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Wall Street : Record du Dow Jones (50.270), sans le concours de Nvidia (-1,8%)

Aujourd'hui à 22:05
BFM Bourse

(Zonebourse.com) - Wall Street espérait un catalyseur pour se propulser à nouveau vers ses sommets, soit une bonne nouvelle en provenance du Golfe, soit un coup de chapeau à la publication des résultats stratosphériques de Nvidia. Mais le rendez-vous tant attendu (trop attendu ?) de mercredi soir fut un "non-événement", ce qui devient habituel, tant les attentes sont élevées, mais il est également impossible de se montrer déçu quand les bénéfices surpassent le consensus, et que les rachats de titres atteignent 80Mds$. Nvidia perd -1,8%, soit exactement l'écart affiché une minutes après la divulgation de ses trimestriels mercredi soir.

Un repli compensé par les 14% d'ARM, les 11% de Sandisk, les 4% de Qualcomm, ce qui permet au Nasdaq et au S&P500 de grappiller 0,15%.

A noter tout de même un gros "gadin" de -20% sur Intuit suite au ralentissement du logiciel Turbo Tax et l'annonce du licenciement de 17% de ses effectifs.

La bonne surprise provient des "small caps" avec un Russsell-2000 qui bondit de 0,9%... les gérants cherchent à diversifier un peu leurs portefeuilles, surchargés en "titans" comme Nvidia, Alphabet, Amazon, etc.

Le Dow Jones parvient à engranger 0,5% et bat un nouveau record de clôture (le 1er depuis le 11 février) malgré la chute de -7% de Walmart... grâce à l'envolée de 12,5% d'IBM qui pourrait bénéficier d'un investissement fédéral de 2Mds$ (la moitié pour IBM) dans l'informatique quantique (retombées attendues dès le début des années 2030).
Cette séance aurait aussi bien pu se terminer sur un repli symétrique de -0,1 à -0,5% : Wall Street est brusquement repassée peu après 19H de -0,3% à 0,5% et le "WTI" de 101 vers 98$.... avant que le doute ne s'empare à nouveau des investisseurs, après une petit vent d'euphorie quasiment identique à celui de la veille (entre 16H et 16H15).

La raison de cette soudaine embellie ?

Exactement la même que la veille, et la même que les 10 fois précédentes : l'annonce d'un "accord de paix imminent" (prélude à la réouverture d'Ormuz).
Hier, c'était venu de "sources" pakistanaises (rien n'a été confirmé côté Iran), aujourd'hui ce sont des médias saoudiens citant des "médias d'État iraniens" (aucun de ceux mentionnés par les fameuses "sources" ne véhiculent la "parole officielle" depuis 2 mois) qui font état d'un "projet final d'accord États-Unis-Iran conclu avec la médiation du Pakistan, ce qui devrait être annoncé dans les prochaines heures".

Quel contraste avec les informations recoupées côté US et côté iranien et qui démontrent que les positions sont diamétralement opposées sur à peu près tous les sujets (uranium, Ormuz, réparations, cessation de l'offensive au Liban, etc.).

On ne peut cependant écarter un accord de principe sur la non-reprise des hostilités et la définition d'un cadre de négociations.
Mais ce qui compte, c'est la réouverture d'Ormuz, et c'est peut-être un sujet où pékin dispose d'un levier vis à vis de Téhéran (est-ce le moment d'en faire usage ?).

Ce qui est en revanche certain, et non démenti, c'est que si la Chine pousse pour un accord, Mojtaba Khamenei, le guide suprême iranien, a fait connaître qu'il exige que "l'uranium enrichi à un niveau proche de celui nécessaire à la fabrication d'armes nucléaires reste en Iran".

Le leader chiite a été clair : aucun stock d'uranium enrichi ne doit quitter le pays. Les responsables iraniens estiment en effet que l'exportation de ce matériau rendrait le pays plus vulnérable à de futures attaques américaines ou israéliennes.
Le principal négociateur iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a par ailleurs accusé les États-Unis de vouloir "déclencher une nouvelle guerre" contre son pays.

Cette déclaration éloigne donc la perspective d'une négociation rapide avec les Etats-Unis, alors que Trump a répété à de nombreuses reprises que l'obtention de l'arme atomique par Téhéran constituait une ligne rouge absolue, et idem pour Israël.

Aucun expert du conflit n'envisage que l'Iran renonce à son meilleur atout, ni ne rouvre Ormuz sans avoir obtenu un dégel de ses avoirs, des "réparations"... et la certitude - il faudrait la signature d'un traité- que ni les US ni Israël ne fomenteront de nouvelles attaques ou tentatives de coup d'état.

En ce qui concerne l'actualité économique, la journée a riche en "market movers" : d'après les "minutes" publiées hier soir, des divergences de vues s'expriment au sein des membre de la FED sur le maintien des taux, ou leur relèvement en cas d'inflation soutenue et durable.

Les T-Bonds US évoluent en ordre dispersé puisque si le "30 ans" se détend un peu, avec -2,5Pts sur le "30 ans", le "10 ans" reste stable à 4,575% et le "2 ans" se tend de 3,5Pts vers 4,072%. La sérénité est loin de régner alors que les taux US sont proches de sommets parfois vieux de 19 ans (juillet 2007).

Les "chiffres du jour" outre-Atlantique ne sont pas brillants : l'indice "Philly-FED" dévisse de 26,7 vers -0,4% à la surprise générale (le consensus était à 17,6) et ce recul provient d'une chute historiques des commandes avec un jauge passée de 33 à -1,7.

Pas de grosse variations sur l'emploi : le Département du Travail des Etats-Unis indique avoir comptabilisé 209 000 nouvelles inscriptions hebdomadaires au chômage lors de la semaine du 13 mai, un chiffre en baisse de 3 000 par rapport au niveau de la semaine précédente.

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