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Iliad : Vivendi attend 7 milliards d'euros de la vente de GVT

Vivendi attend 7 milliards d'euros de la vente de GVTVivendi attend 7 milliards d'euros de la vente de GVT

par Guillermo Parra-Bernal et Leila Abboud

SAO PAULO/PARIS (Reuters) - Vivendi espère récolter jusqu'à sept milliards d'euros grâce à la vente de sa filiale télécoms brésilienne GVT et a reçu des marques d'intérêt d'au moins quatre acheteurs potentiels, a-t-on appris de deux sources au fait du dossier.

Le mexicain America Movil, le groupe de télévision payante DirecTV, le brésilien Grupo Oi SA et Telecom Italia participent à des discussions préliminaires sur l'opérateur de téléphonie fixe, ont précisé les sources qui ont requis l'anonymat.

Plusieurs fonds d'investissement ont également exprimé un intérêt, a dit l'une des sources, sans donner plus de détails.

L'espagnol Telefonica, considéré comme un candidat potentiel par des analystes et des banquiers du fait de sa présence déjà établie au Brésil, ne fait en revanche pas partie des discussions.

Vivendi, qui a engagé depuis plusieurs mois une revue de sa structure susceptible de le conduire à des cessions, espère recevoir des offres fermes d'ici mars, ont dit les deux sources.

GVT, qui propose des services de téléphonie fixe, d'internet haut débit et de télévision payante dans 120 villes brésiliennes, est considéré comme l'une des pépites du conglomérat du fait de sa forte croissance ces dernières années.

Vivendi avait racheté l'entité en 2009 pour 2,9 milliards d'euros dans le cadre de la stratégie de développement dans les pays émergents.

Le conglomérat a pris la décision de la remettre en vente à l'été dans le cadre de la revue de son portefeuille qui rassemble des activités de télécoms et de médias sans forte synergies entre elles.

VIVENDI NE BRADERA PAS GVT

La mise en vente de GVT traduit la volonté de l'entreprise de réduire sa présence dans les télécoms pour se concentrer sur les médias, ont expliqué les personnes au fait du dossier.

Outre GVT, le groupe souhaite également se séparer de sa participation de 53% dans l'opérateur Maroc Telecom tandis que ses projets pour l'opérateur français SFR font l'objet de multiples spéculations.

Lors de la présentation des résultats semestriels de Vivendi fin août, ses dirigeants avaient souligné qu'ils comptaient se donner le temps pour conclure des transactions, en choisissant avec pragmatisme parmi leurs options.

"Les synergies entre GVT et les autres filiales de Vivendi n'ont pas été aussi importantes que ce que le groupe avait imaginé au début", a dit l'une des sources à Reuters.

"Mais cela ne veut pas dire que Vivendi va brader GVT. Il est totalement exclu que cela se produise", a-t-elle ajouté.

Un porte-parole de Vivendi n'a pas souhaité faire de commentaires.

L'action du groupe affiche un bond de 28% depuis le début avril, le marché misant sur une reconfiguration de son périmètre qui devrait déboucher sur un retour aux actionnaires. Le titre était tombé à un plus bas de neuf ans en mars, les investisseurs s'interrogeant sur la pertinence de son modèle dans un contexte chahuté pour son principal pourvoyeur de liquidités SFR, déstabilisé par l'arrivée de Free (Iliad) sur le marché français du mobile.

PRIX AMBITIEUX

Le prix espéré de sept milliards d'euros pour GVT pourrait toutefois se révéler ambitieux, ont prévenu deux sources. A ce montant, GVT serait valorisé à huit fois ses résultats attendus pour 2013, nettement au-dessus de la moyenne de 5,5 en cours pour Oi, America Movil et d'autres sociétés équivalentes d'Amérique latine, selon les calculs de Thomson Reuters.

DirecTV, qui contrôle 93% de l'opérateur de télévision payante Sky Brasil, a déclaré mardi qu'il commençait tout juste à étudier l'opportunité d'acquérir GVT. Son directeur général a précisé que la décision finale dépendrait des synergies et du prix.

America Movil, le groupe contrôlé par le magnat mexicain Carlos Slim, pourrait de son côté se montrer réticent à payer le prix demandé par Vivendi. Par le passé, il s'est illustré en faisant en Europe et en Amérique latine des acquisitions de sociétés qu'il considérait comme sous-évaluées.

America Movil et Oi n'étaient pas joignable dans l'immédiat pour faire un commentaire. Un porte-parole de Telecom Italia n'a pas souhaité faire de déclaration dans l'immédiat.

Selon des banquiers qui ne sont pas impliqués dans l'opération, la dette élevée de Telecom Italia et de Oi pourraient les empêcher de faire une offre. Des problèmes de concurrence pourraient également handicaper une transaction de la part de Oi, ont-ils dit.

L'une des sources a précisé que la vente de GVT ne signifiait pas nécessairement le départ de Vivendi du Brésil. "Le Brésil est un marché important en termes de contenus et de médias. Vivendi est numéro un dans la musique grâce à Universal Music Group. Il y a une forte demande pour les jeux vidéos" dans le pays, a expliqué la source.

Deutsche Bank et Rothschild & CO conseillent le conglomérat sur la vente de GVT.

Avec Sophie Sassard à Londres, Gwénaëlle Barzic pour le service français, édité par Jean-Michel Bélot

Copyright © 2012 Thomson Reuters


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