edité par Dominique Rodriguez

Copyright © 2011 Thomson Reuters


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