(BFM Bourse) - Le week-end ne va pas être de tout repos chez PSA Peugeot Citroën, qui réunit dimanche son conseil de surveillance afin d'examiner plusieurs schémas de recapitalisation.
Au menu, l'entrée au capital de Dongfeng et de l'Etat français dans le cadre d'une augmentation de capital d'environ 3 milliards d'euros à laquelle personne ne s'oppose, mais qui divise sur la manière d'y parvenir.
Face à face
Selon "Le Monde", deux camps s'opposeraient au sein du groupe automobile avec d'un côté Robert Peugeot, président de FFP, le holding patrimonial de la famille, et Philippe Varin, l’actuel président du directoire, qui favorisent une augmentation de capital soutenue par l’Etat et Dongfeng.
En face, le président du conseil de surveillance de PSA, Thierry Peugeot, conscient que la donne a changé par rapport au montage évoqué il y a quelques mois, envisagerait de lever la totalité des fonds sur le marché sans l'aide de l'Etat et du groupe chinois.
D'après le quotidien, qui cite des sources proches du dossier, le constructeur est capable de placer sur le marché entre 1,5 et 2 milliards d’euros de nouvelles actions PSA, soit une part beaucoup plus importante qu’initialement prévue.
La quote-part réservée à Dongfeng et à l’Etat tournerait ainsi entre 500 et 750 millions d’euros, contre 1 milliard d'euros envisagé auparavant, croit savoir "Le Monde".
Autant dire que la tension est à son comble à un mois de la publication des résultats annuels de PSA, le 19 février, date à laquelle le constructeur doit impérativement dévoiler un plan. Pierre Moscovici, le ministre des finances, a fait pression sur les différents intervenants afin de trouver un compromis.
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