(BFM Bourse) - Peugeot va-t-il passer sous pavillon américain pour assurer sa survie ? L'entreprise en difficulté explore toutes les options stratégiques pour se remettre à flot, dans un marché auto européen déprimé.
General Motors, qui détient déjà 7% du capital du groupe automobile français, a de nouveau été sollicité par la famille Peugeot, principal actionnaire de PSA Peugeot Citroën, qui s'est dit prête à céder le contrôle en échange de fonds supplémentaires.
C'est ce qu'a laissé entendre hier une dépêche de l'agence Reuters, évoquant également des discussions avortées avec son partenaire chinois Dongfeng.
Concernant la piste GM, le géant de Detroit l'a répété hier, il n'a pas l'intention d'investir des fonds supplémentaires dans PSA en ce moment.
De toute façon, affirme de son côté Barclays dans une note publiée ce vendredi, un renforcement de l'alliance entre PSA et GM "ne semble avoir aucun sens" pour l'un ou l'autre des deux constructeurs automobiles.
Après avoir bondi de plus de 5% hier, le titre Peugeot repartait en baisse ce matin à la Bourse de Paris (-2,5% à 6,3 euros).
L’autre option possible pour Peugeot serait de procéder à une nouvelle augmentation de capital, opération jugée nécessaire compte tenu de la consommation de cash actuelle du constructeur.
Toutefois, d'après "Les Echos", PSA n'aurait pas besoin d'une augmentation de capital dans l'immédiat.
Selon le quotidien économique, le groupe devrait même confirmer ses objectifs financiers lors de la présentation de ses résultats semestriels fin juillet, affirmant selon ses sources que "PSA n’a pas le couteau sous la gorge" et que "brûler 1,5 milliard de cash cette année (...) n’est pas insurmontable" pour une entreprise de cette taille.
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