(Zonebourse.com) - L'action Pandora signe mardi l'une des plus fortes baisses de l'indice STOXX Europe 600, plombée par des prises de bénéfices après son envolée des derniers jours, en grande partie liée à la chute soudaine des prix de l'or et de l'argent, auxquels le bijoutier danois est très exposé, mais également affectée par une dégradation de recommandation des analystes de Jefferies.
Vers 14h00, le titre lâche près de 6% alors qu'au même moment, son indice sectoriel européen, le STOXX Europe 600 Consumer, cède autour de 0,8%.
La valeur s'était adjugée autour de 16% sur les deux séances de vendredi et de lundi, tirant parti de la forte baisse des métaux précieux, et en particulier de l'argent, auquel son activité demeure très sensible.
Après son décrochage des derniers jours, le cours de l'argent comptant se reprend fortement mardi, affichant désormais un gain de plus de 14% à 88,1 dollars l'once.
A ce mouvement s'ajoute l'effet de la dégradation de Jefferies, qui a ramené ce matin son conseil sur le titre de "achat" à "conserver", accompagné d'un objectif de cours sabré de 850 à 430 couronnes danoises.
Au-delà de la grande volatilité qui secoue les cours de l'argent, le bureau d'études américain dit s'inquiéter d'un environnement moins favorable pour la consommation, notamment chez les clientèles d'entrée de gamme, une combinaison de facteurs qui place, de son point de vue, le groupe scandinave "entre le marteau et l'enclume".
Après une hausse de près de 158% du cours de l'argent en un an, le résultat opérationnel (Ebit) du bijoutier pourrait se trouver pénalisé à hauteur de 60% en 2027, selon ses estimations.
D'après ses calculs, chaque augmentation d'un dollar du cours de l'argent se traduit désormais par une réduction de 1,5 point de base du bénéfice par action (BPA) pour l'année à venir.
Et le cabinet de recherche ne pense pas qu'un recours à l'argent plaqué ou à l'acier inoxydable dans ses procédés de fabrication constitue une panacée, estimant qu'un tel choix viendrait sans doute ajouter un niveau de complexité supplémentaire au mode de production, sans compter ses effets pernicieux sur la demande des clients.
"Nous pensons toutefois que le problème le plus pernicieux auquel est confronté Pandora reste la réticence durable qu'expriment les investisseurs "long-only", c'est-à-dire les gérants classiques affichant une optique de long terme, à s'exposer au titre, compte tenu des mouvements inattendus et souvent inexplicables qui touchent les cours de l'argent", conclut Jefferies.
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