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Geci intl : "nous sommes sereins dans notre capacité à produire 1.500 avions"

vendredi 2 juillet 2010 à 14h57

(BFM Bourse) - Serge Bitbul, PDG du groupe GECI Aviation, affiche sa sérénité quant à la réussite de l'augmentation de capital de 20 millions d'euros qui doit permettre à l'avionneur de poursuivre le développement d'un projet très prometteur : le Skylander.

Tradingsat.com : Quel est le message fort que vous souhaitez adresser aux investisseurs pour les convaincre de souscrire à la levée de fonds ?

Serge Bitboul : Nous avons la conviction d'avoir un excellent produit - le Skylander - qui répond au besoin des opérateurs. Nous sommes au point de départ d'une belle histoire de constructeur d'avions. Je rappelle que 75% de l'opération est garantie par GECI International, l'actionnaire principal, et par plusieurs fonds comme Meeschaert et SPGP qui se sont engagés à souscrire à l'augmentation de capital qui prend fin jeudi 8 juillet, ce qui nous conforte dans la réussite de cette opération.

Pouvez-nous rappeler ce qu'est exactement le Skylander ?

S.B. : Le Skylander est un avion bi-turbopropulseur moderne, polyvalent, très économique et surtout adapté aux environnement extrêmes. Il est aussi destiné au désenclavement des zones isolées. Sa conception lui permet de décoller et d'atterrir sur n'importe quelle piste. C'est un produit très performant qui correspond au besoin de la demande, aussi bien pour le transport de passagers et de marchandises que pour des missions de souveraineté et humanitaires. Nous sommes un nouvel entrant sur ce créneau et avons pour objectif de faire partie des 15 premiers constructeurs mondiaux d'avions civils. Etre adossé à Reims Aviation donne une assurance aux opérateurs, avoir Skylander apporte de la visibilité sur l'avenir du groupe.

Quels marchés visez-vous en priorité ?

S.B. : Evidemment, nous souhaitons nous développer sur les marchés émergents qui sont en forte croissance et dont les infrastructures sont déficientes, c'est le cas de pays comme l'Angola, la Turquie, de régions comme le Moyen-Orient, l'Asie du Sud-est (Pakistan, Indonésie, Thaïlande). Des zones comme l'Océanie/Pacifique (Nouvelle-Calédonie, Nouvelle-Zélande, Australie) ont également manifesté un intérêt marqué pour le Skylander. En revanche, nous ne visons pas la Chine pour le moment car les barrières à l'entrée sont trop importantes, notamment sur le plan des taxes à l'importation.

Nous avons sélectionné en priorité des opérateurs dans les pays dynamiques et dont les besoins sont urgents. Nous avons une demande également de la part de régions comme la Scandinavie et les pays de l'ex-Union Soviétique dans lesquels les conditions météorologiques sont extrêmes. Les Philippines s'intéressent à notre avion pour alimenter en touristes des îles un peu lointaines qui ne sont accessibles que par bateau.

Nous discutons aussi avec de grandes sociétés de logistique aux Etats-Unis. En France, pays qui dispose d'un maillage routier et ferroviaire remarquable, nous traitons uniquement avec l'Armée pour du transport logistique, pour des missions spéciales, pour la formation des pilotes et notons aussi l'intérêt des DOM-TOM

Le marché doit-il s'inquiéter pour GECI au niveau des délais de production du Skylander à la lumière des retards rencontrés par Airbus (EADS) sur les programmes de l'A380 et de l'A400M ?

S.B. : Concernant l'A380, je rappelle qu'il s'est écoulé 12 mois entre le 1er vol et l'obtention du certificat de navigation. Il n'y a donc aucune raison de s'inquiéter vu la simplicité de notre avion. Nous sommes en ligne avec nos plans initiaux et devrions obtenir tous les documents nécessaires dans les temps. J'ajoute que pour éviter des retards dans l'organisation, nous avons décidé à notre échelle d'avoir un tissu industriel proche et réactif dans la mise au point de l'avion. Nous souhaitons profiter de notre petite taille pour ne pas avoir à supporter les inconvénients des autres. Nous allons demander dès cet été le certificat de navigabilité que l'on doit obtenir avant de livrer l'appareil au premier client.

Nous sommes sereins dans notre capacité à produire 1.500 avions entre 2012 et 2027 (dont 300 appareils à vocation de missions. C'est un objectif cohérent au regard des besoins et des économies que le Skylander peut générer pour les pays qui n'ont pas forcément les moyens de moderniser leurs infrastructures. Et le prix de base de l'appareil, fixé à 5,2 millions de dollars est très compétitif…

Concernant le financement du projet Skylander, êtes-vous aussi serein malgré la conjoncture actuelle ?

S.B. : Nous avons établi un business plan très conservateur et pris en compte des acomptes limités (contre 30% d'acompte pour le F-406 produit par Reims Aviation). Cette augmentation de capital que nous avons souhaité ouverte à tous, viendra renforcer le financement du programme et d'ici un an nous intègrerons de nouveaux investisseurs qui se sont déjà signalés, ainsi qu'une avance remboursable supplémentaire. La conjoncture actuelle ne nous inquiète pas. Notre avion intéresse beaucoup de monde car il permet de réaliser de grosses économies, ce qui n'est pas négligeable en période de crise. De plus, assurer la maintenance d'une vieille flotte coûte bien plus cher… Le Skylander est donc un bon choix économique !

Propos recueillis par Julien Mouret.

Propos recueillis par - ©2021 BFM Bourse
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