(Zonebourse.com) - La lourdeur l'emporte, mais les replis restent modérés, voire insignifiants en regard des gains historiques et inégalés à Wall Street depuis le 30 mars dernier.
Effritement de -0,12% du Nasdaq-100 (après un record absolu en intraday à 28.800Pts, soit 6.000Pts en 6 semaines), de -0,38% du S&P500 (record initial à 7385), et repli de -0,63% du Dow Jones qui venait de renouer avec les 50.000Pts la veille.
Les investisseurs continuaient de se fier au communiqué de Donald Trump la veille, évoquant de "très bonnes discussions au cours des dernières 24 heures", et estimant qu'un accord de paix avec l'Iran était désormais "à portée de main".
Des propos fermement démentis par la partie iranienne : le ministre des affaires étrangères Mohsen Rezaei affirme qu'il n'y a pas d'accord imminent sur la réouverture d'Ormuz et que l'Iran rejette la proposition américaine en 14 points.
Il rappelle que "l'Iran ne permettra pas aux États-Unis de sortir de la crise qu'ils ont créée sans payer des réparations pour les dommages de guerre, le détroit restera fermé jusqu'à ce que les États-Unis paient".
Il dénonce comme une "mise en scène les annonces triomphales qui ont suivi la volte-face sur le projet Freedom", qualifié de "stratagème".
Un stratagème qui avait très bien fonctionné la veille, faisant plonger le baril de Brent sous les 100$ et flamber les indices US.
L'Iran avait annoncé mardi la mise en place une agence gouvernementale chargée de contrôler et de taxer les navires souhaitant transiter par le détroit d'Ormuz.
Par ailleurs, Israël a annoncé avoir tué un commandant du Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth, signant sa première frappe sur la capitale libanaise depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu le mois dernier, un épisode illustrant la fragilité persistante de la trêve, car ce genre d'opération offensive constitue une "ligne rouge" pour Téhéran.
Sur le marché des matières premières, des rumeurs "d'incidents" atour des îles situées dans la partie Nord du détroit d'Ormuz (Qeshm et Tomb) ont provoqué des mouvements "portes de saloon" sur le baril de WTI qui reculait de près de 6% à 16H, vers 90,3$, avant de grimper vers 97$ à 19H15, puis de nouveau 97$ à 21H45, avant de reperdre 1,5% juste avant la clôture de Wall Street.
Si le géopolitique reste très présent, la journée a également été ponctuée par la publication de 2 "stats" aux Etats Unis : à la veille de la publication des chiffres mensuels de l'emploi aux Etats-Unis (NFP), les inscriptions hebdomadaires au chômage ressortent en hausse de 10 000, à 200 000 contre 205 000 attendues, après 190 000 la semaine précédente, un niveau tout proche des plus bas historiques, dans une fourchette de 185 000 à 190 000.
La productivité a également dépassé les attentes au premier trimestre, en hausse de 0,8% contre 0,7% attendu, après une progression de 1,6% au trimestre précédent.
Le coût unitaire du travail a, lui, augmenté de 2,3%, contre un consensus de 2,6%, après 4,6% au trimestre précédent.
Du côté des valeurs, Datadog a signé la plus forte hausse du S&P 500 avec un bond de 31,30% (son record absolu des 200$ a même été re-testé en séance, soit 95% de hausse en 4 semaines).
Le groupe a relevé ses objectifs annuels après avoir dépassé les attentes de Wall Street au premier trimestre, porté par une demande soutenue pour ses solutions de cybersécurité dans un contexte d'adoption accélérée de l'intelligence artificielle.
Mais le Nasdaq a fini par succomber aux prises de bénéfices sur ARM (-10,1%, malgré des trimestriels supérieurs aux attentes), sur Marvell (-7%), Applied Materials (-4,2%), AMD (-3,1% après 16% la veille)... et Zoetis dévisse de -21,5% après avoir fortement déçu en révisant à la baisse ses" guidances".
Côté obligataire, les T-Bonds se retendent de 3,2 points vers 4,387%, le "30 ans" de 2,1 points à 4,965%, et même 4Pts sur le "2 ans" à 3,913%.
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