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Arcelormittal : Les syndicats d'arcelormittal sans illusions pour gandrange

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STRASBOURG (Reuters) - ArcelorMittal devrait confirmer, vendredi prochain, lors d'un comité d'entreprise, son intention de fermer partiellement l'usine sidérurgique de Gandrange, ce qui entraînera la suppression de 595 des 1.100 emplois, affirment les syndicats.

"Nous avons reçu une convocation pour le comité d'entreprise du 4 avril mais aussi un document qui démonte point par point le projet que nous avons présenté", a indiqué à Reuters Edouard Martin, délégué CFDT au comité européen du groupe.

"Ils commettent un crime social. Rien ne justifie cette fermeture", s'emporte-t-il.

"La position de la direction n'a pas bougé. Elle rejette le projet du comité d'entreprise élaboré par le cabinet Syndex", confirme Jacky Mascelli, secrétaire de la CGT d'ArcelorMittal à Gandrange et élu au comité d'entreprise.

Le premier groupe sidérurgiste mondial avait annoncé le 16 janvier son intention de fermer d'ici au premier trimestre 2009 l'aciérie et le train à billettes (petites barres) pour ne laisser subsister que le laminoir à couronnes et à barres qu'il faudrait dès lors alimenter depuis l'Allemagne.

Lakshmi Mittal, P-DG du groupe, avait accepté le 28 janvier, à l'issue d'un entretien à Paris avec Nicolas Sarkozy, de surseoir à la décision jusqu'à début avril, pour permettre aux syndicats de présenter un projet alternatif.

Ce contre-projet a été présenté à la direction le 14 mars. Il propose d'investir près de 50 millions d'euros pour remettre le site à niveau et mener un vaste plan de formation mais aussi de réduire le nombre de références produites pour renforcer la rentabilité.

Le coût de la fermeture partielle serait quant à lui de 75 millions d'euros, selon Edouard Martin.

Syndex estime que l'usine, qui a perdu 20 millions d'euros en 2006 et 36 millions d'euros en 2007 pour un milliard de chiffre d'affaires, pourrait revenir à un Ebitda (résultat opérationnel avant impôts et dotation aux amortissements) de 6%. Un niveau que la direction jugerait insuffisant.

"Je crois bien que certains ont joué un coup politique avec nous", estime Edouard Martin, en référence à la visite de Nicolas Sarkozy, le 4 février et affirmant que l'Etat était prêt à investir sur le site "avec ou sans Mittal."

Reste, pour les syndicats, l'espoir ténu d'un repreneur bien que le directeur d'ArcelorMittal France, Daniel Soury-Lavergne, ait affirmé le 25 mars dernier qu'aucun n'avait manifesté son intérêt "de façon construite."

La CGT, qui a toujours privilégié cette solution, se raccroche à cette formule pour espérer l'intervention d'un tiers dans la dernière ligne droite.

En attendant, les syndicats sont décidé à interpeller l'Etat. Ils appellent les salariés et les élus locaux à une manifestation jeudi après-midi devant la préfecture de Metz.

Gilbert Reilhac

Copyright (C) 2007-2008 Reuters


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