(Bien lire "de 20 ans son aîné" §2)
par Vincent Daheron
PARIS, 26 mai (Reuters) - Le prometteur Moïse Kouame, 17 ans, a parfaitement réussi mardi sa première en Grand Chelem en battant en trois sets le Croate Marin Cilic (7-6 (4), 6-2, 6-1), vainqueur de l'US Open 2014.
Invité par les organisateurs, le jeune Français n'a jamais semblé perturbé sur le court Simonne-Mathieu pour le premier match de sa carrière dans le tableau principal d'un tournoi majeur. Face à lui se présentait pourtant Marin Cilic, de 20 ans son aîné, demi-finaliste en 2022 et encore 46e mondial.
Porté par des jambes de feu en défense et auteur de quelques amorties bien senties, Moïse Kouame, 318e à l'ATP, a viré en tête lors d'une première manche conclue au tie-break et après avoir écarté deux balles de set à son encontre.
"Ce n'était pas facile, j'essaie toujours de rester dans le moment présent, de ne pas trop penser au score. Aujourd'hui, j'ai vraiment bien réussi à le faire", a-t-il déclaré sur le court.
Solide tout au long du match, il n'a pas concédé le moindre break pour finalement s'imposer en trois manches et 2h38 de jeu. Il est devenu le plus jeune joueur à remporter un match en Grand Chelem depuis 2009 et le plus jeune à Roland-Garros depuis 1991.
"C'est beaucoup d'émotions, c'est exceptionnel. En venant jouer ce tournoi, je ne savais pas exactement à quoi m'attendre. Avec l'équipe, on a bossé pour être le plus prêt possible", a ajouté le natif de Sarcelles (Val-d'Oise).
Vainqueur de son deuxième match seulement sur le circuit principal, après une victoire en mars au Masters 1000 de Miami, l'élève de Richard Gasquet jouera au deuxième tour le Paraguayen Adolfo Daniel Vallejo, 71e mondial.
Il confirme une ascension express cette saison. Vainqueur de trois tournois ITF, la troisième division du tennis professionnel, Moïse Kouame a bénéficié de plusieurs invitations cette saison sur le circuit principal, disputant notamment les Masters 1000 de Miami et de Monte-Carlo.
"Toute cette expérience récoltée à Miami et Monte-Carlo m'a sûrement un peu aidé", a-t-il ensuite estimé en conférence de presse. "D'un point de vue technique, j'étais assez serein, je savais que j'étais prêt, je me sentais bien mentalement et physiquement."
(Reportage de Vincent Daheron, édité par Benoit Van Overstraeten)
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