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Les 5 grands patrons les mieux payés en 2017

dimanche 11 novembre 2018 à 08h00
Bernard Charlès, le patron de Dassault Systèmes, a gagné 24,6 millions d'euros en 2017

(BFM Bourse) - Parmi les principales entreprises de la Bourse de Paris, le patron le mieux payé a gagné près de 25 millions d'euros en une seule année.

Les grands patrons ont été choyés par leur conseil d'administration en 2017. La rémunération moyenne des dirigeants du CAC 40 a ainsi progressé de 14% sur un an et celle de ceux du SBF 120 de 10%, selon le 19e rapport de Proxinvest sur la rémunération des dirigeants des sociétés françaises cotées en Bourse. Ici, l'ensemble des émoluments des chefs d'entreprise sont pris en compte : salaire fixe et variable, options et actions gratuites ou de performance, indemnités de départ, plan de retraite et autres éléments.

Ainsi calculée, la rémunération totale moyenne des patrons du CAC 40 a atteint 5,135 millions d'euros en 2017. Et la rémunération totale médiane (50% des patrons du CAC 40 gagnent plus, 50% gagnent moins) s'élève à 4,68 millions d'euros. Si on prend en compte les 120 plus grosses sociétés cotées, la rémunération moyenne passe à 3,79 millions d'euros -un nouveau record- et la rémunération médiane à 2,72 millions d'euros. Néanmoins, certains d'entre eux bénéficient de rémunérations bien supérieures. Voici le top 5 des dirigeants les mieux lotis du SBF 120.

1. Bernard Charlès (Dassault Systèmes) : 24,6 millions d'euros

Le patron de Dassault Systèmes, le groupe spécialisé dans l'édition de logiciels de conception 3D, pulvérise les records avec une rémunération totale de 24,6 millions d'euros au titre de l'exercice 2017. C'est trois fois plus qu'en 2008. Une très large partie de cette rémunération est liée aux 300.000 actions de performance attribués au dirigeant.

Ces actions de performance constituent bien un élément de rémunération puisque les dirigeants ne déboursent rien pour les obtenir. Toutefois, elles ne sont débloquées et définitivement acquises que si certains objectifs ont été atteints. Dans le cas de Bernard Charlès, ces objectifs sont liés au niveau du bénéfice net par action, sans qu'il soit précisé par l'entreprise. "En l’absence de communication de l’objectif à atteindre, son exigence ne peut être vérifiée. Proxinvest a appliqué une décote limitée à 10% et valorise cette attribution 21,8 millions d'euros", précise ainsi le cabinet de conseil et d'analyse financière.

Au 31 décembre 2017, le patron de Dassault Systèmes détenait 3,3 millions d'actions, "soit une valeur totale de 291,5 millions d'euros" d'après Proxinvest. A noter que la rémunération du dirigeant n'a été approuvée qu'à 80,58% en assemblée générale.

2. Gilles Gobin (Rubis) : 21,1 millions d'euros

Le groupe Rubis, spécialisé dans le stockage et la distribution de produits pétroliers, est également particulièrement généreux avec son dirigeant et fondateur. Gilles Gobin affiche une rémunération totale de 21,1 millions d'euros en 2017, dont 18,7 millions d'euros de dividende d'associé commandité (égal à 3% de la performance boursière globale, si celle-ci est positive).

Le taux d'approbation de la rémunération de Gilles Gobin a été de 96,49% en assemblée générale.

3. Carlos Ghosn (Renault) : 13 millions d'euros

Le troisième de ce palmarès est un habitué des premières marches du podium. Carlos Ghosn, le patron de l'alliance Renault-Nissan, émarge à 13 millions d'euros au total pour 2017, selon les experts de Proxinvest. Ces derniers soulignent notamment que la rémunération de Carlos Ghosn chez Nissan (5,6 millions d'euros) "ne baisse que de 38% malgré l’abandon de ses fonctions exécutives, et reste 3,2 fois plus élevée que ses pairs nippons".

L'approbation de cette rémunération avait atteint de justesse la majorité nécessaire (avec un taux d'approbation de 56,5% seulement).

4. Paulo Cesar Salles Vasques (Teleperformance) : 12,2 millions d'euros

Moins connu que Carlos Ghosn ou Bernard Charlès, le Brésilien Paulo Cesar Vasques a dirigé le groupe Teleperformance de 2013 à 2017. L'homme d'affaires, qui a été remplacé par l'un des fondateurs du groupe qui a décidé de reprendre les rênes, a reçu un généreux package de départ de 9 millions d'euros. Sa seule indemnité de non-concurrence s'élève à 7,6 millions d'euros. Il reste cependant président non exécutif de la filiale de la société au Brésil. Au total, au titre de l'exercice 2017, il aura touché 12,2 millions d'euros. Là aussi, sa rémunération était passée de justesse en assemblée générale, avec un taux d’approbation de 50,21%.

5. Douglas Pferdehirt (Technipfmc) : 10,6 millions d'euros

La fusion entre Technip et FMC, finalisée en 2017, sourit à ses dirigeants, tout du moins du point de vue de leur rémunération. Le directeur général de ce géant de l'industrie pétrolière, Douglas Pferdehirt, a ainsi vu sa rémunération s'envoler de 88% par rapport à 2015 pour atteindre 10,6 millions d'euros. Le président de la société Thierry Pilenko n'est pas non plus en reste, avec une rémunération totale qui gonfle de 156%.

En ce qui concerne Douglas Pferdehirt, il s'est vu attribuer des actions gratuites, des actions de performance et des options pour un montant global de 7,5 millions d'euros. "Seules les actions de performance sont accompagnées de conditions de performance", grincent les analystes de Proxinvest. Douglas Pferdehirt bénéficie également d'un confortable bonus de 1,9 million d'euros, alors que le cours de l'action a baissé de plus de 20% sur l'année 2017.

Jean-Louis Dell'Oro - ©2019 BFM Bourse
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