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Marché : Révolution féministe en Bourse, inflation à 15% et autres prédictions chocs de Saxo Bank pour 2022

samedi 25 décembre 2021 à 12h00
Les 10 prévisions chocs de Saxo Bank pour 2022

(BFM Bourse) - Sortir des sentiers battus pour mieux réfléchir à certaines questions importantes: c'est l'approche adoptée par Saxo Bank dans ses désormais traditionnelles "prévisions chocs" pour l'année à venir. Et 2022 sera placée sous le signe de la révolution, selon les experts de la banque scandinave.

Prenez garde, une révolution approche. Ou plutôt de multiples révolutions, à en croire les experts de Saxo Bank qui en font le thème central de leurs "prévisions chocs 2022". Exercice consistant pour rappel à envisager des scénarios peu plausibles mais dont la probabilité d'occurrence est largement sous-estimée par les marchés. C'est ainsi qu'ils avaient notamment anticipé, dès leur édition 2014, la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne.

Ces prédictions ne doivent "néanmoins pas être considérées comme notre point de vue officiel sur les marchés et la politique" met en garde, comme il en a coutume, le directeur des investissements de la banque danoise Steen Jakobsen en préambule de ce rapport. L'idée est donc de sortir des sentiers battus, et d'inviter les investisseurs à la réflexion et au débat quant à l'état et aux évolutions possibles du monde dans lequel nous vivons.

"Énormément de tensions s’accumulent dans notre société et notre économie en proie aux inégalités" constate Steen Jakobsen. "Ajoutez à cela l’incapacité du système actuel à résoudre ce problème et l’on se retrouve à devoir envisager l’avenir avec la perspective fondamentale qu’il ne s’agit plus de savoir si nous allons assister à une révolution, mais plutôt quand et comment" juge-t-il, avant de développer: "Le monde est en proie à une guerre culturelle, et le fossé n’est plus simplement qu’entre les riches et les pauvres. C’est également le combat des jeunes contre les plus âgés, des cadres diplômés contre la classe ouvrière moins qualifiée, des marchés réels avec la découverte des prix contre l’intervention de l’État, des rachats d’actions contre les dépenses en R&D, de l’inflation contre la déflation, des femmes contre les hommes, de la gauche progressiste contre le centre gauche, des dénonciations en ligne sur les réseaux sociaux contre les véritables changements sociétaux, des rentiers contre les travailleurs, des énergies fossiles contre l’énergie verte, des initiatives ESG contre la nécessité d’alimenter le monde en énergie fiable... La liste est longue."

"Ce qui est intéressant pour moi, qui dresse cette liste de "prévisions chocs" depuis vingt ans, c’est que tous ces problèmes semblent suggérer une fin de cycle plutôt qu’une continuité" poursuit l'expert. "Après la pandémie (ou dans ces eaux-là), le marché espère que les choses reprendront comme avant, mais comme le disait un de mes anciens mentors lorsque je répondais à l’une de ses questions par "J’espère" : "Écoute mon grand, garde ton espoir pour le dimanche à l’église. Reviens quand tu auras quelque chose de plus concret".

L’année 2022 risque probablement d’offrir beaucoup moins de ce que les marchés espèrent, et beaucoup plus de volatilité, à mesure que des mouvements révolutionnaires se mettent en branle et remettent en question le statu quo alors que nous avançons à tâtons vers un nouveau paradigme" prévient-il. "Certains de ces mouvements feront les choses bien, d’autres commettront des erreurs, mais il va falloir se lancer. Presque tout doit changer si nous voulons atteindre le "zéro émission", moins d’inégalités, une énergie stable et, élément important, plus de productivité" conclut Steen Jakobsen.

La collaboration entrevue depuis deux ans à l'échelle mondiale sur la mise au point puis la distributions de vaccins contre le Covid doit désormais se transformer selon lui en "un nouvel effort collectif semblable à celui du projet Manhattan", et ce afin de "ramener le coût marginal de l’énergie, adapté à la productivité, à des niveaux beaucoup plus bas tout en éliminant l’impact de notre production d’énergie sur l’environnement". "Une telle initiative déclencherait le cycle de productivité le plus important de l’histoire: nous pourrions dessaler l’eau, créer des fermes verticales presque partout, permettre la transition vers l’informatique quantique et continuer à explorer de nouveaux horizons en biologie et en physique" imagine-t-il.

