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Ose immuno : De nouvelles données dans le cancer soutiennent OSE Immuno en Bourse

vendredi 17 septembre 2021 à 10h29

(BFM Bourse) - Plutôt bien remis de l'annonce début juillet de la suspension des essais sur son vaccin contre la Covid, le cours de la société nantaise de biotechnologies accélère avec la présentation lors d'un congrès de cancérologie de premiers résultats d'un traitement déjouant une étonnante parade des cellules cancéreuses pour échapper aux cellules immunitaires.

Si OSE Immuno a ponctuellement souffert en juillet de la suspension de l'essai sur son candidat vaccin CoVepiT contre les différentes souches du virus SARS-CoV-2 après l'apparition d'un petit nombre d'effets indésirables, la firme nantaise a depuis repris du terrain à la faveur d'un flux d'actualité nourri à l'égard de son portefeuille de projets contre le cancer, son principal axe de recherche.

Côté coronavirus, OSE avait assuré faire tout pour permettre "une reprise au plus tôt du développement clinique" de CoVepiT, soulignant l'intérêt d'un vaccin conçu pour couvrir les variants, initiaux et à venir (son candidat ne reconnaît pas 1 mais 11 protéines du virus, maximisant les possibilités de reconnaissance par le système immunitaire). À ce jour, la firme n'a toutefois pas signalé de progrès par rapport à la résolution des effets indésirables, principalement l'apparition de nodules au point d'injection (sans gravité a priori). Mais a contrario l'actualité d'OSE Immunotherapeutics a été plutôt nourrie dans le domaine de l'oncologie et des maladies auto-immunes via notamment des projets visant le cancer de l'ovaire et le syndrome de Sjögren.

Différencier les cellules étrangères

Vendredi matin, l'action gagne encore 4,28% à 11,20 euros (près de 25% plus haut qu'elle n'était tombée le 19 juillet) alors que la société présente à la communauté médicale au congrès de l'European Society for Medical Oncology (ESMO) des résultats de phase 1 (première partie des essais cliniques) d'un traitement expérimental du cancer, agissant sur le complexe CD47/SIRPα, autrement dit l'axe "Ne me mange pas".

Le CD47 est une protéine qui sert à différencier les cellules du soi des cellules étrangères à éliminer par les macrophages, ces globules blancs chargés de phagocyter (avaler) les éléments étrangers (bactéries, levures, débris cellulaires...). Il interagit avec une autre protéine, le SIRPα, située sur la membrane des macrophages, pour inhiber la phagocytose. Autrement dit, les cellules de l'organisme -en particulier celles de la moëlle osseuse, ainsi que les cellules souches et les neurones- peuvent envoyer automatiquement aux macrophages un signal "Ne me mange pas" (Do not eat me).

Malheureusement, certaines cellules tumorales (notamment dans les leucémies myéloïdes et les lymphomes non hodgkiniens) expriment elles aussi CD47, qui réagit avec le SIRPα de sorte que les macrophages épargnent aussi ces cellules, favorisant le développement du cancer. Cette expression est corrélée avec un plus mauvais pronostic. D'où l'idée d'une stratégie inhibant le SIRPα (combinée à d'autres approches pour détruire activement la tumeur). C'est l'objectif du BI 765063, conçu par OSE Immuno, et qui fait d'ores et déjà l'objet d'un accord de licence avec Boehringer Ingelheim.

Recrutement de nouveaux patients

Lors de l'édition 2021 du congrès de l'ESMP, qui se tient jusqu'au 21 septembre, les partenaires ont présenté de nouvelles données "prometteuses" de cet inhibiteur de SIRPα BI 765063, issues de l'étape dite d'escalade de doses (dans une phase 1), chez des patients atteints de tumeurs solides avancées. La combinaison du BI 765063 et d'un autre anticorps (anti-PD1 BI 745091) a montré une bonne tolérance et des signaux précoces d'efficacité observée avec trois réponses partielles (sur 16 patients évaluables à ce stade) chez des patients atteints d'un cancer colorectal ou d'un cancer de l'endomètre avec microsatellites stables. L'essai de phase 1 se poursuit désormais avec le recrutement de nouveaux patients atteints de cancer avancé colorectal et de cancer avancé de l'endomètre avec microsatellites stables, pour l'étape dite d'expansion.

"Les données présentées en juin à l'ASCO, et maintenant à l'ESMO, sont très intéressantes, montrant des premiers signes d'efficacité clinique de BI 765063 en combinaison avec l'anti-PD-1 BI 754091 chez des patients souffrant de tumeurs à microsatellites stables (MSS). Les traitements par anti-PD-1 en monothérapie ont montré une activité limitée chez ces patients MSS dont le besoin médical est donc très élevé. À partir de ces résultats prometteurs, nous sommes impatients d'avancer sur l'étape d'expansion de la Phase 1 pour confirmer le potentiel de l'approche d'une combinaison de ces deux produits comme une stratégie thérapeutique pertinente dans les tumeurs solides", a commenté Alexis Peyroles, le directeur général d'OSE Immunotherapeutics.

Guillaume Bayre - ©2021 BFM Bourse
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