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Dexia : La Belgique et la France renflouent à nouveau Dexia

Accord franco-belge pour injecter 5,5 milliards dans DexiaAccord franco-belge pour injecter 5,5 milliards dans Dexia

par Matthieu Protard

PARIS (Reuters) - La Belgique et la France ont annoncé jeudi qu'elles allaient réinjecter 5,5 milliards d'euros dans Dexia, dont les pertes se sont creusées au 3e trimestre du fait des cessions d'actifs engagées dans le cadre du démantèlement de la banque franco-belge.

Les gouvernements des deux pays ont précisé dans des communiqués qu'ils apporteraient respectivement 2,9 milliards d'euros et 2,6 milliards à l'ancien leader mondial du financement des collectivités locales, sous la forme d'actions de préférence.

Avec le Luxembourg, les deux Etats ont dans le même temps convenu de ramener à 85 milliards d'euros les garanties publiques dont bénéficient Dexia pour ses besoins de financement, contre 90 milliards précédemment.

"La clé de répartition (des garanties, NDLR) entre les Etats a été modifiée comme suit: 51,41% pour la Belgique, 45,59% pour la France et 3% pour le Luxembourg", précise Dexia.

La contribution de la Belgique, auparavant de 60,5%, s'en trouve ainsi réduite. Celle de la France était jusqu'ici de 36,5%.

La répartition des garanties accordées à Dexia a entraîné ces derniers mois de vives tensions entre la Belgique et la France. Les deux pays, qui s'efforcent de redresser leur situation budgétaire dans le contexte de crise de la dette au sein de la zone euro, se rejettent la responsabilité du naufrage de Dexia.

Les autorités belges demandaient ainsi à la France de supporter une plus grande part du fardeau financier. Les tensions entre les deux Etats ont entraîné cet été l'éviction du français Pierre Mariani, remplacé au poste de directeur général par le belge Karel de Boeck.

PERTES SUR LES CESSIONS

Sauvée une première fois de la faillite en 2008 après l'effondrement de Lehman Brothers, la banque franco-belge avait déjà été renflouée il y a quatre ans à hauteur de six milliards d'euros par les Etats belge, français et luxembourgeois.

Trois ans plus tard, déstabilisé par la crise de la dette dans la zone euro, le groupe a été acculé au démantèlement, contraignant la Belgique à nationaliser les activités belges de Dexia.

La France s'est de son côté engagée à reprendre les activités de financement des collectivités territoriales de Dexia, via la création d'une nouvelle banque publique détenue par la Caisse des dépôts (CDC) et la Banque postale.

Au grand dam des collectivités locales françaises, ce nouvel établissement tarde à voir le jour, sa création étant suspendue au feu vert de la Commission européenne sur le plan de démantèlement de Dexia.

Depuis son premier sauvetage en 2008, la banque a été contrainte de céder des actifs. Elle a ainsi récemment bouclé les ventes de ses filiales Dexia BIL au Luxembourg et Denizbank en Turquie, ce qui s'est traduit par des pertes dans les comptes de l'établissement bancaire.

Pour les neuf premiers mois de l'année, la perte nette de Dexia s'élève ainsi à 2,39 milliards d'euros, dont 1,22 milliard pour le seul troisième trimestre.

En Bourse, la banque a vu en quatre ans son cours s'effondrer. Sa capitalisation boursière est tombée à 350 millions d'euros alors que son bilan s'élève encore à 384 milliards à fin septembre.

A 09h18, l'action Dexia gagnait 5,56% à Bruxelles, à 0,19 euro.

Edité par Benjamin Mallet

Copyright © 2012 Thomson Reuters


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