"N’oubliez pas que le monde est en perpétuelle évolution. (...) Nous faisons le pari qu’en 2022, cette évolution passera à la vitesse supérieure vers un état révolutionnaire" conclut-il.

Ci-dessous, in extenso, les dix fameuses prévisions 2022 de Saxo Bank.

1. Le plan pour mettre fin aux énergies fossiles est reporté

Face à la hausse rapide des prix des matières premières et à une feuille de route de plus en plus impossible vers la neutralité carbone, les dirigeants politiques prennent la décision surprenante et controversée d’assouplir provisoirement les restrictions environnementales sur les nouveaux investissements dans l’amont pétrolier et le gaz naturel pendant respectivement cinq et dix ans. Ce plan est présenté comme le seul moyen pragmatique de concilier la réalité de notre présent énergivore et l’avenir sobre en carbone souhaité, tout en limitant également le risque de troubles sociaux causés par la hausse des prix des aliments et de l’énergie.

En bourse : L’ETF iShares Stoxx EU 600 Oil & Gas (code mnémonique : EXH1:xetr) augmente de 50% à mesure que l’ensemble du secteur de l’énergie retrouve un nouveau souffle.

2. Facebook fait face à l’exode des jeunes

En 2012, 94% des adolescents avaient un compte Facebook, alors que les sondages suggèrent qu’ils ne sont plus que 27% aujourd’hui. À bien des égards, Facebook se retrouve soudainement au milieu d’une guerre culturelle entre les jeunes de moins de 40 ans et les adultes de plus de 40 ans, les jeunes considérant que Facebook représente la génération des méchants "boomers" et leurs "fake news" et autres entreprises avides.

Prendre un nouveau nom (Facebook s’appelle désormais Meta), adopter une nouvelle image de marque pour séparer et protéger Instagram (son actif le plus précieux actuellement), et créer un nouveau produit répondant aux attentes des jeunes est exactement la même recette que d’autres industries problématiques utilisent depuis des années. Mais en 2022, les investisseurs vont se rendre compte que Meta est en train de perdre rapidement la jeune génération et donc le potentiel et la rentabilité futurs de l’entreprise. Dans un geste désespéré, Meta tente d’acquérir Snapchat ou TikTok tout en injectant des milliards de dollars dans la construction de l’inquiétant Metaverse, dont l’objectif est de surveiller les utilisateurs encore plus étroitement et de ramener les jeunes sur les plateformes de Meta, selon l’idée préconçue qu’être pionnier est toujours mieux dans le monde de la tech. Ce plan a du mal à décoller faute d’adhésion de la jeune génération.

En bourse : La société mère de Facebook Meta est en difficulté, perdant 30% par rapport au marché en général, et est poussée urgemment à diviser ses composantes en entités distinctes, brisant ainsi les rêves de monopole de Mark Zuckerberg.

3. Les élections américaines de mi-mandat déclenchent une crise constitutionnelle

L’élection présidentielle américaine chaotique de 2020 a été un épisode inquiétant pour grand nombre d’institutions américaines. Le président sortant Donald J. Trump a d’abord refusé de reconnaître sa défaite, puis s’est plaint que l’élection lui avait été volée ; une affirmation qui n’a jamais été sérieusement contestée devant un tribunal, mais qui a suscité une large adhésion parmi sa base électorale, menant à l'assaut du Capitole, une scène sans précédent dans l’histoire des États-Unis.

Avant cela, puis plus tard lors du second tour des élections sénatoriales très disputées en Géorgie, des agents électoraux dévoués, dont beaucoup étaient républicains, ont fait leur devoir en comptabilisant les résultats officiels tout en risquant leur vie sous les menaces, parfois de mort, de la part d’extrémistes. En 2022, les républicains veillent à ce qu’aucun de ces fonctionnaires traditionnels tenus au devoir ne se trouve au "mauvais" endroit, tous les postes liés aux élections étant occupés par des partisans fidèles prêts à tout pour faire pencher les résultats en leur faveur.

