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Des résultats cliniques décevants sur son potentiel traitement contre le cancer du sein font chuter Roche en Bourse

Aujourd'hui à 12:30
Roche recule en Bourse

(BFM Bourse) - Le laboratoire pharmaceutique suisse a annoncé des données décevantes issues d'un essai clinique de phase avancée pour un potentiel traitement contre le cancer du sein. Roche chute à la Bourse de Zurich.

Roche commence cette nouvelle semaine difficilement. Le laboratoire pharmaceutique suisse a annoncé ce lundi 9 mars l'échec d'une étude clinique de phase avancée pour un traitement attendu dans le cancer du sein.

Le groupe a fait état de résultats décevants pour son étude clinique de phase III (dernière étape avant une potentielle commercialisation) évaluant son traitement expérimental giredestrant administré en première ligne en association avec la molécule palbociclib, déjà indiquée dans le traitement du cancer du sein localement avancé ou métastatique.

Pas "d'amélioration statistiquement significative"

L'étude évaluait cette association chez des personnes atteintes d'un cancer du sein localement avancé ou métastatique, positif aux récepteurs des œstrogènes (ER) et négatif au récepteur 2 du facteur de croissance épidermique humain (HER2).

Roche a indiqué que l'étude n'avait pas atteint son objectif principal, à savoir une amélioration statistiquement significative de la survie sans progression de la maladie, par rapport à l'association létrozole et palbociclib. Le laboratoire pharmaceutique indique "qu'une amélioration numérique a été observée".

Le laboratoire pharmaceutique suisse recule de 4,7% à la Bourse de Zurich, ce lundi 9 mars après la publication de ce revers dans cette étude évaluant son potentiel traitement dans le cancer du sein.

"Cet échec constitue un revers dans le positionnement du SERD (Selective Estrogen Receptor Degrade) oral giredestrant en première ligne, un segment dominé par les combinaisons d’hormonothérapie + inhibiteurs CDK4/6", remarquent les analystes de Allinvest Securities, dans un commentaire publié ce lundi 9 mars.

"Néanmoins, l’impact stratégique reste limité à ce stade, le programme conservant plusieurs catalyseurs importants : des résultats positifs ont déjà été rapportés dans l’étude phase III evERA en seconde et plus de traitement, dont les données ont conduit à l’acceptation récente d’une NDA par la FDA (évaluation par l'autorité de santé américaine du profil bénéfice-risque d'un nouveau médicament sur la base de données cliniques, non cliniques et de fabrication, NDLR), tandis que les résultats de lidERA en adjuvant devraient être soumis prochainement", ajoutent-ils.

Un revers "isolé"

Allinvest Securties rappelle que le pipeline clinique du produit reste par ailleurs actif avec une seconde étude Phase III en première ligne (pionERA) attendue en 2027 dans une population endocrine-résistante.

Dans ce contexte, le bureau d'études estime que le marché pourrait considérer persevERA comme un revers isolé dans un programme de développement encore large, même si la lecture complète des données sera déterminante pour évaluer le potentiel compétitif de giredestrant face aux autres SERD oraux en développement (chiffre d'affaires global estimé à 2,2 milliards de dollars en 2032 après une autorisation de mise sur le marché attendue en 2026).

L'intermédiaire financier note que cette annonce intervient dans une période moins favorable pour Roche, après des résultats jugés décevants pour petrelintide, un analogue de l’amyline codéveloppé avec le laboratoire Zealand Pharma dans l’obésité.

Roche a en effet publié en fin de semaine dernière des données de phase II (phase intermédiaire d'essais cliniques) qui ont montré une perte de poids maximale de 10,7% après 42 semaines de traitement.

"Un niveau que le marché a jugé inférieur aux standards attendus pour la classe, généralement estimés entre 13% et 15% pour se positionner face aux traitements de référence. Malgré un profil de tolérance particulièrement favorable, notamment sur le plan gastro-intestinal, l’efficacité jugée trop limitée n’a pas suffi à convaincre les investisseurs", développe Allinvest Securities.

Le bureau d'études rappelle que la réaction boursière est restée relativement contenue pour Roche (-3%), mais a été nettement plus sévère pour Zealand Pharma, dont le titre a chuté d’environ 36% à la Bourse de Copenhague, sur la séance du jeudi 5 mars.

Sabrina Sadgui - ©2026 BFM Bourse
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