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Cellectis : Cellectis confiant dans sa technologie

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Par Noëlle Mennella

PARIS (Reuters) - Cellectis, société de biotechnologie spécialisée dans l'ingénierie génétique, veut faire de sa technologie visant à réparer l'ADN une référence mondiale dans les années qui viennent, a déclaré Marc Le Bozec, son directeur financier.

Pour y parvenir, Cellectis envisage de s'associer avec de grands groupes industriels, d'étendre son portefeuille de brevets des maladies génétiques aux infections virales et, le cas échéant, d'acquérir des sociétés pour se développer en aval, a-t-il précisé dans une interview téléphonique accordée à Reuters.

Créée en 2000 par scission de l'Institut Pasteur, Cellectis n'exclut pas non plus de céder dans les trois ou quatre prochaines années l'une ou l'autre de ses activités pour éventuellement se focaliser sur la santé humaine.

Cellectis a développé et breveté un système de réparation de l'ADN appelé "système de recombinaison par méganucléases" ou MRS. Utilisées comme ciseaux, les méganucléases reconnaissent la séquence ADN ciblée et la coupent sans l'endommager. Une matrice ADN avec une nouvelle information génétique est alors insérée dans le génome et la séquence est ensuite recollée.

L'une des clefs du succès de son introduction en Bourse - la demande a excédé six fois l'offre - a résidé dans la rupture technologique qu'elle apporte sur le marché.

UNE LOGIQUE D'ASSOCIATIONS

Introduite en février 2007 sur Alternext à 10,25 euros, l'action a clôturé lundi à 5,72 euros, soit une valorisation de 52 millions d'euros, n'ayant pas échappé à la tempête qui a emporté la quasi-totalité des valeurs du secteur.

En 2007, Cellectis a vu ses ventes croître de 22% à 1,4 million d'euros tandis que sa perte nette s'est creusée à près de trois millions d'euros, contre 2,4 millions un an plus tôt. A la fin 2007, sa trésorerie nette était de 25 millions d'euros, faisant apparaître une consommation de quatre millions d'euros depuis l'introduction sur le marché, qui lui avait permis de lever 21 millions.

Aujourd'hui, la société, dont le principal concurrent et l'américain Sangamo, applique sa technique en santé humaine (maladies génétiques), dans l'agronomie (semences OGM) et dans la bioproduction (bactéries, cellules animales) ainsi que dans les outils de recherche.

"Nous avons l'ambition de positionner notre technologie comme le standard de référence des opérations de biotechnologies dans les années qui viennent, que ce soit pour la thérapie cellulaire, la thérapie génique ou la production de protéines recombinantes", a expliqué Marc Le Bozec.

"La logique est de s'associer marché par marché avec de gros partenaires via des accords de collaboration, de développement, de recherche ou par des joint-venture mais en tout état de cause de garder indépendant le coeur de notre activité, consistant à produire des méganucléases, afin de conserver notre avance technologique et scientifique", a-t-il poursuivi.

Au-delà des deux à trois prochaines années, "on envisagera peut-être de céder telle ou telle activité et on pourrait se focaliser sur la santé humaine", a encore déclaré Marc Le Bozec.

L'ENJEU DES INFECTIONS VIRALES

Cellectis fabrique aujourd'hui 10 à 15 MRS et compte en réaliser 20 d'ici à la fin de l'année, l'objectif que la société s'était fixée lors de son introduction en Bourse.

L'entreprise a notamment fourni sa technologie à Bayer pour une application dans les plantes et a conclu l'an dernier plusieurs accords de collaboration dont un pour améliorer le traitement des "bébés bulles", privés de défense immunitaire, et un autre pour soigner "les enfants de la lune", qui ne supportent pas les ultraviolet.

Après avoir ciblé les maladies génétiques, Cellectis compte appliquer sa technique au domaine des infections virales.

"Il y a là un enjeu qui est probablement le grand avenir de la société. Nous allons essayer de démontrer que l'on est capable de nettoyer une cellule infectée de son virus. Nos travaux préliminaire portent sur l'hépatite B, des formes d'herpès et dans le courant 2008 sur le sida", a précisé Marc Le Bozec.

"Les méganucléases sont en train d'être mises au point, les premières versions devraient être prêtes d'ici à la fin de l'année et transférées dans le courant de l'année prochaine à des partenaires qui assureront le développement et la commercialisation", a-t-il poursuivi.

Le capital de Cellectis est détenu à 32% par ses deux fondateurs, André Chouilika et David Sourdive. Les autres actionnaires sont l'institut Pasteur (6%) et différents fonds de capital-risque.

Marc le Bozec affirme que la société n'envisage pas de lever de nouveaux fonds pour financer ses activités telles qu'elles sont aujourd'hui, mais qu'elle pourrait l'envisager pour l'acquisition éventuelle de sociétés "en aval dans la chaîne de valeur ajoutée".

"C'est dans notre programme. On commence à regarder des sociétés", a-t-il commenté.

Copyright (C) 2007-2008 Reuters


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