Dans la foulée des élections de 2022, quelques scrutins clefs au Sénat et à la Chambre se jouent au coude à coude et l’un ou les deux camps refusent de certifier les résultats, empêchant la formation et la prise de fonction du nouveau Congrès comme prévu le 3 janvier 2023. Joe Biden gouverne par décret et la démocratie américaine est en suspens, car même les démocrates s’opposent à la Cour suprême, que Donald Trump a pris grand soin de faire pencher du côté des républicains. Une véritable crise constitutionnelle se profile à l'horizon de cette impasse, alors que l'année 2023 débute.

En bourse : une volatilité extrême des actifs américains, alors que les rendements des bons du Trésor américain augmentent et que le dollar (USD) baisse pour se couvrir contre la crise existentielle de la première puissance économique mondiale et émetteur de la monnaie de réserve mondiale de référence.

4. L’inflation aux États-Unis dépasse les 15% en raison de la spirale prix/salaires

À la fin des années 1960, la Réserve fédérale américaine et son président de l’époque, McChesney Martin, ont mal évalué à quel point ils pouvaient faire fonctionner le marché du travail américain sans attiser l’inflation. Cette erreur a ouvert la voie à des anticipations inflationnistes incontrôlables et à une spirale prix/salaires massive au cours de la décennie suivante. L’IPC (indice des prix à la consommation, NDLR) officiel américain a atteint un pic à 11,8% en février 1975. Il aura fallu attendre la récession de 1980-82 et ses augmentations brutales des taux directeurs à des niveaux allant jusqu’à 20% pour que l’inflation soit finalement tuée.

En 2022, la Fed et son président Jerome Powell reproduisent la même erreur, alors que l’économie post-Covid et en particulier le marché du travail sont fortement limités par l’offre, se jouant des modèles traditionnels de la Fed. Jerome Powell pense que des millions d’Américains retourneront au travail et occuperont certains des 10,4 millions d’emplois à pourvoir à mesure que la Covid-19 s’estompera. Mais il se trompe lourdement. Certains actifs ont pris une retraite anticipée en raison de la crise et ont donc définitivement quitté le marché du travail américain. La Fed de Saint-Louis estime que l’exode des travailleurs séniors concerne environ 3 millions de personnes. D’autres ne retourneront pas à des emplois mal payés après avoir perçus de très généreuses indemnités pendant la pandémie et semblent attendre de meilleurs emplois et salaires.

Ajoutez aux nouvelles revendications des travailleurs les pressions inflationnistes persistantes du côté de la production, la crise énergétique et la pénurie de main-d’œuvre, cela aboutit à des augmentations de salaire annualisées à deux chiffres sans précédent d’ici au quatrième trimestre. En conséquence, l’inflation américaine atteint un rythme annualisé supérieur à 15 % avant le début de 2023, pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale

En bourse : une volatilité extrême des marchés actions et du crédit américains. L’ETF JNK High Yield chute jusqu’à 20% et l’ETF VIXM mid-curve volatility grimpe jusqu’à 70%.

5. L’UE présente un fonds de réserve pour le climat, l’énergie et la défense, financé par les retraites privées

Pour se défendre face à la montée du populisme, renforcer la lutte contre le changement climatique et défendre ses frontières au moment où le bouclier sécuritaire américain s’éloigne, l’UE lance un ambitieux fonds de 3.000 milliards de dollars qui sera financé par les cotisations de retraite plutôt que par de nouvelles taxes.

Car compte tenu du vieillissement de la population de l’UE et de sa fiscalité déjà lourde, les dirigeants politiques savent qu’il sera impossible de financer le fonds de réserve avec des hausses d’impôts sur le revenu ou autres recettes fiscales traditionnelles. Désireuse de réformer son système de retraites, la France a alors une idée lumineuse et lorgne du côté des fonds de pension européens, qui représentent un montant considérable. Elle décide que les retraites de tous les travailleurs de plus de 40 ans doivent allouer une part de plus en plus importante de leurs capitaux en obligations du fonds de réserve à mesure qu’ils vieillissent. Cela permet de nouveaux niveaux de relance budgétaire dans l’UE, et ce malgré le tour de passe-passe consistant à dissimuler le coût de l’inflation et les rendements réels négatifs des obligations du fonds de réserve à faible rendement, qui ne sont rien d’autres que des obligations de l’UE déguisées. Dans le même temps, la jeune génération bénéficie d’un marché de l’emploi plus solide et de charges fiscales plus équitables, car le système est un tel succès que les impôts sur le revenu diminuent progressivement

En bourse : les rendements obligataires s’harmonisent dans toute l’Europe, entraînant une sous-performance des Bunds allemand. Les entreprises européennes opérant dans les secteurs de la défense, de la construction et des énergies nouvelles sont parmi les plus performantes.

