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Adrian Paturle et Philip Hall : Point sur la situation de marché

Adrian Paturle et Philip HallAdrian Paturle et Philip Hall
Adrian Paturle et Philip Hall

Directeur Général et Président d’Axiom Alternative Investments

Adrian Paturle, Directeur Général d’Axiom Alternative Investments. Marié, 3 enfants Il a débuté sa carrière chez Carrefour Chine en 1996 au poste de Responsable Achat. Il poursuit sa carrière à la Banque du Louvre en tant qu’Assistant de gestion financière avant de rejoindre en …Lire la suite

(Tradingsat.com) - La publication des stress tests n'a eu aucun effet sur le marché. Elle a même alimenté lundi un nouveau recul des prix avant un rebond depuis mardi dans un marché peu liquide. Bien qu'il n'y ait pas de vendeur pour des tailles importantes dans le marché, les stress tests ont mis en évidence que l'élément-clé sera la capacité des gouvernements de la Zone euro à trouver un accord sur un renflouement durable de la Grèce.

Tout le monde attend désormais le plan européen qui doit être dévoilé le 21 juillet.

Celui-ci devra apporter une réponse claire et satisfaisante à la principale difficulté des dix derniers jours : comment mettre en place un renflouement de grande ampleur politiquement acceptable pour les contribuables du "coeur" de l'Eurozone ?

La réponse est double : premièrement, les pays aidés doivent démontrer qu'ils partagent le "fardeau de la douleur" à travers des plans d'austérité. Cela a déjà été fait pour la Grèce. Deuxièmement, le système financier, soutenu par les Etats en 2008, et maintenant solide, doit à son tour venir en aide aux pays en difficulté. Plusieurs solutions ont été débattues pour impliquer les institutions financières dans le plan de sauvetage européen. Les programmes de restructuration de la dette proposés (le plan français de "roll over" ou l'offre d'échange allemande) sont considérés par les agences de notation comme un défaut ou comme un événement de crédit. Bien que ce type d'événement de crédit n'implique pas les conséquences néfastes d'un défaut ISDA, il a été écarté par la BCE, ce qui a placé au coeur du débat une autre forme de participation du secteur privé : une taxe sur les banques.

Ainsi, en complément du plan de soutien financé par les pays coeur de l'Eurozone, nous pensons que la BCE pourrait être contrainte d'accepter un «défaut d'agence» et/ou qu'une taxe spécifique pourrait être imposée aux institutions financières afin de contribuer au financement de l'effort de soutien et de fournir un gage politique à l'engagement des deniers publics des Etats coeurs de la Zone euro.

Le porte-parole du ministère allemand des Finances a déclaré lundi qu'il était confiant sur un accord des leaders européens pour le 21 juillet. Mardi matin, Edouard Notwotny, membre du conseil d'administration de la BCE a déclaré que la Banque centrale serait prête à accepter les obligations grecques en garantie même en cas de défaut sélectif de court terme.

Il est utile de rappeler que la crise en jeu en Europe est davantage une crise politique qu'une crise de solvabilité comme en atteste la comparaison entre les Etats-Unis (100% de dette / PIB), l'Europe (80% de dette / PIB) et le Japon (200% de dette / PIB).

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