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Wall Street : Wall Street finit en nette baisse avec les turbulences au Moyen-Orient

Aujourd'hui à 21:44
Wall Street : Wall Street finit en nette baisse avec les turbulences au Moyen-Orient

PARIS, 20 mars (Reuters) - La Bourse de New York a fini en nette baisse vendredi, affectée par les tensions géopolitiques alors que la guerre en Iran est sur le point d'entrer dans sa quatrième semaine sans perspective d'une fin proche, tandis que les investisseurs sont restés dans le flou concernant l'évolution de la politique de la Réserve fédérale américaine (Fed).

A la clôture des marchés américains, l'indice Dow Jones ⁠a cédé 443,96 points, soit 0,96%, 45.577,47 à points.

Le S&P-500, plus large, a perdu 100,01 points, soit ‌1,51%, à 6.506,48 points.

Le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques, a de son côté reculé de 443,08 points (-2,0%) à 21.647,61 points.

Les trois grands indices américains ont ainsi accusé une quatrième semaine consécutive dans le rouge et se situaient en dessous de leur moyenne mobile à 200 jours, un indicateur technique ​reflétant la dynamique à long terme.

Depuis le début de la guerre en Iran, le Dow Jones a cédé 6,9%, le S&P ​500 5,4% et le Nasdaq de 4,5%.

Ce vendredi était par ailleurs ​une séance dite des "trois sorcières", soit l'expiration simultanée des contrats dérivés liés aux actions, des options sur indices et des contrats à terme, ce qui a naturellement accru la volatilité.

L'indice VIX, baromètre de la peur, a ​grimpé en séance plus de 15%, à près de 28 points, tandis que ​dix des 11 grands indices sectoriels du S&P 500 ont fini dans le rouge.

Le secteur de l'énergie s'est logiquement distingué avec un ⁠gain, treizième hausse ⁠hebdomadaire d'affilée, alors que les événements géopolitiques au Venezuela et ⁠au Moyen-Orient ont dominé la majeure partie du premier trimestre.

Le Brent, qui a gagné environ 7% sur la semaine, progressait vendredi de 2,82% à 111,65 dollars le baril, tandis que ⁠le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) avançait de 2,78% à 98,32 dollars.

De nombreux éléments ont favorisé l'aversion au risque puisque la semaine a été marquée par des décisions de politique monétaire alors que les grands banquiers centraux dans le monde doivent composer avec une flambée des prix de l'énergie et la crainte grandissante d'une résurgence de l'inflation, ce qui a assombri les perspectives pour les investisseurs.

TENSIONS DANS L'OBLIGATAIRE

Concernant l'actualité géopolitique, l'armée américaine va déployer au Moyen-Orient un groupe d'assaut amphibie avec des milliers de Marines à bord, ont déclaré trois responsables américains à Reuters vendredi.

Parallèlement, les Etats-Unis cherchent toujours des solutions pour rouvrir le détroit d'Ormuz alors que les prix du pétrole ont augmenté d'environ 50% depuis le déclenchement de la guerre, le 28 février, provoquant des tensions dans l'obligataire avec le risque que la Fed soit contrainte d'observer une longue pause dans ses taux directeurs, voire de les relever.

Le rendement des Treasuries à dix ans bondissait vendredi près de 11 points de base, à 4,39%, enregistrant une troisième hausse hebdomadaire consécutive. Le deux ans prenait 6,1 points, à 3,89%, et le 30 ans ​a lui touché en séance un pic ‌depuis septembre, à 4,96%.

Selon le baromètre FedWatch de CME Group, les traders ont repoussé leurs anticipations d'une baisse des taux directeurs de la Fed à fin 2027, la probabilité d'une hausse des ‌coûts d'emprunt d'ici fin 2026 s'élevant désormais à environ 40%.

Au change, le dollar s'est renforcé, de 0,43% face à un panier de devises ⁠de référence, mais le billet vert a accusé sur l'ensemble de la semaine un repli d'environ 0,85%, le plus important depuis fin janvier.

Aux valeurs, Super Micro Computer a plongé ​de 33,32% après que trois personnes ​associées au fabricant ‌de serveurs destinés à l'intelligence artificielle ont été accusées d'avoir fait passer en contrebande au moins 2,5 milliards de dollars de technologie d'IA vers la Chine. Dell, un de ses concurrents, a pris 1,02%.

FedEx, considéré comme un baromètre de l'activité commerciale, a grappillé 0,89% après avoir publié des prévisions optimistes. Son rival United Parcel Service a reflué de 0,64%.

(Rédigé par Claude Chendjou, avec ​la contribution de Johann M ‌Cherian, Utkarsh ​Hathi et Noel Randewich)

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