6. L’armée des femmes de Reddit s’attaque au patriarcat d’entreprise

L’épargne et l’investissement sont devenus des sujets cruciaux chez les femmes. Beaucoup se rendent compte que, l’espérance de vie des femmes étant plus longue, elles ont besoin de plus d’épargne à long terme. Cependant, elles ont peut-être raté l’occasion d’investir dans le plus long marché haussier de l’histoire en raison de l’écart salarial. En moyenne, les femmes gagnent 20% de moins que les hommes, et disposent donc de moins de revenus disponibles pour investir. Pire encore, la crise de la Covid a aggravé les inégalités hommes-femmes, car ce sont très majoritairement les femmes qui ont quitté leur emploi pour s’occuper des enfants pendant les confinements. À cause de cette pandémie, il faudra désormais 135,6 ans pour combler l’écart salarial entre les hommes et les femmes, contre 99,5 ans avant la Covid, selon le Forum économique mondial.

Les femmes refusent d’attendre plus longtemps. Dans un contexte d’immobilisme ambiant, l’année 2022 est le théâtre de vastes initiatives populaires sur les réseaux sociaux visant à obliger les entreprises qui enfreignent les lois sur les droits civiques à lutter contre les pratiques injustes, sexistes, racistes, âgistes et capacitistes. Malgré des salaires inférieurs, les femmes affichent des taux d’épargne supérieurs à ceux des hommes. Ces économies vont leur être utiles lorsqu’elles décideront de prendre les choses en main et d’exercer leur influence considérable dans un mouvement #metoo sur les marchés financiers.

Contrairement à l’armée de Reddit d’origine, souvent nihiliste, l’armée des femmes de Reddit sera plus élaborée. Les tradeuses coordonnent une liquidation forcée des positions longues (long squeeze) en vendant à découvert les actions de certaines sociétés patriarcales. Parallèlement, elles redirigeront les fonds vers les entreprises performantes en matière de représentation des femmes parmi les cadres intermédiaires et supérieurs. Plutôt que de condamner cette initiative, les dirigeants politiques du monde entier saluent et soutiennent leur cause, mettant encore plus de pression sur les entreprises aux pratiques patriarcales dépassées pour qu'elles corrigent leurs erreurs.

En bourse : ce mouvement obtient de vrais résultats à mesure que le marché au sens large s’empare du sujet et se joint au combat, entraînant une forte baisse des entreprises concernées en bourse, les obligeant à se démener pour changer leurs pratiques. Cela marque le début d’une renaissance de la parité hommes-femmes sur les marchés.

7. L’Inde intègre le Conseil de coopération du Golfe en tant que membre sans droit de vote

Les pays tributaires des importations pour la majorité de leurs intrants énergétiques dans un monde qui se démondialise rapidement devront agir vite pour réorienter stratégiquement leurs alliances stratégiques et sécuriser leurs approvisionnements énergétiques à long terme. Une de ces alliances pourrait voir l’Inde et son puissant secteur technologique intégrer le Conseil de coopération du Golfe (GCC) en tant que membre sans droit de vote, ou dans une sorte de zone de libre-échange.

Cette alliance permettrait une réduction de l’insécurité énergétique de l’Inde en garantissant les engagements d’importation à long terme. D’un autre côté, la plateforme technologique incroyablement solide de l’Inde et l’approfondissement des marchés des capitaux pourraient attirer les économies excédentaires générées dans la région du CCG, grâce à un accès moins difficile.

En bourse : la roupie indienne s’avère bien plus résistante que les devises de pays émergents au cours d’une année de forte volatilité boursière.

