SAO PAULO/PARIS (Reuters) - L'homme d'affaires brésilien Abilio Diniz a renoncé mardi à son projet de rapprochement entre le distributeur brésilien Grupo Pao de Acucar (GPA) et la filiale de Carrefour au Brésil.
Cette décision, qui sonne comme une fin de partie pour Carrefour, a été annoncée par un porte-parole. Elle est motivée par le retrait du soutien des autorités brésiliennes au projet et l'opposition clairement exprimée du conseil d'administration de Casino.
Plus tôt dans la journée, Casino, associé à la famille Diniz au sein de GPA, s'était prononcé contre l'opération. Après le retrait de la banque brésilienne de développement BNDES, l'investisseur et le fonds BTG Pactual -qui contrôle Gama, un véhicule d'investissement placé au centre de la transaction- ont suspendu l'offre.
Abilio Diniz, à l'origine du projet, avait pourtant réaffirmé ses intentions quelques heures plus tôt.
Casino et Carrefour souhaitent que GPA accélère sa croissance au Brésil, dont le produit intérieur brut devrait croître de 4% cette année.
Si Casino semble avoir pour le moment réussi dans son projet de s'opposer aux projets de Carrefour, le groupe risque désormais de devoir faire face à une relation difficile avec Diniz, qui est à la fois le président et l'un des principaux actionnaires de GPA.
"Il n'y a pas vraiment de vainqueur, puisque Casino se trouve coincé avec un partenaire dont les intérêts ne sont manifestement pas les mêmes", a souligné Natalie Berg, chercheuse chez Planet Retail.
Cesar Bianconi et Leila Abboud, Gregory Schwartz pour le service français, édité par Nicolas Delame
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