TOKYO (Reuters) - Les ventes de la marque Louis Vuitton et celles des montres et de bijoux continuent à bien se porter aux Etats-Unis en dépit du ralentissement économique et de la faiblesse du dollar, déclare Toni Belloni, directeur général délégué de LVMH.
Les investisseurs suivent avec attention les ventes des fabricants de produits de luxe, guettant l'éventuel ralentissement de la demande pour les montres, les vêtements de créateur et la joaillerie sur fond de craintes d'une récession économique mondiale.
Toni Belloni a déclaré lors d'une conférence sur le luxe à Tokyo que la marque Louis Vuitton se portait "extrêmement bien" aux Etats-Unis.
"La joaillerie, les montres continuent à bien marcher", a-t-il dit avant d'ajouter: "nous n'avons pas vu de ralentissement significatif aux Etats-Unis".
LVMH, qui possède entre autres les parfums Dior, le champagne Moët & Chandon et la maison de couture Fendi, table sur une forte hausse de ses résultats cette année en dépit d'un climat économique moins porteur et de l'appréciation de l'euro face au dollar et au yen.
Son bénéfice net a progressé de 8% l'an dernier.
Toni Belloni a précisé que le Japon, l'un des plus gros marchés mondiaux du luxe, était devenu plus difficile, en raison du ralentissement de l'économique et du vieillissement de la population.
"Nous avons toujours l'espoir d'arriver à croître cette année sur ce marché", a-t-il dit lors d'une présentation dans le cadre de la conférence "Business of Luxury" organisée par le Financial Times.
Il a ajouté que l'évolution démographique créait aussi de nouvelles opportunités de développement dans le luxe, les consommateurs aisés, plus âgés, étant disposés à dépenser davantage pour leur bien-être, des découvertes ou l'aménagement de leur intérieur.
Sophie Hardach, version française Gwénaelle Barzic
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