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Hostilités USA-Iran : Wall Street en demi-teinte

Aujourd'hui à 17:35
BFM Bourse

(Zonebourse.com) - Les Bourses américaines évoluent en ordre dispersé, plus de 90 minutes après l'ouverture de la dernière séance de la semaine, dans un contexte d'escalade militaire au Moyen-Orient entre les Etats-Unis et l'Iran. Cette situation contraste avec la signature, il y a trois semaines à peine, d'un protocole d'accord qui était censé pérenniser le cessez-le-feu en vigueur depuis avril. L'Iran a rompu la trêve et souhaite désormais asseoir sa mainmise sur la navigation dans le détroit d'Ormuz. Après 17h15, le Dow Jones gagne 0,07% à 52 222 points. A l'inverse, le Nasdaq perd 0,41% à 26 099 points et le S&P 500 cède 0,10% à 7 536 points.

Peu avant 17h, on a appris sur la plateforme Truth Social que Donald Trump a accepté de continuer les discussions avec l'Iran pour mettre un terme au conflit entre les deux pays, tout en confirmant que le cessez-le-feu était terminé à présent.

De son côté, l'Iran a déclaré qu'il riposterait à toute attaque contre ses infrastructures, y compris en attaquant Israël, allié des Etats-Unis. Cet avertissement a été lancé par le chef du Conseil suprême de sécurité nationale, Mohammad Bagher Zolghadr, dans un communiqué publié par la télévision d'État.

En écho, l'armée israélienne se tient prête à attaquer l'Iran "une troisième fois si nécessaire" et "plus durement encore", a déclaré hier le ministre de la Défense israélien Israël Katz, durant une cérémonie militaire.

Face au regain de tensions entre Washington et Téhéran, le Qatar endosse à nouveau son rôle de médiateur. Des négociateurs qatariens sont en Iran pour rencontrer des responsables iraniens afin d'apaiser les tensions avec Washington et poursuivre des négociations entre les deux camps, rapporte ce jour Reuters, citant une source proche du dossier

A ce sujet, Sebastian Paris Horvitz, directeur de la recherche chez LBP AM estime qu'"il est difficile de comprendre pourquoi les Iraniens prennent le risque d'une escalade du conflit, alors que le protocole d'accord donnait déjà à l'Iran et à Oman la prérogative de "contrôler" le passage par le détroit. Recréer des tensions ne peut que nuire à un pays déjà exsangue et fortement fragilisé. Du côté américain, il est assez étonnant de ne pas pouvoir, dans les négociations toujours en cours, clarifier les règles du jeu pour éviter le retour au scénario du pire."

L'asset manager, fait savoir, "tout comme le marché, il continue à garder un scénario de réouverture du détroit. En effet, les coûts d'un blocage durable seraient considérables pour les deux pays et pour l'économie mondiale."

Pour Mark Dowding, directeur de l'investissement obligataire chez BlueBay, "le risque d'une escalade plus dramatique au Moyen-Orient restera une possibilité dans les semaines à venir. Toutefois, si cela devait entraîner une correction des marchés, nous pensons que cette évolution des cours pourrait constituer un point d'entrée intéressant pour augmenter l'exposition au risque, à moins que la position de l'administration américaine concernant un éventuel déploiement de troupes en Iran ne change soudainement, ce qui semble pour l'instant peu probable".

Dans ce contexte géopolitique pesant, les marchés restent attentifs à l'évolution de la situation des cours du pétrole. Après 17h15, ils fluctuent. Le Brent avance de 0,20% à 76,05 dollars. Le WTI perd 0,39% à 71,56 USD.


SK Hynix en vedette, Delta Air Lines en repli

Dans l'actualité des sociétés, ce vendredi, les investisseurs saluent l'arrivée sur le Nasdaq du géant sud-coréen des puces électroniques SK Hynix. Le groupe a annoncé ce jour avoir levé 26,51 MdsUSD en émettant des certificats américains de dépôt (ADR), signant ainsi la plus importante opération de ce type jamais réalisée à Wall Street par une société étrangère. SK Hynix a fixé le prix de ses ADR à 149 dollars pièce pour leur cotation sur le Nasdaq.

Delta Air Lines recule de 2,38% après avoir dévoilé des résultats mitigés au second trimestre 2026. Portée par une demande vigoureuse, la compagnie aérienne basée à Atlanta affiche des revenus opérationnels en croissance de 14% atteignant un niveau record de 17,7 MdsUSD, soit le haut de sa fourchette de prévisions. Cependant, son BPA non-GAAP a fléchi de 26% à 1,56 USD, mais il dépassé néanmoins légèrement le consensus : 1,53 USD. Côté perspectives, le transporteur aérien confirme ses objectifs 2026 : un BPA ajusté de 6,50 à 7,50 USD et un free cash-flow de 3 à 4 MdsUSD.

En outre, Meta a été accusé vendredi par les régulateurs européens de violer les règles de l'UE sur les contenus en ligne. En cause : la conception "addictive" de ses médias sociaux qui pourrait le conduire à écoper d'une amende pouvant atteindre 6% de son chiffre d'affaires annuel mondial. Selon la Commission européenne, Meta n'a pas évalué de manière adéquate les risques pesant sur le bien-être physique et mental des utilisateurs.

FedEx a annoncé le lancement de FedEx Life Sciences, une entité dédiée au transport critique du secteur de la santé (produits pharmaceutiques, dispositifs médicaux, produits biologiques et échantillons pour essais cliniques).

Enfin, ExxonMobil et ses partenaires vont investir 1 milliard de dollars dans le projet offshore Usan Infill, au large du Nigeria, afin de renforcer la production pétrolière du pays. Ce développement, qui devrait ajouter environ 40 000 barils par jour à la production, marque le retour des activités de forage d'Esso Exploration and Production Nigeria (filiale d'ExxonMobil) après une interruption depuis 2016.

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