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PERNOD RICARD

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Pernod ricard : Jefferies estime que l'action Pernod Ricard va rebondir de 25% et retrouver son niveau d'avant crise

mercredi 7 octobre 2020 à 12h10
Pernod Ricar profite d'un relèvement de recommandation

(BFM Bourse) - Le courtier relève nettement sa cible sur le géant français des spiritueux, évoquant une "valorisation peu exigeante", un titre "proche de la fin du cycle de déclassement" et des "perspectives attrayantes à long terme". L'action prend la tête du CAC 40.

Pernod Ricard s'affiche au zénith de l'échantillon principal de la cote parisienne mercredi matin avec une avance de 2,77% à 138,90 euros, un plus haut depuis trois semaines. Le n°1 français des spiritueux -et n°2 mondial derrière le britannique Diageo- profite d'un changement de recommandation de Jefferies, passé de "conserver" à "achat", avec un cours cible relevé de 142 euros à 170 euros, suggérant un potentiel de hausse supérieur à 25% par rapport à la clôture de mardi. À noter que l'objectif fixé par le courtier américain ramènerait le titre Pernod au niveau de son sommet annuel, touché mi-janvier dernier à 171 euros.

Pour justifier ce net relèvement, les analystes de Jefferies Edward Mundy et Elsa Hannar avancent notamment "des perspectives attrayantes de résultats ("top et bottom line" dans le texte, soit en termes de revenus et de bénéfices nets, NDLR) à moyen terme" ainsi qu'une "valorisation peu exigeante par rapport au sous-secteur des spiritueux".

"Fin du cycle de déclassement"

Le consensus publié avant la publication par Pernod Ricard de son chiffre d'affaires du premier trimestre de son exercice 2020-2021 décalé le 22 septembre révèle, selon Jefferies, "des attentes raisonnables de la part des analystes". Ces derniers tablent en effet sur un repli de 13,1% des revenus organiques au premier trimestre clos fin septembre (-12,5% pour Jefferies), ce qui constituerait une nette amélioration séquentielle par rapport au dernier trimestre de l'exercice précédent (-36%) "avec une reprise menée par les États-Unis, la Chine et l'Europe, mais freinée par l'Amérique Latine, le reste du monde et la vente de détails".

Edward Mundy et Elsa Hannar soulignent par ailleurs que "les attentes ont baissé" depuis la publication des résultats annuels du groupe. De fait, alors que le consensus anticipait une croissance organique de l'Ebit (bénéfice avant intérêts et impôts) de 12,7% avant cette publication pour l'ensemble de l'exercice à venir, ce chiffre a ensuite été ramené à 1,9%. Jefferies est "encore plus prudent sur les marges étant donné la croissance inférieur à la moyenne cette année et une certaine inflation des coûts" et table sur une croissance nulle de l'Ebit de Pernod Ricard en 2020-2021, mais estime que le titre "est proche de la fin du cycle de déclassement" même s'il existe "encore des risques d'une légère dérive des revenus".

Net rebond attendu au deuxième semestre

Les analystes estiment en outre qu'il faut s'attendre à "une année à deux semestres" très distincts car "bien que le premier trimestre sera probablement meilleur que le 4e (de l'exercice précédent, NDLR), les taux de contamination au Covid-19 sont en hausse sur certains marchés", ce qui engendre un "risque de nouveau durcissement des restrictions". Le broker s'attend ainsi à ce que la croissance des ventes et de l'Ebit de Pernod Ricard atteignent respectivement -9% et -16,6% au premier semestre, compte tenu de : la faiblesse du commerce de détail sur les voyages internationaux (5% des ventes actuellement), une situation en demi-teinte en Inde (10% des ventes), une reprise très progressive du commerce de détail (25% des ventes) ou encore des conséquences potentielles d'une macroéconomie plus lente qu'anticipé.

Si le premier semestre du groupe devrait donc encore être contrarié, Edward Mundy et Elsa Hannar voient en revanche une bonne reprise sur les six mois suivants, avec des ventes en croissance de 23% et un Ebit en progression de 63%, un chiffre légèrement moins optimiste que le consensus qui table sur un Ebit de 798 millions d'euros au deuxième semestre (contre 743 millions d'euros pour Jefferies).

Jefferies met enfin en avant les "perspectives attrayantes à long terme" de Pernod Ricard. Les "moteurs à long terme de la croissance du secteur des spiritueux restent attractifs" au delà de la crise sanitaire, avec des "share of throat gains" (littéralement "gains de part de gorge", concept anglo-saxon désignant les parts de marché -soit d'une boisson alcoolisée par rapport à d'autres, soit d'un groupe sur un segment particulier de spiritueux vis-à-vis de ses concurrents, NDLR) sur le marché domestique, des possibilités de pénétration sur des marchés émergents et la tendance actuelle à la "premiumisation". "Pernod est bien diversifié dans toutes ses catégories ainsi que sur le plan géographique" et les analystes jugent que "la position de leader du groupe sur les marchés chinois et indien le distingue des autres sur le secteur des biens de consommation courante".

Quentin Soubranne - ©2020 BFM Bourse
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