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Lvmh : Le géant suisse Richemont déçoit en Bourse, le secteur du luxe à Paris sous pression

vendredi 20 mai 2022 à 16h40
La déception Richemont emporte les valeurs du luxe françaises dans sa baisse

(BFM Bourse) - Malgré des ventes records, le géant du luxe Richemont fléchit en Bourse, la rentabilité affichée par le groupe ayant déçu. La direction s'est aussi montrée prudente pour l'exercice qui débute face à un environnement mondial "instable". La méforme de Richemont en Bourse emporte dans sa baisse les valeurs du compartiment du luxe parisien à l'image de LVMH ou Hermès.

Le géant suisse du luxe Richemont dégringolait vendredi en Bourse, les résultats records annoncés au terme d'une année faste pour la joaillerie et l'horlogerie n'ayant pu compenser une rentabilité décevante et l'absence de progrès dans ses projets avec Farfetch. L'action chutait de 13% à 91,76 francs suisses alors que le SMI, l'indice de référence de la Bourse suisse, rebondissait de 0,5%, vers 16h15.

Les poids lourds français LVMH (-1,65% à 559,10 euros) et Hermès (-1,23% à 1.042 euros) étaient en baisse, après les résultats du géant suisse du luxe Richemont: le propriétaire la maison de joaillerie Cartier a rapporté un excédent d'exploitation en dessous des prévisions des analystes, selon Bloomberg. Kering s'en sort mieux avec un titre quasiment à l'équilibre à 453,70 euros, vers 16h15.

Pour son exercice 2021/2022 décalé (clos fin mars), le groupe propriétaire de la maison de joaillerie Cartier a fait état d'un bond de 61% de son bénéfice net, à 2 milliards d'euros, et de 46% de son chiffre d'affaires annuel, à plus de 19,1 milliards d'euros, grâce au très vif rebond de la demande pour les produits de luxe après le choc initial de la pandémie.

Ses ventes se sont envolées aussi bien dans la joaillerie, en hausse de 47% hors effets de changes, que dans l'horlogerie (+50%) ou dans la mode et accessoires (+51%), indique dans un communiqué le groupe également propriétaire des marques de montres IWC et Piaget, de la griffe de mode Chloé et des stylos Montblanc.

Un bénéfice net en-deçà des attentes

Mais si son chiffre d'affaires a dépassé les prévisions, son bénéfice net s'est inscrit bien en-deçà des attentes, la reprise dans le secteur du luxe s'étant aussi accompagnée d'une forte hausse de ses dépenses, notamment de marketing et de communication. Ses dépenses opérationnelles se sont accrues de 35%, entre autres sous l'effet des frais engendrés par le retour d'événements qui avaient été annulés pendant la pandémie, comme le salon horloger de Genève.

Par comparaison, les analystes interrogés par l'agence suisse AWP tablaient en moyenne sur 18,9 milliards d'euros de chiffre d'affaires mais sur 2,7 milliards de bénéfice.

"Les ventes ont été meilleures qu'attendu, ce qui constitue une surprise compte tenu de tout ce qui se passe, entre l'invasion russe et les confinements en Chine", a réagi Jon Cox, analyste chez Kepler Cheuvreux dans un courriel à l'AFP. Il y voit un signe de "résilience" des activités de Richemont. "Toutefois, la rentabilité était plus faible qu'anticipée", a relevé l'analyste qui note aussi l'absence de progrès, comme beaucoup l'espérait, dans ses projets dans le commerce en ligne avec la plateforme de distribution de produits de luxe en ligne Farfetch.

Des discussions qui piétinent avec Farfetch

En novembre, Richemont avait indiqué être en discussion avec Farfetch pour lui proposer de devenir actionnaire minoritaire de Yoox Net-A-Porter, qui regroupe ses activités de distribution en ligne, afin de créer une plateforme neutre dans le luxe. Richemont avait alors dit espérer que d'autres acteurs du secteur lui emboîteraient le pas et prendraient, eux aussi, une participation.

Mais dans le communiqué accompagnant ses résultats annuels, le groupe a fait savoir que les discussions "se poursuivent", expliquant que "dans un domaine aussi éminemment complexe, les processus ne peuvent qu'être lents". Ces discussions qui piétinent vont "peser comme une épée de Damoclès" a réagi Jean-Philippe Bertschy, analyste chez Vontobel dans un commentaire boursier, notant que la rentabilité plus faible qu'attendu n'aide pas non plus au moment où les valeurs du luxe sont "bombardées".

Entre la guerre en Ukraine et les confinements en Chine, les investisseurs sont nerveux pour les valeurs du luxe cotées en Bourse. Quelque "40% des boutiques en Chine" sont actuellement fermées, a indiqué le directeur financier, Burkhart Grund, lors d'une conférence téléphonique. Dans ses comptes, le groupe a également indiqué que la suspension de ses activités en Russie a eu un impact négatif de 168 millions d'euros sur son résultat d'exploitation.

Malgré une forte hausse de ses ventes durant l'année écoulée, le président du groupe Johann Rupert s'est montré prudent pour l'exercice qui débute face à un environnement mondial "instable".

(Avec AFP)

©2022 BFM Bourse
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