MADRID, 26 mai (Reuters) - Jonathan Andic, fils du fondateur de Mango Isak Andic, a annoncé mardi qu'il se retirait temporairement de son poste de vice-président du groupe de mode après avoir été désigné comme suspect dans le cadre de l’enquête sur la mort de son père, tout en réaffirmant son innocence.
"Un récit public a été construit, partiel, sorti de son contexte et déformé, qui a généré une perception de culpabilité étrangère à la réalité. Je sais que le démanteler exigera du temps, des efforts et un engagement intense", a déclaré Jonathan Andic dans une lettre ouverte.
La semaine dernière, un tribunal espagnol a désigné Jonathan Andic comme suspect dans la mort de son père en décembre 2024, survenue après une chute lors d'une sortie en montagne. L'ordonnance du juge a évoqué des éléments suggérant que la mort pourrait ne pas être accidentelle et une possible "participation active et préméditée" de Jonathan Andic.
Jonathan Andic a été nommé vice-président exécutif de la holding Mango en janvier 2025, environ six semaines après le décès d’Isak Andic.
Les membres du conseil d'administration de Mango ont publié mardi un communiqué en soutien à Jonathan Andic, exprimant leur "pleine confiance dans une issue favorable de la procédure judiciaire et leur conviction que celle-ci aboutira dans les meilleurs délais".
L’ordonnance judiciaire a évoqué une détérioration de la relation entre le père et le fils en raison de l’obsession de Jonathan Andic pour l’argent, et indique que ses messages WhatsApp exprimaient des "sentiments de haine, de ressentiment, des idées de mort et des reproches adressés à son père pour sa situation".
Dans sa lettre, Jonathan Andic, 45 ans, a contesté cette description de leur relation, affirmant avoir partagé "de nombreux moments heureux, précieux et remplis d’amour". "Comme dans de nombreuses familles, nous avons également traversé des périodes difficiles et éprouvantes, que nous avons surmontées grâce à de grands efforts, à la générosité et au soutien de chacun", a-t-il écrit.
(Corina Pons et Emma Pinedo, version française Elena Smirnova, édité par Augustin Turpin)
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