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Adux : "je préfère adverline" à hi-media (julien lepage, amiral gestion)

mercredi 27 août 2008 à 11h00

(BFM Bourse) - Un récent avis de l'AMF a révélé qu'Amiral Gestion avait franchi les 5% du capital du spécialiste du recyclage industriel Recylex. Julien Lepage, co-gérant des fonds Sextant Grand Large et Sextant PEA au sein de la société de gestion, nous donne son avis sur la valeur, ainsi que sur NicOx, Entreparticuliers.com, Adverline, Maurel & Prom…

Tradingsat.com : Quel est votre pronostic pour le Cac 40 au second semestre ?

Julien Lepage : Je n'en ai pas. Je m'en tiens au dicton de Warren Buffet : « les prévisions vous en disent beaucoup sur ceux qui les font, elle ne vous disent rien sur l'avenir ».

Tradingsat.com : Est-il encore temps selon vous de jouer la thématique du redressement du dollar ?

Julien Lepage : Je n'aime pas beaucoup les thématiques. Ce n'est pas parce que le dollar va gagner 10% que nous allons nous mettre à acheter des valeurs dollars. Bien sûr, cela peut profiter aux valeurs exportatrices, mais ce n'est pas cela qui va dicter notre stratégie. On peut d'ailleurs citer des contre-exemples de valeurs dollars qui ne profitent pas de la situation, telles que Safran ou Sanofi-Aventis. A supposer que nous détenions une valeur censée profiter du rebond du dollar, nous pourrions éventuellement renforcer notre position, mais c'est tout. Cela dit, le rebond du dollar ne nous pose aucun problème, il atténue la consolidation de nos valeurs pétrolières américaines qui ont fortement baissé ces dernières semaines.

Tradingsat.com : Quels sont vos secteurs préférés ?

Julien Lepage : L'Energie, et dans une moindre mesure Internet, simplement parce que ces deux secteurs offrent une visibilité sur vingt ans : nous avons vingt ans d'énergie chère devant nous et vingt ans de développement d'Internet. Les dernières statistiques montrent que les jeunes générations utilisent de moins en moins la télévision au bénéfice d'Internet. C'est une réalité qui va s'accélérer. Pour en profiter, Google est incontournable dans un portefeuille. Sur le marché français, nous avons détenus des actions AuFéminin.com, dont nous nous sommes en grande partie allégés au moment de l'OPA de l'allemand Axel Springer.

Tradingsat.com : Que pensez-vous de Hi-Media, le 1er acteur français du secteur ?

Julien Lepage : Je préfère Adverline qui, avec les mêmes métiers historiques, se développe rapidement dans l'édition. Parmi les dossiers que nous aimons bien, il y a aussi 1000mercis, dans les prestations services de marketing et de publicité interactifs, ainsi qu'Entreparticuliers.com, qui est le 1er site Internet français dédié à la diffusion de petites annonces immobilières entre particuliers.

Tradingsat.com : Malgré la morosité du marché immobilier ?

Julien Lepage : Le modèle d'Entreparticuliers.com est adapté à la conjoncture. La chute provoquée par le restatement de juin dernier constitue une opportunité. Sa cause – une révision à la baisse des résultats 2007 – est paradoxalement une bonne nouvelle. Le groupe avait mis en place une garantie assurant le remboursement des frais d'annonce du client si la vente de son bien n'était pas réalisée dans un délai de six mois. Avec la crise, le nombre d'invendus a augmenté. Résultat : les remboursements ont dépassé le montant provisionné par le groupe. En décidant de porter le délai de garantie à 1 an, Entreparticuliers.com a trouvé la parade. Au lieu de pénaliser le groupe, l'allongement des durées de mise en vente lui profite. Tant que leur bien n'est pas vendu, les clients continuent de payer leur abonnement, dont le coût demeure toujours plus attractif pour eux que celui d'une agence immobilière. La valorisation est amusante, 3 X le résultat d'exploitation pour une activité en croissance de plus de 35%, on ne devrait pas perdre d'agent…

Tradingsat.com : Quels types de valeurs appréciez-vous précisément dans le secteur de l'énergie ?

Julien Lepage : Essentiellement les sociétés pétrolières canadiennes. Dans le domaine pétrolier, il vaut mieux aller directement là où les choses se passent. Nous nous intéressons également à certains spécialistes d'Europe du Nord dans le domaine du forage et des plates-formes pétrolières. Sur le marché français, je retiens uniquement Entreprose Contracting et Maurel & Prom. Contrairement à une idée reçue, Maurel & Prom n'est pas une valeur spéculative dans la mesure la société détient beaucoup de cash depuis la vente du champs de Mboundi, qui lui permet de financer son programme d'exploration et un gros dividende. Le groupe doit prochainement annoncer les résultats de ses recherches en Tanzanie.

Tradingsat.com : Que pensez-vous des soucis judiciaires et des perspectives de Recylex (ex-Metaleurop) ?

Julien Lepage : Nous venons de prendre une participation au capital après avoir soldé toutes nos positions dans l'euphorie spéculative de l'été 2007. Le conseil des prud'hommes de Lens a condamné la société à indemniser les anciens salariés de Métaleurop-Nord. Mais cela ne préjuge pas de la décision qui sera prise en appel par les juges professionnels, qui s'appuieront sur le droit, à l'écart de la sensibilité politique du dossier. Et quand bien même le groupe perdrait son procès, cela ne serait pas dramatique. La situation financière de Recylex s'est grandement assainie, et le projet de traitement de batteries automobiles usagées en Algérie n'est que le premier pas d'un plan de développement plus ambitieux. La séquence de résultats à venir ne va pas être bonne en raison de la baisse du Plomb et du Zinc mais la société cote largement en dessous de sa valeur à la casse. Le Zinc est maintenant tombé au niveau du seuil de rentabilité des mineurs les moins performants et le plomb n'en est plus très loin. Nous avons le temps devant nous…

Tradingsat.com : Détenez vous encore des actions NicOx en portefeuille ? Et que pensez-vous de la dernière étude de Goldman Sachs sur la valeur ?

Julien Lepage : Très peu. Nous avions bien profité de la montée de 6 euros à 20 euros il y a deux ans. J'explique en partie la faiblesse du cours actuel par la mauvaise nouvelle de l'abandon par Pfizer du développement du composé dans le glaucome qui abaisse la probabilité de succès sur les accords de 2006. Mais l'histoire de NicOx repose avant tout sur le potentiel du naproxcinod, le produit phare de la société. Sur ce point, l'analyse de Goldman Sachs me laisse perplexe. Son timing surtout. Ce broker suit très peu de smallcaps françaises. On peut se demander pourquoi il a choisi ce moment précis, avant l'annonce d'importants résultats cliniques, pour faire part d'une opinion aussi négative.

Propos recueillis par François Berthon

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