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Marché : Taux, rachats d'actifs, risque... Les 3 points à retenir de la dernière réunion de la BCE

jeudi 25 octobre 2018 à 16h48
Mario Draghi reconnaît que les derniers indices d'activité en zone euro ont déçu

(BFM Bourse) - Outre un statu quo sur les taux, la BCE a confirmé que la fin de l'année 2018 coïnciderait avec la fin des rachats nets d'actifs. Mais en réinvestissant les montants qui lui seront remboursés, l'institution conservera peu ou prou une taille de bilan considérable. Les risques pesant sur l'économie ne l'incitent pas à hâter outre mesure le resserrement monétaire.

1. Pas de hausses de taux avant juin 2019 au plus tôt

Lors de sa réunion jeudi, le conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne a maintenu ses taux directeurs inchangés -soit 0% pour le taux "refi", 0,25% pour la facilité de prêt marginal, tandis que les dépôts des banques auprès de l'institution sont pénalisés à -0,4%. La BCE prévoit que ces taux resteront à leurs niveaux actuels au moins jusqu’à l’été 2019 et, en tout cas, aussi longtemps que nécessaire pour assurer la poursuite de la convergence durable de l’inflation "vers des niveaux inférieurs à, mais proches de 2 % à moyen terme" selon la formule consacrée.

2. Un bilan qui ne dégonflera pas avant longtemps

L'échéance du programme d'assouplissement quantitatif (QE) est confirmée à la fin de l'année. En 2015, l'institution européenne s'était à son tour résolue à apporter directement des liquidités au marché en achetant des obligations (une politique non-conventionnelle qui n'a pas manqué d'être critiquée), la seule baisse des taux d'intérêt n'ayant pas suffi à relancer suffisamment l'économie et éloigner le risque de déflation.

Comme prévu, le QE s'arrêtera à la fin de l'année 2018. Le montant des rachats mensuels est actuellement de 15 milliards d'euros, contre 80 milliards d'euros mensuels au plus fort de la crise. Mais la BCE ne va pas pour autant complètement arrêter les rachats d'actifs. En effet, la banque centrale continuera à racheter des titres, mais désormais seulement par le réemploi des sommes remboursées par les émetteurs. Ces réinvestissements se poursuivront "pendant une période prolongée après la fin des achats nets d’actifs et, en tout cas, aussi longtemps que nécessaire pour maintenir des conditions de liquidité favorables et un degré élevé de soutien monétaire". Autrement dit, sans amener de nouvelles liquidités, la BCE n'en retirera pas non plus de sitôt.

3. Une analyse mi-figue mi-raisin de l'état de santé de la zone euro

Lors de la conférence suivant l'annonce de la décision sur les taux, le président Mario Draghi a réaffirmé la phrase clé des précédents communiqués, jugeant "globalement équilibrés" les risques sur les perspectives de croissance économique. Le patron de la BCE, dont le mandat expire dans un an, a cependant reconnu que les derniers indices de conjonctures étaient ressortis plus faibles que prévu. Le ralentissement engendré par la faiblesse des exportations continue se se propager à l'industrie et aux services. Pour autant cette perte de vigueur du rythme de croissance ne s'apparente pas à un retournement, a-t-il estimé.

Guillaume Bayre - ©2019 BFM Bourse
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