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Amoeba : En pulvérisant son amibe anti-microbienne, Amoeba explose à la hausse

mardi 12 février 2019 à 16h33
L'action Amoeba rebondit de plus de 50%

(BFM Bourse) - Le titre de la société lyonnaise, à l'origine d'un produit biocide non chimique destiné à traiter le risque microbiologique dans des applications liées à l'eau, à la santé et aux plantes, bondit de 55% dans un volume d'échanges considérable. Selon Amoeba, une formulation de son amibe "Willaertia magna C2c Maky" réduite en poudre se montre aussi efficace que l'amibe vivante ou que le sulfate de cuivre pour traiter le mildiou de la vigne.

Vif rebond pour le titre Amoeba mardi à l'annonce d'une découverte scientifique vis-à-vis de la formulation de son produit phare, dans la perspective d'un usage en protection des cultures viticoles. L'action, qui a perdu plus de 90% de sa valeur depuis trois ans en raison de retards dans le parcours d'obstacles réglementaires afin d'homologuer son traitement biologique (fondé sur une amibe dénommée Willaertia magna C2c Maky, naturellement présente dans l'eau et reconnue sans danger pour la santé ni risque environnementaux), rebondit de 52% à 3,08 euros mardi après-midi, dans un volume d'échanges très étoffé représentant plus de 15% du tour de table.

Une formulation sèche de Biomeba

Dans un communiqué diffusé lundi après Bourse, Amoeba a annoncé qu'une formulation sèche -autrement dit une poudre- composée d’amibes lysées (c’est-à-dire mortes et en morceaux) avait démontré une efficacité dans le traitement du mildiou comparable tant à celle de l’amibe vivante qu'à celle du produit chimique de référence (le sulfate de cuivre, ou bouillie bordelaise, autorisé en agriculture "bio" bien qu'il s'agisse d'un composé entièrement issu de la chimie mais qui commence enfin à subir des restrictions notamment en termes de dosage). Ces tests ont été menés notamment par le laboratoire indépendant Conidia, spécialiste des moisissures et levures, suivant une procédure normalisée.

En mai, l'entreprise avait déjà indiqué que Willaertia magna C2c Maky (sous forme de micro-organisme vivant) avait obtenu une efficacité de 90% face au champignon à l'origine du mildiou de la vigne (en serre, à comparer à une efficacité de l'ordre de 50% pour les agents de biocontrôle habituels dans ces conditions).

De nombreux atouts techniques - et un verrou réglementaire qui pourrait sauter

La formulation sèche présente de nombreux avantages techniques, détaille Amoeba : durée de conservation étendue à plusieurs mois au lieu de quelques semaines, réduction du volume de plusieurs mètres cubes de liquide à épandre en quelques kilogrammes de poudre, possibilité d'expédition à l'international sans conditions particulières de transports... mais aussi au plan réglementaire. En effet "une substance constituée uniquement de lysat d’amibe supprime tout questionnement sur un hypothétique risque pour la santé humaine de l’amibe vivante", souligne la firme. En 2018, l'Anses avait brandi un hypothétique effet ‘Cheval de Troie’ (par lequel l’amibe agirait comme un réservoir pour des bactéries pathogènes) en refusant l'homologation de Willaertia magna C2c Maky pour le traitement d'eaux industrielles (tours aéro-réfrigrérantes), entraînant un chute de plus de 70% du cours en une séance.

Un précédent avec Romeo de BASF

Reste qu'obtenir avec des débris d'amibe une efficacité comparable à celle d'amibes vivantes apparaît contre-intuitif. De fait, le secret de l'activité d'une forme lysée de micro-organisme n'est pas entièrement élucidée. Il pourrait s'agir d'un effet stimulateur sur les défenses naturelles de la vigne (lui permettant de mieux combattre le champignon), d'un effet direct sur le développement du champignon, ou bien d'un effet de "cire" (empêchant le champignon de pénétrer les pores de la feuille), ou peut-être de toute combinaison de ces effets potentiels, a indiqué Fabrice Plasson, le PDG d'Amoeba. Quoi qu'il en soit l'efficacité est là et Willaertia magna C2c Maky ne serait pas le premier micro-organisme à en faire la preuve: ainsi BASF a homologué en 2017 une solution contre le midliou et l'oïdium, sous la marque Romeo (issue de recherches du français Lesaffre) à base de fractions de levures.

Début des essais plein champ au printemps

Tandis que la société débutera en avril des essais en pleine vigne, Amoeba précise que la perspective de mise sur le marché dans la protection des plantes sur base de ce lysat d'amibes en poudre est encore relativement lointain : vers 2022 aux Etats-Unis, et beaucoup plus tard encore en Europe.

Réponse de l'EPA aux Etats-Unis attendue prochainement

À horizon beaucoup plus proche, l'entreprise attend d'ici fin mars -sous réserve d'absence de décalage dû au "shutdown"- la réponse de l'Environmental Protection Agency des Etats-Unis à une utilisation de Willaertia magna C2c Maky dans les tours aéro-réfrigrérantes et l'irrigation, sous la marque Biomeba.

Parallèlement, l’Agence canadienne de Réglementation de la Lutte Antiparasitaire (ARLA), qui autorise pour le moment la commercialisation à des fins de recherche seulement, a également entre ses mains le dossier d'homologation définitive.

Guillaume Bayre - ©2019 BFM Bourse
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