(BFM Bourse) - Les cours du pétrole chutent ce mardi 4 août alors que le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, a évoqué un accord imminent avec l'Iran sur le détroit d'Ormuz.
Les cours du pétrole tombent mardi après l'affirmation par le ministre des Finances américain, Scott Bessent, qu'un accord pour rouvrir le détroit d'Ormuz pourrait être conclu d'ici mercredi avec l'Iran.
"Nous sommes en discussions avec les Iraniens, et je pense qu'il y a une chance que nous parvenions aujourd'hui ou demain à un accord visant à rouvrir le détroit et à aller vers une normalisation", a déclaré Scott Bessent dans un entretien à la chaîne CNBC, faisant immédiatement réagir les prix du pétrole à la baisse.
L'or noir avait commencé la séance à la hausse, mais vers 16h, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en octobre, perdait 4,6% à 79,95 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate (WTI), pour livraison en septembre, chutait de 5,3% à 76,10 dollars.
"La prudence reste de mise"
Peu avant la déclaration de Scott Bessent, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar, Majed Al Ansari, avait déclaré que les pourparlers entre Iran et États-Unis étaient axés sur un "règlement à court terme qui nous aiderait à relancer les discussions et à revenir pleinement aux efforts de médiation".
Cependant, "nous avons déjà été dans cette situation à plusieurs reprises", avec des cours qui chutent après une déclaration optimiste avant de remonter avec une situation qui finalement se dégrade, soulignent les analystes d'ING.
Le marché était d'ailleurs prudent dans la matinée après sa forte baisse de lundi à cause des "messages clairement contradictoires" sur l'état des négociations entre l'Iran et les États-Unis, selon Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.
La question de la navigation dans le détroit d'Ormuz reste en tout cas centrale pour l'évolution des prix car un retour à la normale de la navigation permettrait l'exportation de millions de barils supplémentaires par jour en provenance des pays du Golfe.
Les États-Unis rejettent néanmoins l'idée de frais de passage que souhaite imposer l'Iran, qui affirme discuter avec Oman de la manière de contrôler le trafic.
Et les tensions y restent vives. Plus tôt dans la journée, l'agence maritime britannique UKMTO a indiqué qu'un navire avait été touché par un "projectile inconnu" dans ce détroit.
"Les cours du pétrole sont actuellement dictés presque exclusivement par les développements géopolitiques, tandis que le risque de nouvelles perturbations de l'offre demeure important", juge Maximilian Wienke d'Etoro.
(Avec AFP)
