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Que sont devenues les (rares) entreprises françaises cotées à Wall Street?

mardi 20 novembre 2018 à 07h00
Plusieurs françaises ont franchi les portes du Nasdaq, avec des résultats contrastés

(BFM Bourse) - La biotech azuréenne Nicox venant de renoncer à s'introduire aux Etats-Unis en raison des conditions de marché défavorables, Genfit, une autre entreprise de recherche biopharmaceutique, pourrait devenir la prochaine société française à franchir les portes du marché américain. Un petit exploit, vu le très petit nombre d'entreprises tricolores y étant parvenues.

Depuis les années 1990, une demi-douzaine de sociétés françaises se sont lancées en Bourse outre-Atlantique. Avec plus ou moins de réussite. Retour sur leur parcours.

Business Objects

Fondé par Denis Payre et Bernad Liautaud en 1990, Business Objects, pionnier du data mining, est entré dès 1994 sur le Nasdaq en levant modestement une trentaine de millions de dollars. En 2008, la société a fait l'objet d'une OPA amicale du géant SAP, pour près de... 4,8 milliards d'euros.

Flamel Technologies

Créé dans la région lyonnaise par Gérard Soula, le groupe pharmaceutique Flamel avait levé l'équivalent de 150 millions de dollars lors de son introduction en 1996. Mais l'aventure n'a pas souri à son patron français, qui s'est retrouvé évincé par son propre conseil d'administration au profit de dirigeants 100% US. La stratégie de Flamel a ensuite beaucoup évolué. L'entreprise a conservé son statut de société anonyme de droit français jusqu'à l'année dernière, où elle a opté pour une immatriculation en Irlande dans le cadre d'une fusion-acquisition. Sous son nouveau nom d'Avadel Pharmaceuticals, la société est toujours cotée au Nasdaq. Quant à Gérard Soula, il a fondé une autre société biopharmaceutique, Adocia.

Criteo

En 2013, la société spécialisée dans le ciblage publicitaire sur internet n'a pas eu de mal à lever 250 millions de dollars, séduisant le marché américain grâce à sa croissance échevelée. Mais après un quasi-doublement de son cours de Bourse en six mois, Criteo a subi une forte volatilité. Le titre a été fortement sanctionné lorsque Apple a mis en place un système anti-cookies, sur lesquels Criteo s'appuie pour pister les habitudes des internautes. Sans parler des retombées des critiques du fonds vendeur Gotham City Research, qui publie régulièrement des notes incendiaires sur la réalité des pratiques de Criteo. Le titre évolue aujourd'hui nettement sous son cours d'introduction de 31 dollars.

DBV Technologies

Fondée en 2002 et préalablement cotée à Paris, DBV a levé en 2014 plus de 100 millions d'euros sur le marché électronique américain pour financer la poursuite du développement de son traitement de l'allergie aux arachides, Viaskin Peanut. Mais là encore, l'action se traite en deçà du cours d'introduction (21,64 dollars), pénalisée par les résultats en demi-teinte d'un essai clinique.

Cellectis

Confirmant l'appétence du secteur biotech pour le marché US, Cellectis, qui développe des outils d'édition du génome pour le traitement de maladies graves, notamment les leucémies, a fait son entrée en 2015 sur le Nasdaq, huit ans après son introduction à Paris, en levant 212,3 millions de dollars. Mais là encore, le titre n'a pas tenu toutes ses promesses, s'affichant aujourd'hui en net repli par rapport au prix d'introduction de 41,50 dollars.

Talend

Le profil de Talend, spécialisée dans les outils d'analyse des données massives (big data) et du cloud computing, n'est pas sans rappeler celui de Business Objectifs. Cela n'est pas dû au hasard, puisque Bernard Liautaud a également participé à sa création, aux côtés de Bertrand Diard et Fabrice Bonan. La firme a rapidement mis le cap sur les Etats-Unis en matière commerciale, et s'est naturellement présentée à la porte du Nasdaq. En 2016, son IPO ("initial public offering", soit introduction en Bourse) lui a permis de lever 94,5 millions de dollars. Et si le titre a subi ces dernières semaines les remous du Nasdaq, il reste nettement au dessus de son prix d'introduction de 18 dollars.

Erytech

La plus récente IPO d'une biotech française au Nasdaq n'a pas fait mieux que ses prédécesseurs, au contraire. Arrivée en 2017 à 23,26 dollars par titre (ADS), levant au passage 144 millions d'euros, le titre se traite actuellement à moins de 8 dollars, après l'échec de son traitement eryaspase dans la leucémie.

Guillaume Bayre - ©2020 BFM Bourse
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