8. Spotify connaît des perturbations en raison d’une plateforme de droits numériques basée sur les NFT

En tirant parti des NFT, plus précisément via des blockchains à "contrats intelligents", les artistes pourraient distribuer leur musique directement aux auditeurs sans intermédiaire centralisé retenant une part, tout en suivant leurs revenus en temps réel (voire en étant payés en temps réel), les auditeurs ayant de leur côté le plaisir de savoir que l’argent qu’ils versent va directement à l’artiste.

En 2022, un service basé sur les NFT voit le jour et commence à proposer de la musique de stars connues, comme peut-être Katy Perry, The Chainsmokers ou Jason Derulo, qui ont récemment soutenu une initiative de création d’une nouvelle plateforme de streaming alimentée par la blockchain. D’autres artistes de renom commencent à retirer leur musique des plateformes de streaming désormais "traditionnelles", qui cessent d’opérer définitivement. Les investisseurs y voient également l’avenir pour les podcasts, les films et autres formes de contenus numérisables.

En bourse : les investisseurs se rendent compte que les jours de Spotify sont comptés, faisant chuter l’action de 33% en 2022.

9. Une nouvelle technologie hypersonique relance la course à l’espace et une nouvelle guerre froide

À l’été 2021, la Chine a testé un véhicule hypersonique capable d’entrer en orbite basse, puis de rentrer dans l’atmosphère pour ensuite se diriger vers sa cible. Ce test aurait choqué de hauts responsables militaires américains. Le président des chefs d’État-Major des armées Mark Milley aurait même déclaré qu’il s’agissait là d’un "épisode de type Spoutnik" pour les États-Unis, en référence au lancement soviétique réussi du satellite du même nom en 1957, qui a servi de sonnette d’alarme aux États-Unis sur les capacités supérieures des fusées et de l’aérospatiale soviétiques.

En 2022, il ressort clairement des priorités budgétaires que l’hypersonique et l’espace sont au cœur d’un nouvel épisode de rivalité croissante entre les États-Unis et la Chine sur tous les fronts, économique comme militaire. D’autres grandes puissances dotées de technologies militaires avancées se joignent à la course, dont la Russie, l’Inde, Israël et l’UE.

Les capacités hypersoniques représentent une menace sans précédents pour le statu quo stratégique militaire de longue date, car cette technologie apporte de nouvelles capacités défensives et offensives asymétriques qui bouleversent les deux grands piliers de la stratégie militaire des dernières décennies, et notamment principe de destruction mutuelle assurée en cas de guerre nucléaire.

En bourse : un financement massif d’entreprises comme Raytheon qui construisent des missiles hypersoniques pouvant aller dans l’espace, et une sous-performance des entreprises de matériel conventionnel coûteux dans les domaines de la construction aéronautique et navale militaire.

10. Une découverte médicale prolonge l’espérance de vie moyenne de 25 ans

La jeunesse éternelle, ou presque. En 2022, une découverte majeure en biomédecine ouvre la perspective de prolonger l’âge adulte en bonne santé et l’espérance de vie moyenne de 25 ans, provoquant des crises éthiques, environnementales et budgétaires d’une ampleur sans précédent.

La perspective d’un immense bond en avant dans la qualité et l’espérance de vie, rendu possible par un cocktail de traitements est utilisé pour modifier les processus cellulaires (qui a déjà prouvé son efficacité sur des souris) est une victoire exceptionnelle pour l’humanité, mais elle pose de fait un énorme dilemme éthique et financier. Imaginons que nous puissions tous ou presque vivre jusqu’à 115 ans en bonne santé. Quelles seraient les conséquences pour les retraites publiques et privées, ou simplement sur la capacité ou la volonté de prendre sa retraite? Qu’en est-il du coût pour la planète si elle devait faire vivre des milliards de personnes supplémentaires, sans parler du fait qu’il y ait ou non de quoi nourrir tout le monde? Et il y a également la question éthique de savoir s’il serait humain de ne pas rendre ce traitement accessible à tous. En bref, comment réagiraient nos systèmes de valeurs, nos systèmes politiques, et notre planète?

En bourse : position longue sur les devises émergentes, sur fond de perspectives de croissance supérieures.

Quentin Soubranne - ©2022 BFM Bourse
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